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Carnet de chants, ballades et lais en Terre du Milieu - Baradon - 22.04.2026 Amateur de jeu de rôles, j'ai la chance et le plaisir de pouvoir incarner plusieurs personnages dans l'univers de Tolkien. Mes personnages poussent souvent la chansonnette: c'est un moyen pour moi d'écrire et de trouver une source d'inspiration dans cet imaginaire fécond. Au fur et à mesure des années, j'ai accumulé plusieurs textes et j'ai décidé de les regrouper dans un carnet de chants. J'ai retravaillé certains des plus anciens textes qui étaient composés sous la forme de poèmes et pas forcément de chants. Ces textes sont présents sur le forum, dans cette section, sous leur forme originelle dans un très vieux post (si vous aimez l'archéologie!). Les plus récents, je les ai écrits directement sous la forme de goguette (le texte est de moi mais s'appuie sur un chant connu existant). La référence de l'auteur/interprète des airs sur lesquels je me suis appuyé est indiquée à chaque fois, sous le titre du chant. Les airs sont regroupés par personnage qui en est l'auteur. Ils sont au nombre de quatre: Sire Baradon, chevalier de Dol Amroth. J'ai incarné ce personnage dans le cadre du MMORPG "Turambar" dans les années 2010. Fils de noble gondorien, ayant perdu sa mère très jeune, il se retrouve dans l'ombre de son frère aîné, de loin le préféré de leur père. Quand son frère meurt en défendant Osgiliath, Baradon qui était barde en dilettante fait le serment de combattre pour le Gondor et de reprendre le flambeau. Au fil de ses aventures, il devient chevalier de Dol Amroth et même Aglaewaren, "la gloire des oiseaux", titre inventé avec d'autres ami.e.s joueur.euses pour simuler les différents échelons hiérarchiques au sein de l'armée de Dol Amroth. Grimfast, le colporteur d'histoires. Beornide ayant appris l'art des plantes auprès d'une elfe voyageuse qu'il nomme Grande Sœur, Grimfast se retrouve embarqué dans la quête mémorielle d'un bardide nommé Hirgon, en compagnie d'un guerrier nain Galmorin et d'un rôdeur nommé Aldaran. Au fil de leurs aventures, ils en viennent à sauver un Mallorn malade et Grimfast tombe amoureux d'une elfe de Lothlorien, Tuilindes. J'incarne ce personnage dans le cadre d'une campagne de jdr dans l'univers de jeu "l'Anneau Unique". Le conteur en est Irwin. Isidore Touque, hobbit aventureux. Quand il entreprend son "pèlerinage" sur les traces de son lointain cousin Bilbo, Isidore ne se doute pas de ce qui l'attend. Il va rencontrer Anna la Cueilleuse à Dale lors des célébrations organisées pour fêter l'anniversaire de la mort de Smaug. Avec elle, il va vivre de nombreuses aventures, le duo bientôt rejoint par Sigmar, le Dalien que l'une des chansons d'Isidore consacrera comme "tueur de trolls". Ce personnage, je l'incarne également dans l'univers de jeu "l'Anneau Unique" dans le cadre d'une campagne qui se situe en Forêt Noire, menée par l'ami d'enfance qui m'a fait découvrir l’œuvre de Tolkien quand nous avions 10 ans. Maître Daruin fils de Fuin. Nain diplomate qui a cherché pendant longtemps à venger la mort de ses proches, tués par une horde d'orcs menée par un Troll ténébreux, Cogneur. Au fil des aventures, il a pu se venger et a aidé un compatriote à restaurer "Grise Fosse", une ancienne colonie naine dans les Montagnes Grises. Il a été amené à se rendre à plusieurs reprises au palais des elfes sylvestres et a même sympathisé avec Ruithiel, une capitaine de la garde du roi. C'est le second personnage que j'incarne dans la campagne autour de la forêt noire. RE: Carnet de chants, ballades et lais en Terre du Milieu - Baradon - 22.04.2026 Œuvres de Sire Baradon, chevalier de Dol Amroth Chant d’un cygne à une étoile
Sur l’air de mon bistrot préféré – Renaud Séchan
Dans la cité emplie de mille et une voiles
A élu domicile près d’un cygne une étoile.
Elle a ravi son cœur et veille sur ses nuits,
Pour son plus grand bonheur, illumine sa vie.
Au son doux et salé, les embruns caressaient
Le plumage embruni de cet oiseau maudit.
L’amour l’avait quitté et de sombres pensées
Envahissaient son cœur, le laissant dépéri.
Les étoiles dit-on sont des astres mouvants
Qui éclairent la nuit de leurs cœurs scintillants
Notre étoile veillait le royaume d’Ulmö.
Et tous les êtres qui en arpentaient les flots.
Désireux de voguer vers des cieux plus cléments,
Le cygne de chagrin poussa un dernier chant
Qui déchira le ciel en accords larmoyants.
L’étoile l’entendit là-haut au firmament.
Émue par cet appel, elle s’approcha un peu
Et versa dans la mer plusieurs larmes de feu
Qui tombèrent aux pieds du cygne peu fringant.
Pluie de l’âme d’un astre au cœur compatissant.
La belle apparut donc à l’oiseau ébahi
Le jeune chevalier admire l’étoile chue.
Leurs regards se croisèrent et restèrent interdits.
Leurs destins se mêlèrent désormais pour la vie.
Le ciel est en émoi, la mer est agitée.
Un cygne n’est pas mort, une étoile est tombée.
Les deux cœurs esseulés qui se sont rapprochés
Provoquent le courroux des Stellaires bien nés.
Il n’est pire blasphème qu’un astre qui déchoit !
Un cygne malheureux, moitié d’un chevalier
Une étoile ne peut, en amour faire ce choix.
Les Cieux en leur courroux veulent les amants châtiés.
L’amour donne du cœur au jeune damoiseau
Il se veut le rempart contre tous les dragons
Les hydres, les chimères envoyés en légion
Que le ciel outragé a fait sortir des eaux.
Pour elle, il occirait tous les monstres des mers
Oisillon devenu chevalier et héros.
Si elle ne les charmait de ses yeux de son air
Cerbères devenus chiens faisant le beau.
Pantelants et surpris ces tueurs délétères
S’agenouillent et soumis à leur tour la vénèrent.
Devant tant de tendresse et courage mêlés
Les éléments conquis se laissent apaiser.
Cette union par les Cieux fut bénie et chantée.
Sans perdre leur étoile, ils gagnent un chevalier.
Ce dévoué sigisbée n’a certes qu’un défaut
Devant sa tendre aimée, il ne souffle plus mot !
Le bris de nos vies Sur l’air de tout le monde y pense – Francis Cabrel Le bris de nos vies Deux cœurs battant à l’unisson Devient cacophonie. Il faut dissiper l’illusion. La Fin de l’espoir Il étouffe le souffle court Il se dévêt de ses anciens atours D'amour, d'amour, d'amour, d'amour Mon corps est si las. Entends-je tes pas, Sœur de Mandos ? Je t’en prie, réponds-moi ! Éteins le feu qui brûle mes os ! Un serment de fleurs Qui éclot, pousse et puis se fane Répand son doux poison qui mord A mort, à mort, à mort, à mort. La nef de nos âmes Qui dérivaient vers Valinor Est la proie des flammes De nos éternels désaccords. Le Taniquetil Sa majestueuse cime d’or, Nous n’en saurons que le remords, À mort, à mort, à mort, à mort. L’Anduin tumultueux, Pourra-t-il charrier ma complainte, Les pleurs douloureux Qui coulent de mon âme éteinte ? Le ciel orageux Me laisse seul et sans recours Privé de l’astre de mes jours D’amour, d’amour, d’amour, d’amour, d’amour L’espoir étouffe, le souffle court Privé de l’astre de mes jours Le bris de nos vies Des braves sont tombés Sur l’air le cœur gros – Hugues Auffray Entendez l'appel démuni Le cri de douleur du Gondor Face à ces visages endormis A l’Est des champs du Pelennor Des braves sont tombés. Les temps où sont pleurés les fils Font couler des sanglots amers. Notre Arbre Blanc est au supplice Il boit le sang de trop de frères. Des braves sont tombés. Ils étaient notre bouclier ! Ils combattaient pour le Gondor, Ils ne seront pas oubliés Pour les Peuples Libres, ils sont morts. Des braves sont tombés. Que résonne le son du Cor Pour tous ses héros silencieux Allons faire goûter au Mordor Le fruit vengeur de ces adieux. Des braves sont tombés. Rêveurs, arrêtez de flâner Le Royaume est à l’agonie. Il a besoin de guerriers Pour contrer l’Ennemi honni Des braves sont tombés. (bis) RE: Carnet de chants, ballades et lais en Terre du Milieu - Baradon - 22.04.2026 Œuvres de Grimfast, le colporteur d'histoires (partie 1) Aux portes de Zirakzigil
Sur l’air les portes du pénitencier –
Hugues Auffray pour l'adaptation française du texte et Johnny Halliday pour l'interprétation
adaptation du standard américain The House of the Rising Sun chanté par The Animals
Les Portes de Durin Premier
Pour lui sont restées fermées
Et il reste sur le seuil, interdit
Les secrets, sous la terre, enfouis…
L'écho de Khazad-Dûm pourtant
En lui résonne maintenant
Comme Thráin et son peuple avant lui
Quand face au Fléau, ils ont fui…
Les yeux tournés vers le passé
Il fixe le lac étoilé
Et le reflet de son roi qui y luit
Il ne rentrera pas chez lui...
Barazinbar en cet instant
Étend son ombre lentement
Et son cœur s’étreint d’un doute glacé
L’Ennemi a pris la Cité…
Le jour s’éteint dans la vallée
Il ne faudrait pas s’attarder.
Plein de regrets, il reprend son chemin
En Moria, ne vit plus de nains…
Les Portes de Durin Premier
Pour lui sont restées fermées
Et dans le lointain, il est reparti
Laissant les secrets enfouis…
La ballade d’Einior
Sur l’air Dis, quand reviendras-tu ? – Barbara Quelle est cette pelure à la couleur charbon
Qui obscurcit l’éclat de ta robe d’argent ?
Le Bois est pris pour toi d’un désarroi profond,
Accourent à ton chevet Elfes et nobles gens.
Le silence assourdit la sylvestre assemblée
Dégarni, sans Talan, son aïeul est mourant.
Pour toi né bien avant cette époque troublée,
Aucun chantre assez vieux pour composer un chant !
Dis, ami, la sais-tu ?
L'as-tu donc entendue ?
D'arbre en arbre, elle passe,
Glisse sur les feuilles d'or,
D'arbre en arbre, entends-tu :
La ballade d'Einior.
Un faible espoir réside en forêt de Fangorn
Demeure des Enyd, les bergers de la Flore.
Leur sagesse chenue peut te sauver, Mallorn !
Le remède est là-bas, il faut y croire encore.
Par les monts et les vaux s’en vont trois étrangers.
De l’antique Forêt, ils franchissent le seuil.
Humbles et pénitents, surmontent ses dangers
Rencontrent Rubisaule et son savoir recueillent.
Refrain
L’ombre des frondaisons préserve le secret
De la plante sacrée aux vertus salvatrices.
Nul ne saura jamais, à l’Onod l’ont juré :
Nul mot ne franchira leurs bouches protectrices.
Les voilà repartis en Lórien vers le Nord.
Portant un lourd fardeau, ils doivent affronter
Un douloureux péril, dansant avec la Mort
Près de l’antre maudit d’ennemis redoutés.
Refrain
De l’élixir enfin, leurs outres sont emplies
La nuit tombe et ronflent les tambours remontés.
A la horde ils font face ; ne rompent pas mais plient…
Un mystère fait fuir les Orcs épouvantés !
Blessés et épuisés, portés par le devoir
Les trois aventuriers parviennent au bois d’Or
Voici pour toi, Einior, une liqueur à boire
Nourris et emplis-en tes racines, ton corps.
Refrain
Que la clairière entonne un chant renouvelé !
Que Merilant revête une robe de fleur !
Que Nature alentour soit désensorcelée !
L’ancêtre de ses lieux retrouve ses couleurs !
Puisse vivre longtemps du noble Einior le chant
Que soit contée aussi par vergers et forêts
La supplique des Ents de Fangorn recherchant
Leurs belles Enyd Bess dont ils sont séparés.
Refrain
Le lai des sangsues
Sur l'air "Que serais-je sans toi" - Jean Ferrat
Cet amour est de ceux qui laissent des blessures...
Cet amour est de ceux dont l'étreinte est lippue
Un instant douloureux qu'on vit dans la Nature,
Cet amour est de ceux qui nous laisse rompu!
À l’ombre des marais, un beau baiser baveux
Dans le creux du genou, de boueuse façon
À l'ombre des marais, un bisou crapuleux
Parfois beurk… dans le cou, dans les joncs crapoteux
Qui demeure attaché même quand nous tirons
À l'ombre des marais, l’on ressent ce frisson
Cet amour est de ceux qui laissent des blessures...
Cet amour est de ceux dont l'étreinte est lippue
Un instant douloureux qu'on vit dans la Nature,
Cet amour est de ceux qui nous laisse rompu!
À l’ombre des marais, au son des taons, le soir
Une bise goulue, un bécot langoureux
Quand brille un feu-follet sous les nuages noirs
Un bécot déplaisant au goût de fond d’pressoir,
Sous le regard velu d’une araignée noire-bleue
Un bécot déplaisant qui nous rend malheureux.
Cet amour est de ceux qui laissent des blessures...
Cet amour est de ceux dont l'étreinte est lippue
Un instant douloureux qu'on vit dans la Nature,
Cet amour est de ceux qui nous laisse rompu!
Quand parlent les marcheurs, ils en ont les yeux tristes
Étouffant des sanglots de la déconvenue Ils montrent leurs mollets couverts de cicatrices Avec eux, je vous dis que le malheur existe Partout dans l’eau boueuse, partout sur la peau nue Ainsi va la Nature : l’un saigne, l’autre est repu.
Cet amour est de ceux qui laissent des blessures...
Cet amour est de ceux dont l'étreinte est lippue
Un instant douloureux qu'on vit dans la Nature,
Cet amour est de ceux qui nous laisse rompu!
Galmorin le marin
Sur l'air Marie La Rousse – les Boucaniers de Saint-Malo
C'est sur les rives de l’Anduin,
Qu' errait maître Galmorin
Car avec ces deux amis
Ensemble ils avaient promis
Au pauvre gamin brûlé
D'aller au fond des marais
Pour s'en aller recueillir
Des herbes pour le guérir
Mais approchez (bis)
Venez écouter (bis)
la folle épopée (bis)
que je viens conter: (bis)
l'histoire d’un nain (bis)
qui un beau matin (bis)
étrange destin (bis)
devint un marin!
Pour accomplir cet exploit
Il lui fallut bien ma foi
Bricoler un petit radeau,
Et voyager sur les flots...
Si le nain aime la pierre
Autant que l’or et la bière
On sait que voguer sur l’eau
Pour lui, c’est pas un cadeau!
Refrain
Pourtant courageusement,
Tout en serrant bien les dents,
Il fit la démonstration
Montant sur l’embarcation
Qu’un cours d'eau n'peut arrêter
Un nain s'il est motivé!
Avec un esprit de Fer
On peut même boire la Mer !
Refrain
Sous les eaux troubles et marron,
Dormaient en banc les profonds
Dans les eaux noires et saumâtres
Ce fut plus dur de se battre!
Les sangsues et les lucioles
Le nain en eut vite ras l' bol
Quand l’herbe fut enfin cueillie,
Il est bien vite reparti!
Refrain
L’enfant put être soigné
La galère était passée
Mais ce n’était pas la fin
De son épopée d'marin
Car vous me croirez ou non
Cet audacieux compagnon,
Par d'autres quêtes bientôt
Fut bien mener en bateau.
Alors reprenez (bis)
Et partout chantez (bis)
la folle épopée (bis)
que j’ viens d’-vous conter: (bis)
celle de Galmorin (bis)
ce courageux nain (bis)
qui un beau matin (bis)
devint un marin!
RE: Carnet de chants, ballades et lais en Terre du Milieu - Baradon - 22.04.2026 Œuvres de Grimfast, le colporteur d'histoires (partie 2) La Mésange du Bois d’Or
Sur un air original – Baradon et Benjamin Ma mésange du Bois d’Or
Entends-tu mon chant ? Je suis si las mon trésor, Tu me manques tant ! (bis) Je supplie le Vent du Nord
D’aller déposer
Sur ton front tous mes accords
En tendres baisers. (bis)
Quand le Vent de l’Est me mord,
Il peut m’éprouver Mais l’espoir est le plus fort De te retrouver. (bis) Face au Vent de l’Ouest ton sort
Me fait hésiter Iras-tu à Valinor T’ai-je mérité ? (bis) Face au Vent de l’Ouest ton sort
Me fait hésiter Iras-tu à Valinor T’ai-je mérité ? (bis) Face au Vent de l’Ouest ton sort
Me fait hésiter Iras-tu à Valinor T’ai-je mérité ? (bis) Tes doux mots de réconfort
Viennent m’effleurer Le Vent du Sud sans effort Me les a livrés. (bis) Sous un arbre je m’endors
Le cœur en émoi
Dans mon rêve, une fois encore Je retourne vers toi. (bis) Mes pas me conduisent alors
Nonnette adorée
Sur les sentes de l’Elanor Et du Bois doré. (ter) Le lai de Mírfaron Sur l’air du petit âne gris – Hugues Auffray Écoutez cette histoire D'un très lointain passé, Oublié des mémoires La pierre l'a conservée. Elle narre l'épopée D'un chasseur de joyaux, D'une légendaire épée Et d'un glacial fléau (bis) Au temps du Premier Age, Mírfaron vint au monde, C'était un homme sage À l'âme vagabonde. Il avait pour ami Khíran l'orfèvre nain L'amour des pierreries Unit leur deux destins (bis) Il n'aimait pas la guerre Évitait les conflits Dénichait sous la terre Les trésors enfouis. Mais un jour sous ses yeux, Le Mal allait frapper Et son cœur courageux Le fit s'interposer (bis) Il sauva du saccage Un village menacé De subir les outrages De séides déchainés. Par de secrets chemins, Bienveillant, il guida Galvírdan et les siens Loin d'un sombre trépas (bis) Les elfes en récompense Lui offrirent une lame Brûlant du feu intense Qui fascine les âmes. Il fit le grand serment Que lui et sa lignée Garderait dignement Ce joyau fait épée (bis) Il prit part aux batailles, Khíran à ses côtés. D'un courage sans faille, Ils ont tous deux lutté Contre le Pouvoir Sombre, Les armées ennemies, Faisant reculer l'ombre Sans plus aucun répit (bis) Elmirion au combat Brillait tel un diamant Dont l'envoûtant éclat Touchait le firmament. C'est ainsi qu'un Grand Ver Vint à la convoiter Et qu'un destin amer Allait bientôt frapper (bis) Ce fléau dragonesque Était blanc aux yeux bleus Monstre cauchemardesque, Effrayant et hideux. Mais s'il pouvait voler, Son plus puissant pouvoir Était d'ensorceler De mensonges illusoires (bis) Une mêlée fantastique Conduit à ce désastre: La rencontre tragique Écrite dans les astres. Gurthring le fit douter, Promit pour la lignée De Mírfaron la paix S'il lui donnait l'épée (bis) Sa volonté détruite, Mírfaron accepta. Et l'engeance maudite Dans l'instant le tua. "N'est pas de sa Maison Celui qui l'a bâti." Les enfants seront saufs Mais le Père est maudit (bis) Le Grand Ver déserta Avec l'épée s'en fut. Et depuis ce jour-là, Jamais ne fut revu. Dans son antre sans doute, Il couve son trésor Sans vivre la déroute Ni connaître la Mort (bis) Les elfes comme les nains Pleurèrent Mírfaron Mais son triste destin Fut oublié des Hommes. Car Galvírdan choisit D'élever ses enfants Mais jamais ne leur dit Quel était son serment (bis) Khíran ne goûtait pas La sagesse de ce choix. Mais il ne voulait pas Engendrer un combat. Il repartit chez lui De son burin s'arma Et grava ce récit Au cœur de la Moria (bis) Il espérait ainsi Qu'un jour les descendants De son meilleur ami Lisent ces mots ardents: "Votre glorieux ancêtre N'aura pas de repos Si vous n'êtes pas maître De son plus beau joyau." (bis) Hmm Hmm Hmm Hmm Hmm Hmm Hmm Hmm Hmm Hmm Hmm Hmm Hmm Hmm Hmm Hmm Ce chant porte l'espoir D'un héros endormi Qui attend dans le noir Qu'on tue son ennemi ! (bis) La caverne de Barbechardon Sur l’air de la Montagne – Jean Ferrat La flore petit à petit Recouvre la pierre endormie, La grotte n’est plus habitée Depuis longtemps est oublié Ce confortable havre de paix Où l’on aimait aller pêcher. Pêcher, dans ce grand lac aux eaux glaciales Pour cuisiner un vrai régal De la poiscaille des montagnes On ajoutait des champignons Qu’on mitonnait aux ptits oignions C’était une vie de cocagne ! Pourtant que la Moria est belle ! Comment peut-on s’imaginer Qu’un démon à la flamme mortelle Força les nains à la quitter ! Du haut de la tour contemplons La caverne de Barbechardon Magnificence minérale Le reflet du soleil lointain Baigne avec amour les jardins Des belles mousses médicinales Les mousses, elles ont des couleurs mordorées Plus personne pour les admirer Ou en faire des cataplasmes Qui savait toujours à coup sûr Soigner les plus graves blessures Et les plus terribles des spasmes ! Pourtant que la Moria est belle ! Comment peut-on s’imaginer Qu’un démon à la flamme mortelle Força les nains à la quitter ! La goutte d’eau des stalactites Brise le silence du site Et met fin à la rêverie Nos voix résonnent en écho Les demeures sont des tombeaux N’entrent plus ici les amis ! Amis, les orcs par le feu, le fer Ont fait de ce lieu un enfer L’heure de notre retraite sonne ! Pourtant qu’il est dur de partir Quand du passé les souvenirs Si forts dans notre âme résonnent. Pourtant que la Moria est belle ! Comment peut-on s’imaginer Qu’un démon à la flamme mortelle Força les nains à la quitter ! RE: Carnet de chants, ballades et lais en Terre du Milieu - Baradon - 22.04.2026 Œuvres d'Isidore Touque, hobbit voyageur Le Lai d’Anna la Cueilleuse
Sur l’air Santiano – Hugues Auffray
Il est une Femme des Bois qu’on appelle Anna,
La Cueilleuse, merveilleuse
Elle est née au sud de la Vallée,
A l’orée de la Sombre Forêt.
Souple comme la feuille et vive comme la sève
La Cueilleuse, voyageuse
Passionnée, elle défend la Forêt
Contre le Mal qui veut y germer.
Elle apprit ses secrets près d’un grand Sorcier
La Cueilleuse, guérisseuse
Elle soulage hommes et animaux,
De son chant, elle apaise leurs maux.
Refrain
Son peuple sait élever de fiers canidés,
La Cueilleuse, Grande Veneuse
Sa chienne Frida fidèle à ses côtés
Sur son sommeil a toujours veillé.
Refrain
Un jour sur un sentier, elle s’est engagée
La Cueilleuse, curieuse
Jusqu’à Dale, elle suivit ce chemin,
Qui la conduisit vers son destin !
Refrain
De très nombreux dangers, elle a affronté
La Cueilleuse, audacieuse
Elle chassa de ses traits meurtriers
Méchants Trolls et viles araignées.
Refrain
Face à toute une armée, elle n’a pas tremblé
La Cueilleuse, courageuse
Elle déjoua sans céder à l’effroi
Les ruses et assauts du Spectre Roi.
Refrain
Pour suivre ses amis, au Nord se rendit
La Cueilleuse, généreuse
On dit qu’ils y vainquirent un dragon
Mais qu’ils y perdirent un compagnon.
Refrain
De tous les peuples alliés, elle a l’amitié
La Cueilleuse, rassembleuse
Sa voix porte jusqu’au Conseil du Nord,
Apaise et règle les désaccords.
Refrain
Par un solstice d’été, elle s’est mariée
La Cueilleuse, amoureuse
Valeran a trouvé un trésor
En épousant Anna au Cœur d’or.
Refrain
De la sainte lanterne, elle est la Gardienne
La Cueilleuse, lumineuse
Elle éclaire de conseils avisés
Et protège les villages menacés.
Douce comme la mousse et forte comme l’écorce
La Cueilleuse, défenseuse
Devant l’Ombre qui aujourd’hui s’étend,
Elle se dresse encore fièrement.
Sigmar, le tueur de trolls
Sur l'air les chevaliers de la table ronde - air populaire Il tient ferme sur ses guiboles, nulle menace ne l’affole ! (bis) c’est Sigmar oui, oui, oui c’est Sigmar non, non, non C’est Sigmar, le tueur de trolls! c’est Sigmar oui, oui, oui c’est Sigmar non, non, non Du danger, toujours il rigole! Dans une cité assiégée, un Troll cherchait à y entrer ! (bis) C'était sans oui, oui, oui C’était sans non, non, non C’était sans compter sur Sigmar, C'était sans oui, oui, oui C’était sans non, non, non Qui trancha en deux le Gros Lard ! D'un coup, trois têtes de gob’lins volent, et le reste a les jambes molles (bis) L’Uruk noir oui, oui, oui L’Uruk noir non, non, non L’Uruk noir devient déchaîné, L’Uruk noir oui, oui, oui L’Uruk noir non, non, non Face au héros va déchanter ! Dans les montagnes loin au Nord, aux côtés d'Anna au cœur d'or, (bis) Il décime, oui, oui, oui Il décime, non, non, non Il décime, ça c'est cocasse, Il décime, oui, oui, oui Il décime, non, non, non Une cohorte de trolls des glaces ! Après une lutte acharnée, contre un dragon bleu mal luné, (bis) Sa coterie, oui, oui, oui Sa coterie, non, non, non Sa coterie partit, c'est fou, Sa coterie, oui, oui, oui Sa coterie, non, non, non Mener la chasse au loup-garou ! Continuant sur cette lancée, il nettoya toute la Forêt (bis) Des toiles glu, oui, oui, oui Des toiles glu, non, non, non Des toiles gluantes de Tauleur, Des toiles glu, oui, oui, oui Des toiles glu, non, non, non La Mère Araignée de malheur ! S'arrêtant à la Ville du Lac, pour poser un instant son sac, (bis) Il en pro oui, oui, oui Il en pro non, non, non Il en profite pour pêcher Il en pro oui, oui, oui Il en pro non, non, non La Malebête, le Grand Gousier ! Bourg Eaux Noires contient une bête qui parvient à lui tenir tête (bis) Il flageole oui, oui, oui Il flageole non, non, non Il flageole, son cœur en émoi Il flageole oui, oui, oui Il flageole non, non, non Pour la belle Amaleoda ! Invitation au voyage
Sur l'air on the road again – Bernard Lavilliers Le chemin m’invitant au voyage Il faut partir, quitter mes ancrages, Le cœur léger plus que les bagages, Sur la route, je vais, je vais Sur la route, je vais, je vais Mes compagnons restés en arrière Gardent ma place dans la chaumière En cette journée chargée de poussière, Sur la route, je vais, je vais Sur la route, je vais, je vais M'en voulez pas si je dois partir, Seule l’aventure peut me divertir, Je suis sa voix pour ne pas pourrir Sur la route, je vais, je vais Sur la route, je vais, je vais La route m’invitant au voyage Il faut partir, quitter mes ancrages, Le cœur léger plus que les bagages, Sur la route, je vais, je vais Sur la route, je vais, je vais Pourtant, je pense à mon doux amour, Mon cœur devient si lourd. Je reviendrai sûrement un jour! Sur la route, je vais, je vais Sur la route, je vais, je vais Sur la route, je vais, je vais Sur la route, je vais, je vais Sur la route, je vais RE: Carnet de chants, ballades et lais en Terre du Milieu - Baradon - 22.04.2026 Œuvres de Daruin, fils de Fuin dit "Langue Alerte", nain diplomate Debout les nains !
Sur l’air Debout les gars ! – Hugues Auffray
Debout les nains, réveillez-vous
Il va falloir en mettre un coup
Debout les nains, réveillez-vous
Reprenons nos montagnes !
Peuple de Durin, entends-moi,
Le temps est venu du combat
Laisse aujourd’hui monter en toi
Ce cri : Baruk Khazâd !
Refrain
Cette forteresse là-bas
Pullule de trolls gros et gras
Allons leur rappeler qu’autrefois
Ce foyer était nôtre !
Refrain
Ne te laisse pas effrayé
Par tous ces géants enragés
Sous nos coups de hache acérés
Ils tomberont à terre !
Refrain
Et s’ils s’enfuient dans le Goulet
Nous irons tous les pourchasser
Nous n’oublierons jamais, jamais
Nous vengerons nos morts !
Refrain
Après ce fortin libéré
Nous n’allons pas nous arrêter
Partout nous amènerons la paix
Dans les Ered Mithrin !
Refrain
Et quand tout sera terminé
Nous siègerons tous au banquet
Nous rendrons grâce à nos guerriers
Qu’ils soient vivants ou morts !
Refrain
La chanson du Loup-garou Sur l'air Diggy, diggy hole - Yogscast Peuples de la Forêt Noire, Oyez ma chanson Elle nous raconte l'histoire D'un loup furibond Sa haine des Hommes est profonde Au fond de sa grotte, il gronde Nains et Elfes, il déchiquète Tous craignent la sombre bête Ses crocs luisants, ses yeux rougeoyants de sang Noir comme l'ébène, le carnage partout il sème Calamité, âme damnée Si ce monstre est sans pitié, Qui pourra donc l'arrêter ? Dans la forêt hurle le loup garou Hou Aou Aou, Hou Aou Aou Dans la forêt hurle le loup garou Hou Aou Aou, Hou Aou Aou Épées, arcs et haches de fer S'en vont le traquer Il va connaître l'enfer N'faisons pas d'quartier Daruin, Gallia et Sigmar Affrontent ce cauchemar Ils manquent de peu d'être occis Les deux Rois leur sauvent la vie A Bourg les Bois, le loup veut croquer Anna Encore une fois, les héros partent au combat Courageusement, serrant les dents Par la lumière et l'acier Parviennent à le terrasser ! Dans la forêt hurlait le loup garou Hou Aou Aou, Hou Aou Aou Dans la forêt hurlait le loup garou Hou Aou Aou, Hou Aou Aou Son corps infâme, s'en va brûler dans les flammes Ratatiné, le loup n'est plus que fumée Soulagement, beau feu de camp Mais pas de fourrure, ni peau, Ruithiel n'aura pas d'manteau ! Plus d'loup garou pour hurler dans les bois Hip Hip Hip Hourra, Hip Hip Hip Hourra Plus d'loup garou pour hurler dans les bois Hip Hip Hip Hourra, Hip Hip Hip Hourra Grise Fosse
Sur l’air San Francisco – Maxime Le Forestier Dans les Montagnes Grises, Est nichée une caverne Foyer chaleureux Creusé par les miens, Le fier peuple nain, Brave et généreux. De grandes galeries, S'étendent dessous la terre, Et l'on peut y voir De puissants piliers, Des lampes ouvragées Chassant la nuit noire. Quand Grise Fosse se mine Quand Grise Fosse s'anime, Gri-i-se Fosse. Où êtes-vous Daïn et Frar, Frida ? Attendez-moi! L'ombre s'est étendue, Soufflant la flamme de l'âtre L'ennemi sournois A souillé de sang Notre joie d'antan Et nous submergea. Trolls, orcs et gobelins Ont violenté notre terre Corrompu son cœur, Ont tout saccagé, Se sont installés Dans notre demeure. Quand Grise Fosse s'abîme, Quand Grise Fosse s'abîme, Gri-i-se Fosse. Où êtes-vous Daïn et Frar, Frida ? Attendez-moi! Dans nos mémoires vives Est accrochée une caverne Foyer chaleureux Creusé par les miens Le fier peuple nain Brave et généreux. Guidé par nos défunts, Nous avons repris les armes Avec nos alliés, Les envahisseurs Et le troll Cogneur Furent terrassés. Grise Fosse va renaître, Grise Fosse va renaître, Gri-i-se Fosse. Où êtes-vous Daïn et Frar, Frida ? Attendez-moi! |