28.09.2013, 14:17
Bon la vidéo va heureusement un peu plus loin que "on ne peut pas tout remettre à l'identique" mais je ne l'approuve pas pour autant. Je ne reviendrais pas sur tout ce qui a été dit en long et en large mais juste sur ce qui est dit dans la vidéo et sur la valeur d'une adaptation.
Bien sûr le Seigneur des Anneaux peut être pris comme un objet cinématographique et seulement en tant que tel. Auquel cas c'est un film d'action hollywoodien au dessus de la moyenne et avec (de mon point de vue) un superbe univers visuel mais pas grand chose de plus. Dans ce cas le Hobbit est par contre un mauvais film d'action avec un scénario mal conçu, une mauvaise direction artistique et mal filmé.
Mais c'est passer un peu vite sur le principe de l'adaptation qui consiste bien souvent à porter à l'écran une œuvre littéraire pour reproduire un succès commercial, pas à produire une œuvre cinématographique pour elle-même. Sans compter que Jackson répète à tour de bras qu'il effectue une œuvre "fidèle" et que dans le Hobbit il s'adresse autant aux spectateurs de sa trilogie précédente ("starring Eija Wood) qu'aux lecteurs assidus de Tolkien ("progéniture d'Ungoliant"). Si le réalisateur s'inscrit dans cette optique il est de notre droit en tant que spectateurs de le critiquer selon le même paradigme.
Enfin ses critiques sont assez légères et prouve bien, à mon sens, qu'il ne comprend pas la plupart des critiques intelligents de la trilogie Jacksonienne. Sur l'Anneau par exemple autant la suppression de Bombadil, pour regrettable qu'elle soit, est compréhensible, autant le traitement de Faramir est tout à fait critiquable. Dans le livre Faramir ne rejette pas l'Anneau comme Galadriel : il ne résiste pas à la tentation mais il refuse de s'y soumettre, se sachant trop faible pour ne pas succomber. Cette scène ne diminue donc pas du tout la dangerosité de l'Anneau mais rehausse la valeur des hommes qui est beaucoup remise en cause dans le Sda (chez Jackson elle est carrément piétiné au profit de la pureté qu'il imagine -à tort- comme caractéristique des Elfes). Reprendre la scène de Tolkien de façon intelligente aurait donc eu plus de valeur que la scène complétement incohérente d'Osgiliath.
Voilà pourquoi "Pourquoi j'ai raison..." a tort !
Bien sûr le Seigneur des Anneaux peut être pris comme un objet cinématographique et seulement en tant que tel. Auquel cas c'est un film d'action hollywoodien au dessus de la moyenne et avec (de mon point de vue) un superbe univers visuel mais pas grand chose de plus. Dans ce cas le Hobbit est par contre un mauvais film d'action avec un scénario mal conçu, une mauvaise direction artistique et mal filmé.
Mais c'est passer un peu vite sur le principe de l'adaptation qui consiste bien souvent à porter à l'écran une œuvre littéraire pour reproduire un succès commercial, pas à produire une œuvre cinématographique pour elle-même. Sans compter que Jackson répète à tour de bras qu'il effectue une œuvre "fidèle" et que dans le Hobbit il s'adresse autant aux spectateurs de sa trilogie précédente ("starring Eija Wood) qu'aux lecteurs assidus de Tolkien ("progéniture d'Ungoliant"). Si le réalisateur s'inscrit dans cette optique il est de notre droit en tant que spectateurs de le critiquer selon le même paradigme.
Enfin ses critiques sont assez légères et prouve bien, à mon sens, qu'il ne comprend pas la plupart des critiques intelligents de la trilogie Jacksonienne. Sur l'Anneau par exemple autant la suppression de Bombadil, pour regrettable qu'elle soit, est compréhensible, autant le traitement de Faramir est tout à fait critiquable. Dans le livre Faramir ne rejette pas l'Anneau comme Galadriel : il ne résiste pas à la tentation mais il refuse de s'y soumettre, se sachant trop faible pour ne pas succomber. Cette scène ne diminue donc pas du tout la dangerosité de l'Anneau mais rehausse la valeur des hommes qui est beaucoup remise en cause dans le Sda (chez Jackson elle est carrément piétiné au profit de la pureté qu'il imagine -à tort- comme caractéristique des Elfes). Reprendre la scène de Tolkien de façon intelligente aurait donc eu plus de valeur que la scène complétement incohérente d'Osgiliath.
Voilà pourquoi "Pourquoi j'ai raison..." a tort !
