29.09.2010, 19:53
(29.09.2010, 15:39)Kaoter-an-Awen a écrit : Oui, tout à fait d'accord. Mais étant donné qu'on lit (voir lien d'Elendil plus haut) : "[dan]s l’usage général (applicable au sind. et au q.) de l’époque du conte", on voit qu'on a deux façons possibles d'écrire, l'usage général ET le mode de Beleriand. Evidemment, le mode de Beleriand était conçu spécialement pour le sindarin. Mais ce que j'aimerais savoir, c'est si l'autre usage était autant en vigueur, parallèlement, ou pas du tout.
Que les deux modes aient été utilisés en TdM, c'est incontestable. Pour se faire une idée de leur fréquence respective, on peut regarder ici combien on a d'attestations pour chacun dans les différentes langues (attention de bien vérifier chaque référence individuellement : certaines étant des versions différentes de la même inscription, elles ne comptent que pour un du point de vue interne).
Difficile à dire si les deux modes ont réellement coexisté. Au regard de l'histoire des tengwar, il est probable que oui. Mais quant à dire combien de temps et la répartition géographique des deux modes, c'est ce qui est très difficile.
(29.09.2010, 16:43)Zelphalya a écrit : Il faut à mon avis se poser la question de la date à laquelle cette inscription est écrite. Vraisemblablement le mode de Beleriand a plus de chance d'être utilisée au Premier Âge que le mode général, tandis qu'il est possible (là je reste beaucoup plus dans l'hypothétique) que le mode général ait primé si l'inscription date du Troisième Âge.
C'est sans nul doute cet échantillon qui donne le plus de détails à ce sujet. On y voit que le Mode de Beleriand était considéré "antique" à l'époque de la guerre de l'Anneau, ce qui suppose qu'il n'était plus guère employé. Par ailleurs, le qualificatif de "sindarin" pourrait laisser entendre qu'il était privilégié par les Sindar, alors que les Noldor auraient plutôt employé le mode général. Toutefois, le fait que Celebrimbor ait employé le mode de Beleriand pour l'inscription de la porte de la Moria vient contredire cette hypothèse. Reste donc le fait que le Mode de Beleriand fut utilisé du Premier au Deuxième Âge (mais pas jusqu'à la fin du Troisième) et qu'il avait cours en Beleriand et en Eregion. C'est tout ce qu'on peut dire avec certitude.
Le fait que l'unique échantillon d'adûnaïque que l'on ait emploie le mode général laisse quant à lui supposer que les Hommes préféraient celui-ci. Etant un mode plus proche du mode classique que celui de Beleriand, on peut aussi supposer qu'il est aussi ancien que celui-ci, mais ce n'est pas garanti.
Bref, la suggestion de Zelph' est tout à fait pertinente : s'il est impossible d'affirmer qu'employer le mode général est faux à quelque époque que ce soit, on privilégiera plutôt le mode de Beleriand pour une inscription en sindarin faite au Beleriand ou en Eregion (voire même dans l'ensemble des territoires elfiques d'Eriador au Deuxième Âge, puisqu'on a un exemple du nom Imladris(t) dans ce mode). Par contre, c'est un mode à éviter si l'on parle d'une inscription contemporaine de la guerre de l'Anneau ou si les rédacteurs sont supposés être humains.
Rollant est proz e Oliver est sage.
Ambedui unt merveillus vasselage :
Puis que il sunt as chevals e as armes,
Ja pur murir n’eschiverunt bataille.
— La Chanson de Roland
Ambedui unt merveillus vasselage :
Puis que il sunt as chevals e as armes,
Ja pur murir n’eschiverunt bataille.
— La Chanson de Roland