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Carnet de chants, ballades et lais en Terre du Milieu
#1
Amateur de jeu de rôles, j'ai la chance et le plaisir de pouvoir incarner plusieurs personnages dans l'univers de Tolkien. Mes personnages poussent souvent la chansonnette: c'est un moyen pour moi d'écrire et de trouver une source d'inspiration dans cet imaginaire fécond. Au fur et à mesure des années, j'ai accumulé plusieurs textes et j'ai décidé de les regrouper dans un carnet de chants. 

J'ai retravaillé certains des plus anciens textes qui étaient composés sous la forme de poèmes et pas forcément de chants. Ces textes sont présents sur le forum, dans cette section, sous leur forme originelle dans un très vieux post (si vous aimez l'archéologie!). Les plus récents, je les ai écrits directement sous la forme de goguette (le texte est de moi mais s'appuie sur un chant connu existant). La référence de l'auteur/interprète des airs sur lesquels je me suis appuyé est indiquée à chaque fois, sous le titre du chant. 

Les airs sont regroupés par personnage qui en est l'auteur. Ils sont au nombre de quatre:

Sire Baradon, chevalier de Dol Amroth. J'ai incarné ce personnage dans le cadre du MMORPG "Turambar" dans les années 2010. Fils de noble gondorien, ayant perdu sa mère très jeune, il se retrouve dans l'ombre de son frère aîné, de loin le préféré de leur père. Quand son frère meurt en défendant Osgiliath, Baradon qui était barde en dilettante fait le serment de combattre pour le Gondor et de reprendre le flambeau. Au fil de ses aventures, il devient chevalier de Dol Amroth et même Aglaewaren, "la gloire des oiseaux", titre inventé avec d'autres ami.e.s joueur.euses pour simuler les différents échelons hiérarchiques au sein de l'armée de Dol Amroth.

Grimfast, le colporteur d'histoires. Beornide ayant appris l'art des plantes auprès d'une elfe voyageuse qu'il nomme Grande Sœur, Grimfast se retrouve embarqué dans la quête mémorielle d'un bardide nommé Hirgon, en compagnie d'un guerrier nain Galmorin et d'un rôdeur nommé Aldaran. Au fil de leurs aventures, ils en viennent à sauver un Mallorn malade et Grimfast tombe amoureux d'une elfe de Lothlorien, Tuilindes. J'incarne ce personnage dans le cadre d'une campagne de jdr dans l'univers de jeu "l'Anneau Unique". Le conteur en est Irwin. 

Isidore Touque, hobbit aventureux. Quand il entreprend son "pèlerinage" sur les traces de son lointain cousin Bilbo, Isidore ne se doute pas de ce qui l'attend. Il va rencontrer Anna la Cueilleuse à Dale lors des célébrations organisées pour fêter l'anniversaire de la mort de Smaug. Avec elle, il va vivre de nombreuses aventures, le duo bientôt rejoint par Sigmar, le Dalien que l'une des chansons d'Isidore consacrera comme "tueur de trolls". Ce personnage, je l'incarne également dans l'univers de jeu "l'Anneau Unique" dans le cadre d'une campagne qui se situe en Forêt Noire, menée par l'ami d'enfance qui m'a fait découvrir l’œuvre de Tolkien quand nous avions 10 ans. 

Maître Daruin fils de Fuin. Nain diplomate qui a cherché pendant longtemps à venger la mort de ses proches, tués par une horde d'orcs menée par un Troll ténébreux, Cogneur. Au fil des aventures, il a pu se venger et a aidé un compatriote à restaurer "Grise Fosse", une ancienne colonie naine dans les Montagnes Grises. Il a été amené à se rendre à plusieurs reprises au palais des elfes sylvestres et a même sympathisé avec Ruithiel, une capitaine de la garde du roi. C'est le second personnage que j'incarne dans la campagne autour de la forêt noire.
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#2
Œuvres de Sire Baradon, chevalier de Dol Amroth


Chant dun cygne à une étoile
Sur l’air de mon bistrot préféré – Renaud Séchan
 
Dans la cité emplie de mille et une voiles
A élu domicile près d’un cygne une étoile.
Elle a ravi son cœur et veille sur ses nuits,
Pour son plus grand bonheur, illumine sa vie.
Au son doux et salé, les embruns caressaient
Le plumage embruni de cet oiseau maudit.
L’amour l’avait quitté et de sombres pensées
Envahissaient son cœur, le laissant dépéri.
Les étoiles dit-on sont des astres mouvants
Qui éclairent la nuit de leurs cœurs scintillants
Notre étoile veillait le royaume d’Ulmö.
Et tous les êtres qui en arpentaient les flots.
Désireux de voguer vers des cieux plus cléments,
Le cygne de chagrin poussa un dernier chant
Qui déchira le ciel en accords larmoyants.
L’étoile l’entendit là-haut au firmament.
Émue par cet appel, elle s’approcha un peu
Et versa dans la mer plusieurs larmes de feu
Qui tombèrent aux pieds du cygne peu fringant.
Pluie de l’âme d’un astre au cœur compatissant.
La belle apparut donc à l’oiseau ébahi
Le jeune chevalier admire l’étoile chue.
Leurs regards se croisèrent et restèrent interdits.
Leurs destins se mêlèrent désormais pour la vie.
Le ciel est en émoi, la mer est agitée.
Un cygne n’est pas mort, une étoile est tombée.
Les deux cœurs esseulés qui se sont rapprochés
Provoquent le courroux des Stellaires bien nés.
Il n’est pire blasphème qu’un astre qui déchoit !
Un cygne malheureux, moitié d’un chevalier
Une étoile ne peut, en amour faire ce choix.
Les Cieux en leur courroux veulent les amants châtiés.
L’amour donne du cœur au jeune damoiseau
Il se veut le rempart contre tous les dragons
Les hydres, les chimères envoyés en légion
Que le ciel outragé a fait sortir des eaux.
Pour elle, il occirait tous les monstres des mers
Oisillon devenu chevalier et héros.
Si elle ne les charmait de ses yeux de son air
Cerbères devenus chiens faisant le beau.
Pantelants et surpris ces tueurs délétères
S’agenouillent et soumis à leur tour la vénèrent.
Devant tant de tendresse et courage mêlés
Les éléments conquis se laissent apaiser.
Cette union par les Cieux fut bénie et chantée.
Sans perdre leur étoile, ils gagnent un chevalier.
Ce dévoué sigisbée n’a certes qu’un défaut
Devant sa tendre aimée, il ne souffle plus mot !

Le bris de nos vies
Sur l’air de tout le monde y pense – Francis Cabrel 

Le bris de nos vies
Deux cœurs battant à l’unisson 
Devient cacophonie.
Il faut dissiper l’illusion.
La Fin de l’espoir
Il étouffe le souffle court
Il se dévêt de ses anciens atours
D'amour, d'amour, d'amour, d'amour

Mon corps est si las.
Entends-je tes pas, Sœur de Mandos ?
Je t’en prie, réponds-moi !
Éteins le feu qui brûle mes os ! 
Un serment de fleurs 
Qui éclot, pousse et puis se fane 
Répand son doux poison qui mord
A mort, à mort, à mort, à mort.

La nef de nos âmes
Qui dérivaient vers Valinor
Est la proie des flammes
De nos éternels désaccords. 
Le Taniquetil
Sa majestueuse cime d’or,
Nous n’en saurons que le remords,
À mort, à mort, à mort, à mort.

L’Anduin tumultueux,
Pourra-t-il charrier ma complainte, 
Les pleurs douloureux
Qui coulent de mon âme éteinte ?
Le ciel orageux
Me laisse seul et sans recours
Privé de l’astre de mes jours
D’amour, d’amour, d’amour, d’amour, d’amour

L’espoir étouffe, le souffle court
Privé de l’astre de mes jours
Le bris de nos vies

Des braves sont tombés
Sur l’air le cœur gros – Hugues Auffray
 
Entendez l'appel démuni
Le cri de douleur du Gondor
Face à ces visages endormis
A l’Est des champs du Pelennor
Des braves sont tombés.

Les temps où sont pleurés les fils
Font couler des sanglots amers.
Notre Arbre Blanc est au supplice
Il boit le sang de trop de frères.  
Des braves sont tombés.

Ils étaient notre bouclier !
Ils combattaient pour le Gondor,
Ils ne seront pas oubliés
Pour les Peuples Libres, ils sont morts.
Des braves sont tombés.

Que résonne le son du Cor
Pour tous ses héros silencieux
Allons faire goûter au Mordor
Le fruit vengeur de ces adieux. 
Des braves sont tombés.

Rêveurs, arrêtez de flâner
Le Royaume est à l’agonie.
Il a besoin de guerriers
Pour contrer l’Ennemi honni
Des braves sont tombés. (bis)
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#3
Œuvres de Grimfast, le colporteur d'histoires (partie 1)


Aux portes de Zirakzigil
Sur l’air les portes du pénitencier –  
Hugues Auffray pour l'adaptation française du texte et Johnny Halliday pour l'interprétation
adaptation du standard américain The House of the Rising Sun chanté par The Animals 
 
Les Portes de Durin Premier
Pour lui sont restées fermées
Et il reste sur le seuil, interdit 
Les secrets, sous la terre, enfouis…

L'écho de Khazad-Dûm pourtant
En lui résonne maintenant
Comme Thráin et son peuple avant lui 
Quand face au Fléau, ils ont fui… 

Les yeux tournés vers le passé
Il fixe le lac étoilé
Et le reflet de son roi qui y luit 
Il ne rentrera pas chez lui...

Barazinbar en cet instant
Étend son ombre lentement
Et son cœur s’étreint d’un doute glacé 
L’Ennemi a pris la Cité…

Le jour s’éteint dans la vallée
Il ne faudrait pas s’attarder.
Plein de regrets, il reprend son chemin 
En Moria, ne vit plus de nains…
 
Les Portes de Durin Premier
Pour lui sont restées fermées
Et dans le lointain, il est reparti 
Laissant les secrets enfouis…

La ballade d’Einior
Sur l’air Dis, quand reviendras-tu ? – Barbara

Quelle est cette pelure à la couleur charbon
Qui obscurcit l’éclat de ta robe d’argent ?
Le Bois est pris pour toi d’un désarroi profond,
Accourent à ton chevet Elfes et nobles gens.
Le silence assourdit la sylvestre assemblée
Dégarni, sans Talan, son aïeul est mourant.
Pour toi né bien avant cette époque troublée,
Aucun chantre assez vieux pour composer un chant !

Dis, ami, la sais-tu ?
L'as-tu donc entendue ?
D'arbre en arbre, elle passe,
Glisse sur les feuilles d'or,
D'arbre en arbre, entends-tu :
La ballade d'Einior.

Un faible espoir réside en forêt de Fangorn
Demeure des Enyd, les bergers de la Flore.
Leur sagesse chenue peut te sauver, Mallorn !
Le remède est là-bas, il faut y croire encore.
Par les monts et les vaux s’en vont trois étrangers.
De l’antique Forêt, ils franchissent le seuil.
Humbles et pénitents, surmontent ses dangers
Rencontrent Rubisaule et son savoir recueillent. 
Refrain
L’ombre des frondaisons préserve le secret
De la plante sacrée aux vertus salvatrices.
Nul ne saura jamais, à l’Onod l’ont juré :
Nul mot ne franchira leurs bouches protectrices.
Les voilà repartis en Lórien vers le Nord.
Portant un lourd fardeau, ils doivent affronter
Un douloureux péril, dansant avec la Mort
Près de l’antre maudit d’ennemis redoutés. 
Refrain
De l’élixir enfin, leurs outres sont emplies
La nuit tombe et ronflent les tambours remontés.
A la horde ils font face ; ne rompent pas mais plient…
Un mystère fait fuir les Orcs épouvantés !
Blessés et épuisés, portés par le devoir
Les trois aventuriers parviennent au bois d’Or
Voici pour toi, Einior, une liqueur à boire
Nourris et emplis-en tes racines, ton corps. 
Refrain
Que la clairière entonne un chant renouvelé !
Que Merilant revête une robe de fleur !
Que Nature alentour soit désensorcelée !
L’ancêtre de ses lieux retrouve ses couleurs !
Puisse vivre longtemps du noble Einior le chant
Que soit contée aussi par vergers et forêts
La supplique des Ents de Fangorn recherchant
Leurs belles Enyd Bess dont ils sont séparés.
Refrain

Le lai des sangsues
Sur l'air "Que serais-je sans toi" - Jean Ferrat
Cet amour est de ceux qui laissent des blessures...
Cet amour est de ceux dont l'étreinte est lippue
Un instant douloureux qu'on vit dans la Nature,
Cet amour est de ceux qui nous laisse rompu!
À l’ombre des marais, un beau baiser baveux
Dans le creux du genou, de boueuse façon
À l'ombre des marais, un bisou crapuleux
Parfois beurk… dans le cou, dans les joncs crapoteux
Qui demeure attaché même quand nous tirons
À l'ombre des marais, l’on ressent ce frisson
Cet amour est de ceux qui laissent des blessures...
Cet amour est de ceux dont l'étreinte est lippue
Un instant douloureux qu'on vit dans la Nature,
Cet amour est de ceux qui nous laisse rompu!
À l’ombre des marais, au son des taons, le soir
Une bise goulue, un bécot langoureux
Quand brille un feu-follet sous les nuages noirs
Un bécot déplaisant au goût de fond d’pressoir,
Sous le regard velu d’une araignée noire-bleue
Un bécot déplaisant qui nous rend malheureux.
Cet amour est de ceux qui laissent des blessures...
Cet amour est de ceux dont l'étreinte est lippue
Un instant douloureux qu'on vit dans la Nature,
Cet amour est de ceux qui nous laisse rompu!
Quand parlent les marcheurs, ils en ont les yeux tristes
Étouffant des sanglots de la déconvenue
Ils montrent leurs mollets couverts de cicatrices
Avec eux, je vous dis que le malheur existe
Partout dans l’eau boueuse, partout sur la peau nue
Ainsi va la Nature : l’un saigne, l’autre est repu.
Cet amour est de ceux qui laissent des blessures...
Cet amour est de ceux dont l'étreinte est lippue
Un instant douloureux qu'on vit dans la Nature,
Cet amour est de ceux qui nous laisse rompu!


Galmorin le marin
Sur l'air Marie La Rousse les Boucaniers de Saint-Malo
 
C'est sur les rives de l’Anduin,
Qu' errait maître Galmorin
Car avec ces deux amis
Ensemble ils avaient promis
Au pauvre gamin brûlé
D'aller au fond des marais
Pour s'en aller recueillir
Des herbes pour le guérir
Mais approchez  (bis)
Venez écouter (bis)
la folle épopée (bis)
que je viens conter: (bis)
l'histoire d’un nain (bis)
qui un beau matin (bis)
étrange destin (bis)
devint un marin!
Pour accomplir cet exploit
Il lui fallut bien ma foi
Bricoler un petit radeau,
Et voyager sur les flots...
Si le nain aime la pierre
Autant que l’or et la bière
On sait que voguer sur l’eau
Pour lui, c’est pas un cadeau! 
Refrain 
Pourtant courageusement,
Tout en serrant bien les dents,
Il fit la démonstration
Montant sur l’embarcation 
Qu’un cours d'eau n'peut arrêter
Un nain s'il est motivé! 
Avec un esprit de Fer
On peut même boire la Mer ! 
Refrain 
Sous les eaux troubles et marron,
Dormaient en banc les profonds
Dans les eaux noires et saumâtres
Ce fut plus dur de se battre!
Les sangsues et les lucioles
Le nain en eut vite ras l' bol
Quand l’herbe fut enfin cueillie,
Il est bien vite reparti!
Refrain
L’enfant put être soigné
La galère était passée
Mais ce n’était pas la fin
De son épopée d'marin
Car vous me croirez ou non
Cet audacieux compagnon,
Par d'autres quêtes bientôt
Fut bien mener en bateau.
 
Alors reprenez  (bis)
Et partout chantez (bis)
la folle épopée (bis)
que j’ viens d’-vous conter: (bis)
celle de Galmorin (bis)
ce courageux nain (bis)
qui un beau matin (bis)
devint un marin!
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#4
Œuvres de Grimfast, le colporteur d'histoires (partie 2)


La Mésange du Bois d’Or
Sur un air original Baradon et Benjamin

Ma mésange du Bois d’Or
Entends-tu mon chant ?
Je suis si las mon trésor,
Tu me manques tant ! (bis) 
Je supplie le Vent du Nord
D’aller déposer
Sur ton front tous mes accords 
En tendres baisers. (bis) 
Quand le Vent de l’Est me mord, 
Il peut m’éprouver
Mais l’espoir est le plus fort
De te retrouver. (bis)
Face au Vent de l’Ouest ton sort 
Me fait hésiter
Iras-tu à Valinor 
T’ai-je mérité ? (bis)
Face au Vent de l’Ouest ton sort 
Me fait hésiter
Iras-tu à Valinor 
T’ai-je mérité ? (bis)
Face au Vent de l’Ouest ton sort 
Me fait hésiter
Iras-tu à Valinor 
T’ai-je mérité ? (bis)
Tes doux mots de réconfort
Viennent m’effleurer
Le Vent du Sud sans effort
Me les a livrés. (bis) 
Sous un arbre je m’endors 
Le cœur en émoi 
Dans mon rêve, une fois encore 
Je retourne vers toi. (bis) 
Mes pas me conduisent alors 
Nonnette adorée 
Sur les sentes de l’Elanor
Et du Bois doré. (ter)

Le lai de Mírfaron
Sur l’air du petit âne gris  – Hugues Auffray

Écoutez cette histoire
D'un très lointain passé,
Oublié des mémoires
La pierre l'a conservée.
Elle narre l'épopée
D'un chasseur de joyaux,
D'une légendaire épée
Et d'un glacial fléau (bis)

Au temps du Premier Age,
Mírfaron vint au monde,
C'était un homme sage
À l'âme vagabonde.
Il avait pour ami
Khíran l'orfèvre nain
L'amour des pierreries
Unit leur deux destins (bis)

Il n'aimait pas la guerre 
Évitait les conflits 
Dénichait sous la terre 
Les trésors enfouis.
Mais un jour sous ses yeux,
Le Mal allait frapper 
Et son cœur courageux 
Le fit s'interposer (bis)

Il sauva du saccage 
Un village menacé 
De subir les outrages
 De séides déchainés.
Par de secrets chemins, 
Bienveillant, il guida 
Galvírdan et les siens 
Loin d'un sombre trépas (bis)

Les elfes en récompense
Lui offrirent une lame
Brûlant du feu intense
Qui fascine les âmes.
Il fit le grand serment
Que lui et sa lignée
Garderait dignement
Ce joyau fait épée (bis)

Il prit part aux batailles,
Khíran à ses côtés. 
D'un courage sans faille, 
Ils ont tous deux lutté
 Contre le Pouvoir Sombre, 
Les armées ennemies, 
Faisant reculer l'ombre 
Sans plus aucun répit (bis)

Elmirion au combat 
Brillait tel un diamant 
Dont l'envoûtant éclat 
Touchait le firmament. 
C'est ainsi qu'un Grand Ver 
Vint à la convoiter 
Et qu'un destin amer 
Allait bientôt frapper (bis)

Ce fléau dragonesque 
Était blanc aux yeux bleus 
Monstre cauchemardesque, 
Effrayant et hideux. 
Mais s'il pouvait voler, 
Son plus puissant pouvoir 
Était d'ensorceler 
De mensonges illusoires (bis)

Une mêlée fantastique
Conduit à ce désastre:
La rencontre tragique
Écrite dans les astres.
Gurthring le fit douter,
Promit pour la lignée
De Mírfaron la paix
S'il lui donnait l'épée (bis)

Sa volonté détruite, 
Mírfaron accepta.
Et l'engeance maudite 
Dans l'instant le tua. 
"N'est pas de sa Maison 
Celui qui l'a bâti." 
Les enfants seront saufs 
Mais le Père est maudit (bis)

Le Grand Ver déserta 
Avec l'épée s'en fut. 
Et depuis ce jour-là,
 Jamais ne fut revu.
 Dans son antre sans doute,
 Il couve son trésor 
Sans vivre la déroute 
Ni connaître la Mort (bis)

Les elfes comme les nains 
Pleurèrent Mírfaron 
Mais son triste destin 
Fut oublié des Hommes. 
Car Galvírdan choisit 
D'élever ses enfants 
Mais jamais ne leur dit 
Quel était son serment (bis)

Khíran ne goûtait pas
La sagesse de ce choix.
Mais il ne voulait pas
Engendrer un combat.
Il repartit chez lui
De son burin s'arma
Et grava ce récit
Au cœur de la Moria (bis)

Il espérait ainsi
Qu'un jour les descendants
De son meilleur ami
Lisent ces mots ardents:
"Votre glorieux ancêtre
N'aura pas de repos
Si vous n'êtes pas maître
De son plus beau joyau." (bis)

Hmm Hmm Hmm Hmm
Hmm Hmm Hmm Hmm
Hmm Hmm Hmm Hmm
Hmm Hmm Hmm Hmm
Ce chant porte l'espoir
D'un héros endormi
Qui attend dans le noir
Qu'on tue son ennemi ! (bis)


La caverne de Barbechardon
Sur l’air de la Montagne  – Jean Ferrat
 
La flore petit à petit
Recouvre la pierre endormie,
La grotte n’est plus habitée
Depuis longtemps est oublié
Ce confortable havre de paix
Où l’on aimait aller pêcher.
Pêcher, dans ce grand lac aux eaux glaciales
Pour cuisiner un vrai régal
De la poiscaille des montagnes
On ajoutait des champignons
Qu’on mitonnait aux ptits oignions
C’était une vie de cocagne !

Pourtant que la Moria est belle !
Comment peut-on s’imaginer
Qu’un démon à la flamme mortelle
Força les nains à la quitter !

Du haut de la tour contemplons
La caverne de Barbechardon
Magnificence minérale
Le reflet du soleil lointain
Baigne avec amour les jardins
Des belles mousses médicinales
Les mousses, elles ont des couleurs mordorées
Plus personne pour les admirer
Ou en faire des cataplasmes 
Qui savait toujours à coup sûr
Soigner les plus graves blessures
Et les plus terribles des spasmes !

Pourtant que la Moria est belle !
Comment peut-on s’imaginer
Qu’un démon à la flamme mortelle
Força les nains à la quitter !

La goutte d’eau des stalactites
Brise le silence du site
Et met fin à la rêverie
Nos voix résonnent en écho
Les demeures sont des tombeaux
N’entrent plus ici les amis !
Amis, les orcs par le feu, le fer
Ont fait de ce lieu un enfer
L’heure de notre retraite sonne !
Pourtant qu’il est dur de partir
Quand du passé les souvenirs
Si forts dans notre âme résonnent.

Pourtant que la Moria est belle !
Comment peut-on s’imaginer
Qu’un démon à la flamme mortelle
Força les nains à la quitter !



 
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#5
Œuvres d'Isidore Touque, hobbit voyageur
Le Lai d’Anna la Cueilleuse
Sur l’air Santiano  – Hugues Auffray
 
Il est une Femme des Bois qu’on appelle Anna,
La Cueilleuse, merveilleuse
Elle est née au sud de la Vallée,
A l’orée de la Sombre Forêt.
Souple comme la feuille et vive comme la sève
La Cueilleuse, voyageuse
Passionnée, elle défend la Forêt
Contre le Mal qui veut y germer. 
Elle apprit ses secrets près d’un grand Sorcier
La Cueilleuse, guérisseuse
Elle soulage hommes et animaux,
De son chant, elle apaise leurs maux. 
Refrain
Son peuple sait élever de fiers canidés,
La Cueilleuse, Grande Veneuse
Sa chienne Frida fidèle à ses côtés 
Sur son sommeil a toujours veillé. 
Refrain
Un jour sur un sentier, elle s’est engagée
La Cueilleuse, curieuse
Jusqu’à Dale, elle suivit ce chemin,
Qui la conduisit vers son destin ! 
Refrain
De très nombreux dangers, elle a affronté
La Cueilleuse, audacieuse
Elle chassa de ses traits meurtriers
Méchants Trolls et viles araignées. 
Refrain 
Face à toute une armée, elle n’a pas tremblé
La Cueilleuse, courageuse
Elle déjoua sans céder à l’effroi
Les ruses et assauts du Spectre Roi. 
Refrain
Pour suivre ses amis, au Nord se rendit
La Cueilleuse, généreuse
On dit qu’ils y vainquirent un dragon
Mais qu’ils y perdirent un compagnon. 
Refrain
De tous les peuples alliés, elle a l’amitié
La Cueilleuse, rassembleuse
Sa voix porte jusqu’au Conseil du Nord,
Apaise et règle les désaccords. 
Refrain
Par un solstice d’été, elle s’est mariée
La Cueilleuse, amoureuse
Valeran a trouvé un trésor
En épousant Anna au Cœur d’or. 
Refrain
De la sainte lanterne, elle est la Gardienne
La Cueilleuse, lumineuse
Elle éclaire de conseils avisés
Et protège les villages menacés.
Douce comme la mousse et forte comme l’écorce
La Cueilleuse, défenseuse
Devant l’Ombre qui aujourd’hui s’étend,
Elle se dresse encore fièrement.

Sigmar, le tueur de trolls  
 Sur l'air les chevaliers de la table ronde - air populaire

Il tient ferme sur ses guiboles, nulle menace ne l’affole ! (bis)
c’est Sigmar oui, oui, oui
c’est Sigmar non, non, non
C’est Sigmar, le tueur de trolls!
c’est Sigmar oui, oui, oui
c’est Sigmar non, non, non
Du danger, toujours il rigole!

Dans une cité assiégée, un Troll cherchait à y entrer ! (bis)
C'était sans oui, oui, oui
C’était sans non, non, non
C’était sans compter sur Sigmar,
C'était sans oui, oui, oui 
C’était sans non, non, non
Qui trancha en deux le Gros Lard ! 

D'un coup, trois têtes de gob’lins volent, et le reste a les jambes molles (bis)
L’Uruk noir oui, oui, oui
L’Uruk noir non, non, non
L’Uruk noir devient déchaîné,
L’Uruk noir oui, oui, oui
L’Uruk noir non, non, non
Face au héros va déchanter ! 

Dans les montagnes loin au Nord, aux côtés d'Anna au cœur d'or, (bis)
Il décime, oui, oui, oui
Il décime, non, non, non
Il décime, ça c'est cocasse,
Il décime, oui, oui, oui
Il décime, non, non, non

Une cohorte de trolls des glaces ! 

Après une lutte acharnée, contre un dragon bleu mal luné, (bis)
Sa coterie, oui, oui, oui
Sa coterie, non, non, non
Sa coterie partit, c'est fou,
Sa coterie, oui, oui, oui
Sa coterie, non, non, non

Mener la chasse au loup-garou ! 

Continuant sur cette lancée, il nettoya toute la Forêt (bis)
Des toiles glu, oui, oui, oui
Des toiles glu, non, non, non
Des toiles gluantes de Tauleur,
Des toiles glu, oui, oui, oui
Des toiles glu, non, non, non
La Mère Araignée de malheur ! 

S'arrêtant à la Ville du Lac, pour poser un instant son sac, (bis)
Il en pro oui, oui, oui
Il en pro non, non, non
Il en profite pour pêcher
Il en pro oui, oui, oui
Il en pro non, non, non

La Malebête, le Grand Gousier !

Bourg Eaux Noires contient une bête qui parvient à lui tenir tête (bis)
Il flageole oui, oui, oui
Il flageole non, non, non
Il flageole, son cœur en émoi
Il flageole oui, oui, oui
Il flageole non, non, non 
Pour la belle Amaleoda !

Invitation au voyage
Sur l'air on the road again – Bernard Lavilliers
 
Le chemin m’invitant au voyage
Il faut partir, quitter mes ancrages,
Le cœur léger plus que les bagages,

Sur la route, je vais, je vais
Sur la route, je vais, je vais

Mes compagnons restés en arrière
Gardent ma place dans la chaumière
En cette journée chargée de poussière,

Sur la route, je vais, je vais
Sur la route, je vais, je vais

M'en voulez pas si je dois partir,
Seule l’aventure peut me divertir,
Je suis sa voix pour ne pas pourrir

Sur la route, je vais, je vais
Sur la route, je vais, je vais

La route m’invitant au voyage
Il faut partir, quitter mes ancrages,
Le cœur léger plus que les bagages,

Sur la route, je vais, je vais
Sur la route, je vais, je vais
 
Pourtant, je pense à mon doux amour,
Mon cœur devient si lourd.
Je reviendrai sûrement un jour!

Sur la route, je vais, je vais
Sur la route, je vais, je vais
Sur la route, je vais, je vais
Sur la route, je vais, je vais
Sur la route, je vais

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#6
Œuvres de Daruin, fils de Fuin dit "Langue Alerte", nain diplomate

Debout les nains !
Sur l’air Debout les gars ! – Hugues Auffray
  
Debout les nains, réveillez-vous
Il va falloir en mettre un coup
Debout les nains, réveillez-vous
Reprenons nos montagnes ! 
Peuple de Durin, entends-moi,
Le temps est venu du combat
Laisse aujourd’hui monter en toi
Ce cri : Baruk Khazâd ! 
Refrain
Cette forteresse là-bas
Pullule de trolls gros et gras
Allons leur rappeler qu’autrefois
Ce foyer était nôtre ! 
Refrain
Ne te laisse pas effrayé
Par tous ces géants enragés
Sous nos coups de hache acérés
Ils tomberont à terre ! 
Refrain  
Et s’ils s’enfuient dans le Goulet
Nous irons tous les pourchasser
Nous n’oublierons jamais, jamais
Nous vengerons nos morts ! 
Refrain
Après ce fortin libéré
Nous n’allons pas nous arrêter
Partout nous amènerons la paix
Dans les Ered Mithrin !
Refrain
Et quand tout sera terminé
Nous siègerons tous au banquet
Nous rendrons grâce à nos guerriers
Qu’ils soient vivants ou morts !
Refrain

La chanson du Loup-garou
Sur l'air Diggy, diggy hole - Yogscast

Peuples de la Forêt Noire, 
Oyez ma chanson 
Elle nous raconte l'histoire 
D'un loup furibond 
Sa haine des Hommes est profonde 
Au fond de sa grotte, il gronde 
Nains et Elfes, il déchiquète 
Tous craignent la sombre bête 
Ses crocs luisants, ses yeux rougeoyants de sang 
Noir comme l'ébène, le carnage partout il sème 
Calamité, âme damnée
Si ce monstre est sans pitié, 
Qui pourra donc l'arrêter ? 

Dans la forêt hurle le loup garou 
Hou Aou Aou, Hou Aou Aou 
Dans la forêt hurle le loup garou 
Hou Aou Aou, Hou Aou Aou

Épées, arcs et haches de fer 
S'en vont le traquer 
Il va connaître l'enfer 
N'faisons pas d'quartier 
Daruin, Gallia et Sigmar 
Affrontent ce cauchemar 
Ils manquent de peu d'être occis 
Les deux Rois leur sauvent la vie 
A Bourg les Bois, le loup veut croquer Anna 
Encore une fois, les héros partent au combat 
Courageusement, serrant les dents 
Par la lumière et l'acier 
Parviennent à le terrasser ! 

Dans la forêt hurlait le loup garou
Hou Aou Aou, Hou Aou Aou 
Dans la forêt hurlait le loup garou 
Hou Aou Aou, Hou Aou Aou

Son corps infâme, s'en va brûler dans les flammes 
Ratatiné, le loup n'est plus que fumée 
Soulagement, beau feu de camp 
Mais pas de fourrure, ni peau, 
Ruithiel n'aura pas d'manteau !

Plus d'loup garou pour hurler dans les bois 
Hip Hip Hip Hourra, Hip Hip Hip Hourra
Plus d'loup garou pour hurler dans les bois
Hip Hip Hip Hourra, Hip Hip Hip Hourra

Grise Fosse
Sur l’air San Francisco – Maxime Le Forestier
 
Dans les Montagnes Grises,
Est nichée une caverne
Foyer chaleureux
Creusé par les miens,
Le fier peuple nain,
Brave et généreux.
De grandes galeries,
S'étendent dessous la terre,
Et l'on peut y voir
De puissants piliers,
Des lampes ouvragées
Chassant la nuit noire.
Quand Grise Fosse se mine
Quand Grise Fosse s'anime,
Gri-i-se Fosse.
Où êtes-vous Daïn et Frar,
Frida ? Attendez-moi!

L'ombre s'est étendue,
Soufflant la flamme de l'âtre
L'ennemi sournois
A souillé de sang
Notre joie d'antan
Et nous submergea.  
Trolls, orcs et gobelins
Ont violenté notre terre
Corrompu son cœur,
Ont tout saccagé,
Se sont installés
Dans notre demeure.
Quand Grise Fosse s'abîme,
Quand Grise Fosse s'abîme,
Gri-i-se Fosse.
Où êtes-vous Daïn et Frar,
Frida ? Attendez-moi! 

Dans nos mémoires vives
Est accrochée une caverne
Foyer chaleureux
Creusé par les miens
Le fier peuple nain
Brave et généreux.
Guidé par nos défunts,
Nous avons repris les armes
Avec nos alliés,
Les envahisseurs
Et le troll Cogneur
Furent terrassés. 
Grise Fosse va renaître,
Grise Fosse va renaître,
Gri-i-se Fosse.
Où êtes-vous Daïn et Frar,
Frida ? Attendez-moi!
 
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