Œuvres de Grimfast, le colporteur d'histoires (partie 1)
Aux portes de Zirakzigil
Sur l’air les portes du pénitencier –
Hugues Auffray pour l'adaptation française du texte et Johnny Halliday pour l'interprétation
adaptation du standard américain The House of the Rising Sun chanté par The Animals
Les Portes de Durin Premier
Pour lui sont restées fermées
Et il reste sur le seuil, interdit
Les secrets, sous la terre, enfouis…
L'écho de Khazad-Dûm pourtant
En lui résonne maintenant
Comme Thráin et son peuple avant lui
Quand face au Fléau, ils ont fui…
Les yeux tournés vers le passé
Il fixe le lac étoilé
Et le reflet de son roi qui y luit
Il ne rentrera pas chez lui...
Barazinbar en cet instant
Étend son ombre lentement
Et son cœur s’étreint d’un doute glacé
L’Ennemi a pris la Cité…
Le jour s’éteint dans la vallée
Il ne faudrait pas s’attarder.
Plein de regrets, il reprend son chemin
En Moria, ne vit plus de nains…
Les Portes de Durin Premier
Pour lui sont restées fermées
Et dans le lointain, il est reparti
Laissant les secrets enfouis…
La ballade d’Einior
Sur l’air Dis, quand reviendras-tu ? – Barbara
Sur l’air Dis, quand reviendras-tu ? – Barbara
Quelle est cette pelure à la couleur charbon
Qui obscurcit l’éclat de ta robe d’argent ?
Le Bois est pris pour toi d’un désarroi profond,
Accourent à ton chevet Elfes et nobles gens.
Le silence assourdit la sylvestre assemblée
Dégarni, sans Talan, son aïeul est mourant.
Pour toi né bien avant cette époque troublée,
Aucun chantre assez vieux pour composer un chant !
Dis, ami, la sais-tu ?
L'as-tu donc entendue ?
D'arbre en arbre, elle passe,
Glisse sur les feuilles d'or,
D'arbre en arbre, entends-tu :
La ballade d'Einior.
Un faible espoir réside en forêt de Fangorn
Demeure des Enyd, les bergers de la Flore.
Leur sagesse chenue peut te sauver, Mallorn !
Le remède est là-bas, il faut y croire encore.
Par les monts et les vaux s’en vont trois étrangers.
De l’antique Forêt, ils franchissent le seuil.
Humbles et pénitents, surmontent ses dangers
Rencontrent Rubisaule et son savoir recueillent.
Refrain
L’ombre des frondaisons préserve le secret
De la plante sacrée aux vertus salvatrices.
Nul ne saura jamais, à l’Onod l’ont juré :
Nul mot ne franchira leurs bouches protectrices.
Les voilà repartis en Lórien vers le Nord.
Portant un lourd fardeau, ils doivent affronter
Un douloureux péril, dansant avec la Mort
Près de l’antre maudit d’ennemis redoutés.
Refrain
De l’élixir enfin, leurs outres sont emplies
La nuit tombe et ronflent les tambours remontés.
A la horde ils font face ; ne rompent pas mais plient…
Un mystère fait fuir les Orcs épouvantés !
Blessés et épuisés, portés par le devoir
Les trois aventuriers parviennent au bois d’Or
Voici pour toi, Einior, une liqueur à boire
Nourris et emplis-en tes racines, ton corps.
Refrain
Que la clairière entonne un chant renouvelé !
Que Merilant revête une robe de fleur !
Que Nature alentour soit désensorcelée !
L’ancêtre de ses lieux retrouve ses couleurs !
Puisse vivre longtemps du noble Einior le chant
Que soit contée aussi par vergers et forêts
La supplique des Ents de Fangorn recherchant
Leurs belles Enyd Bess dont ils sont séparés.
Refrain
Le lai des sangsues
Sur l'air "Que serais-je sans toi" - Jean Ferrat
Cet amour est de ceux qui laissent des blessures...
Cet amour est de ceux dont l'étreinte est lippue
Un instant douloureux qu'on vit dans la Nature,
Cet amour est de ceux qui nous laisse rompu!
À l’ombre des marais, un beau baiser baveux
Dans le creux du genou, de boueuse façon
À l'ombre des marais, un bisou crapuleux
Parfois beurk… dans le cou, dans les joncs crapoteux
Qui demeure attaché même quand nous tirons
À l'ombre des marais, l’on ressent ce frisson
Cet amour est de ceux qui laissent des blessures...
Cet amour est de ceux dont l'étreinte est lippue
Un instant douloureux qu'on vit dans la Nature,
Cet amour est de ceux qui nous laisse rompu!
À l’ombre des marais, au son des taons, le soir
Une bise goulue, un bécot langoureux
Quand brille un feu-follet sous les nuages noirs
Un bécot déplaisant au goût de fond d’pressoir,
Sous le regard velu d’une araignée noire-bleue
Un bécot déplaisant qui nous rend malheureux.
Cet amour est de ceux qui laissent des blessures...
Cet amour est de ceux dont l'étreinte est lippue
Un instant douloureux qu'on vit dans la Nature,
Cet amour est de ceux qui nous laisse rompu!
Quand parlent les marcheurs, ils en ont les yeux tristes
Étouffant des sanglots de la déconvenue
Ils montrent leurs mollets couverts de cicatrices
Avec eux, je vous dis que le malheur existe
Partout dans l’eau boueuse, partout sur la peau nue
Étouffant des sanglots de la déconvenue
Ils montrent leurs mollets couverts de cicatrices
Avec eux, je vous dis que le malheur existe
Partout dans l’eau boueuse, partout sur la peau nue
Ainsi va la Nature : l’un saigne, l’autre est repu.
Cet amour est de ceux qui laissent des blessures...
Cet amour est de ceux dont l'étreinte est lippue
Un instant douloureux qu'on vit dans la Nature,
Cet amour est de ceux qui nous laisse rompu!
Galmorin le marin
Sur l'air Marie La Rousse – les Boucaniers de Saint-Malo
C'est sur les rives de l’Anduin,
Qu' errait maître Galmorin
Car avec ces deux amis
Ensemble ils avaient promis
Au pauvre gamin brûlé
D'aller au fond des marais
Pour s'en aller recueillir
Des herbes pour le guérir
Mais approchez (bis)
Venez écouter (bis)
la folle épopée (bis)
que je viens conter: (bis)
l'histoire d’un nain (bis)
qui un beau matin (bis)
étrange destin (bis)
devint un marin!
Pour accomplir cet exploit
Il lui fallut bien ma foi
Bricoler un petit radeau,
Et voyager sur les flots...
Si le nain aime la pierre
Autant que l’or et la bière
On sait que voguer sur l’eau
Pour lui, c’est pas un cadeau!
Refrain
Pourtant courageusement,
Tout en serrant bien les dents,
Il fit la démonstration
Montant sur l’embarcation
Qu’un cours d'eau n'peut arrêter
Un nain s'il est motivé!
Avec un esprit de Fer
On peut même boire la Mer !
Refrain
Sous les eaux troubles et marron,
Dormaient en banc les profonds
Dans les eaux noires et saumâtres
Ce fut plus dur de se battre!
Les sangsues et les lucioles
Le nain en eut vite ras l' bol
Quand l’herbe fut enfin cueillie,
Il est bien vite reparti!
Refrain
L’enfant put être soigné
La galère était passée
Mais ce n’était pas la fin
De son épopée d'marin
Car vous me croirez ou non
Cet audacieux compagnon,
Par d'autres quêtes bientôt
Fut bien mener en bateau.
Alors reprenez (bis)
Et partout chantez (bis)
la folle épopée (bis)
que j’ viens d’-vous conter: (bis)
celle de Galmorin (bis)
ce courageux nain (bis)
qui un beau matin (bis)
devint un marin!

