Œuvres de Grimfast, le colporteur d'histoires (partie 2)
Le lai de Mírfaron
Sur l’air du petit âne gris – Hugues Auffray
Écoutez cette histoire
D'un très lointain passé,
Oublié des mémoires
La pierre l'a conservée.
Elle narre l'épopée
D'un chasseur de joyaux,
D'une légendaire épée
Et d'un glacial fléau (bis)
Au temps du Premier Age,
Mírfaron vint au monde,
C'était un homme sage
À l'âme vagabonde.
Il avait pour ami
Khíran l'orfèvre nain
L'amour des pierreries
Unit leur deux destins (bis)
Il n'aimait pas la guerre
Évitait les conflits
Dénichait sous la terre
Les trésors enfouis.
Mais un jour sous ses yeux,
Le Mal allait frapper
Et son cœur courageux
Le fit s'interposer (bis)
Il sauva du saccage
Un village menacé
De subir les outrages
De séides déchainés.
Par de secrets chemins,
Bienveillant, il guida
Galvírdan et les siens
Loin d'un sombre trépas (bis)
Les elfes en récompense
Lui offrirent une lame
Brûlant du feu intense
Qui fascine les âmes.
Il fit le grand serment
Que lui et sa lignée
Garderait dignement
Ce joyau fait épée (bis)
Il prit part aux batailles,
Khíran à ses côtés.
D'un courage sans faille,
Ils ont tous deux lutté
Contre le Pouvoir Sombre,
Les armées ennemies,
Faisant reculer l'ombre
Sans plus aucun répit (bis)
Elmirion au combat
Brillait tel un diamant
Dont l'envoûtant éclat
Touchait le firmament.
C'est ainsi qu'un Grand Ver
Vint à la convoiter
Et qu'un destin amer
Allait bientôt frapper (bis)
Ce fléau dragonesque
Était blanc aux yeux bleus
Monstre cauchemardesque,
Effrayant et hideux.
Mais s'il pouvait voler,
Son plus puissant pouvoir
Était d'ensorceler
De mensonges illusoires (bis)
Une mêlée fantastique
Conduit à ce désastre:
La rencontre tragique
Écrite dans les astres.
Gurthring le fit douter,
Promit pour la lignée
De Mírfaron la paix
S'il lui donnait l'épée (bis)
Sa volonté détruite,
Mírfaron accepta.
Et l'engeance maudite
Dans l'instant le tua.
"N'est pas de sa Maison
Celui qui l'a bâti."
Les enfants seront saufs
Mais le Père est maudit (bis)
Le Grand Ver déserta
Avec l'épée s'en fut.
Et depuis ce jour-là,
Jamais ne fut revu.
Dans son antre sans doute,
Il couve son trésor
Sans vivre la déroute
Ni connaître la Mort (bis)
Les elfes comme les nains
Pleurèrent Mírfaron
Mais son triste destin
Fut oublié des Hommes.
Car Galvírdan choisit
D'élever ses enfants
Mais jamais ne leur dit
Quel était son serment (bis)
Khíran ne goûtait pas
La sagesse de ce choix.
Mais il ne voulait pas
Engendrer un combat.
Il repartit chez lui
De son burin s'arma
Et grava ce récit
Au cœur de la Moria (bis)
Il espérait ainsi
Qu'un jour les descendants
De son meilleur ami
Lisent ces mots ardents:
"Votre glorieux ancêtre
N'aura pas de repos
Si vous n'êtes pas maître
De son plus beau joyau." (bis)
Hmm Hmm Hmm Hmm
Hmm Hmm Hmm Hmm
Hmm Hmm Hmm Hmm
Hmm Hmm Hmm Hmm
Ce chant porte l'espoir
D'un héros endormi
Qui attend dans le noir
Qu'on tue son ennemi ! (bis)
La caverne de Barbechardon
Sur l’air de la Montagne – Jean Ferrat
La flore petit à petit
Recouvre la pierre endormie,
La grotte n’est plus habitée
Depuis longtemps est oublié
Ce confortable havre de paix
Où l’on aimait aller pêcher.
Pêcher, dans ce grand lac aux eaux glaciales
Pour cuisiner un vrai régal
De la poiscaille des montagnes
On ajoutait des champignons
Qu’on mitonnait aux ptits oignions
C’était une vie de cocagne !
Pourtant que la Moria est belle !
Comment peut-on s’imaginer
Qu’un démon à la flamme mortelle
Força les nains à la quitter !
Du haut de la tour contemplons
La caverne de Barbechardon
Magnificence minérale
Le reflet du soleil lointain
Baigne avec amour les jardins
Des belles mousses médicinales
Les mousses, elles ont des couleurs mordorées
Plus personne pour les admirer
Ou en faire des cataplasmes
Qui savait toujours à coup sûr
Soigner les plus graves blessures
Et les plus terribles des spasmes !
Pourtant que la Moria est belle !
Comment peut-on s’imaginer
Qu’un démon à la flamme mortelle
Força les nains à la quitter !
La goutte d’eau des stalactites
Brise le silence du site
Et met fin à la rêverie
Nos voix résonnent en écho
Les demeures sont des tombeaux
N’entrent plus ici les amis !
Amis, les orcs par le feu, le fer
Ont fait de ce lieu un enfer
L’heure de notre retraite sonne !
Pourtant qu’il est dur de partir
Quand du passé les souvenirs
Si forts dans notre âme résonnent.
Pourtant que la Moria est belle !
Comment peut-on s’imaginer
Qu’un démon à la flamme mortelle
Força les nains à la quitter !
La Mésange du Bois d’Or
Sur un air original – Baradon et Benjamin
Sur un air original – Baradon et Benjamin
Ma mésange du Bois d’Or
Entends-tu mon chant ?
Je suis si las mon trésor,
Tu me manques tant ! (bis)
Entends-tu mon chant ?
Je suis si las mon trésor,
Tu me manques tant ! (bis)
Je supplie le Vent du Nord
D’aller déposer
Sur ton front tous mes accords
En tendres baisers. (bis)
Quand le Vent de l’Est me mord,
Il peut m’éprouver
Mais l’espoir est le plus fort
De te retrouver. (bis)
Il peut m’éprouver
Mais l’espoir est le plus fort
De te retrouver. (bis)
Face au Vent de l’Ouest ton sort
Me fait hésiter
Iras-tu à Valinor
T’ai-je mérité ? (bis)
Me fait hésiter
Iras-tu à Valinor
T’ai-je mérité ? (bis)
Face au Vent de l’Ouest ton sort
Me fait hésiter
Iras-tu à Valinor
T’ai-je mérité ? (bis)
Me fait hésiter
Iras-tu à Valinor
T’ai-je mérité ? (bis)
Face au Vent de l’Ouest ton sort
Me fait hésiter
Iras-tu à Valinor
T’ai-je mérité ? (bis)
Me fait hésiter
Iras-tu à Valinor
T’ai-je mérité ? (bis)
Tes doux mots de réconfort
Viennent m’effleurer
Le Vent du Sud sans effort
Me les a livrés. (bis)
Viennent m’effleurer
Le Vent du Sud sans effort
Me les a livrés. (bis)
Sous un arbre je m’endors
Le cœur en émoi
Dans mon rêve, une fois encore
Je retourne vers toi. (bis)
Dans mon rêve, une fois encore
Je retourne vers toi. (bis)
Mes pas me conduisent alors
Nonnette adorée
Sur les sentes de l’Elanor
Et du Bois doré. (ter)
Sur les sentes de l’Elanor
Et du Bois doré. (ter)
Le lai de Mírfaron
Sur l’air du petit âne gris – Hugues Auffray
Écoutez cette histoire
D'un très lointain passé,
Oublié des mémoires
La pierre l'a conservée.
Elle narre l'épopée
D'un chasseur de joyaux,
D'une légendaire épée
Et d'un glacial fléau (bis)
Au temps du Premier Age,
Mírfaron vint au monde,
C'était un homme sage
À l'âme vagabonde.
Il avait pour ami
Khíran l'orfèvre nain
L'amour des pierreries
Unit leur deux destins (bis)
Il n'aimait pas la guerre
Évitait les conflits
Dénichait sous la terre
Les trésors enfouis.
Mais un jour sous ses yeux,
Le Mal allait frapper
Et son cœur courageux
Le fit s'interposer (bis)
Il sauva du saccage
Un village menacé
De subir les outrages
De séides déchainés.
Par de secrets chemins,
Bienveillant, il guida
Galvírdan et les siens
Loin d'un sombre trépas (bis)
Les elfes en récompense
Lui offrirent une lame
Brûlant du feu intense
Qui fascine les âmes.
Il fit le grand serment
Que lui et sa lignée
Garderait dignement
Ce joyau fait épée (bis)
Il prit part aux batailles,
Khíran à ses côtés.
D'un courage sans faille,
Ils ont tous deux lutté
Contre le Pouvoir Sombre,
Les armées ennemies,
Faisant reculer l'ombre
Sans plus aucun répit (bis)
Elmirion au combat
Brillait tel un diamant
Dont l'envoûtant éclat
Touchait le firmament.
C'est ainsi qu'un Grand Ver
Vint à la convoiter
Et qu'un destin amer
Allait bientôt frapper (bis)
Ce fléau dragonesque
Était blanc aux yeux bleus
Monstre cauchemardesque,
Effrayant et hideux.
Mais s'il pouvait voler,
Son plus puissant pouvoir
Était d'ensorceler
De mensonges illusoires (bis)
Une mêlée fantastique
Conduit à ce désastre:
La rencontre tragique
Écrite dans les astres.
Gurthring le fit douter,
Promit pour la lignée
De Mírfaron la paix
S'il lui donnait l'épée (bis)
Sa volonté détruite,
Mírfaron accepta.
Et l'engeance maudite
Dans l'instant le tua.
"N'est pas de sa Maison
Celui qui l'a bâti."
Les enfants seront saufs
Mais le Père est maudit (bis)
Le Grand Ver déserta
Avec l'épée s'en fut.
Et depuis ce jour-là,
Jamais ne fut revu.
Dans son antre sans doute,
Il couve son trésor
Sans vivre la déroute
Ni connaître la Mort (bis)
Les elfes comme les nains
Pleurèrent Mírfaron
Mais son triste destin
Fut oublié des Hommes.
Car Galvírdan choisit
D'élever ses enfants
Mais jamais ne leur dit
Quel était son serment (bis)
Khíran ne goûtait pas
La sagesse de ce choix.
Mais il ne voulait pas
Engendrer un combat.
Il repartit chez lui
De son burin s'arma
Et grava ce récit
Au cœur de la Moria (bis)
Il espérait ainsi
Qu'un jour les descendants
De son meilleur ami
Lisent ces mots ardents:
"Votre glorieux ancêtre
N'aura pas de repos
Si vous n'êtes pas maître
De son plus beau joyau." (bis)
Hmm Hmm Hmm Hmm
Hmm Hmm Hmm Hmm
Hmm Hmm Hmm Hmm
Hmm Hmm Hmm Hmm
Ce chant porte l'espoir
D'un héros endormi
Qui attend dans le noir
Qu'on tue son ennemi ! (bis)
La caverne de Barbechardon
Sur l’air de la Montagne – Jean Ferrat
La flore petit à petit
Recouvre la pierre endormie,
La grotte n’est plus habitée
Depuis longtemps est oublié
Ce confortable havre de paix
Où l’on aimait aller pêcher.
Pêcher, dans ce grand lac aux eaux glaciales
Pour cuisiner un vrai régal
De la poiscaille des montagnes
On ajoutait des champignons
Qu’on mitonnait aux ptits oignions
C’était une vie de cocagne !
Pourtant que la Moria est belle !
Comment peut-on s’imaginer
Qu’un démon à la flamme mortelle
Força les nains à la quitter !
Du haut de la tour contemplons
La caverne de Barbechardon
Magnificence minérale
Le reflet du soleil lointain
Baigne avec amour les jardins
Des belles mousses médicinales
Les mousses, elles ont des couleurs mordorées
Plus personne pour les admirer
Ou en faire des cataplasmes
Qui savait toujours à coup sûr
Soigner les plus graves blessures
Et les plus terribles des spasmes !
Pourtant que la Moria est belle !
Comment peut-on s’imaginer
Qu’un démon à la flamme mortelle
Força les nains à la quitter !
La goutte d’eau des stalactites
Brise le silence du site
Et met fin à la rêverie
Nos voix résonnent en écho
Les demeures sont des tombeaux
N’entrent plus ici les amis !
Amis, les orcs par le feu, le fer
Ont fait de ce lieu un enfer
L’heure de notre retraite sonne !
Pourtant qu’il est dur de partir
Quand du passé les souvenirs
Si forts dans notre âme résonnent.
Pourtant que la Moria est belle !
Comment peut-on s’imaginer
Qu’un démon à la flamme mortelle
Força les nains à la quitter !

