Note de ce sujet :
  • Moyenne : 0 (0 vote(s))
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
[Biopic] Tolkien - VO : Mai 2019 / VF : 19 juin 2019
Et mes réponses au Huffington Post sur quoi lire après Tolkien. J'espère que je n'ai pas dit trop de conneries :
https://m.huffingtonpost.fr/entry/5-livr...7c4a4fd3d0
Demons run when a Good Man goes to war.
Night will fall and drown the sun
When a Good Man goes to war.
Friendship dies and true love lies.
Night will fall and the dark will rise
when a Good Man goes to war.
Répondre
C'est éclectique et c'est bien présenté, je trouve.
Rollant est proz e Oliver est sage.
Ambedui unt merveillus vasselage :
Puis que il sunt as chevals e as armes,
Ja pur murir n’eschiverunt bataille.
La Chanson de Roland
Répondre
Super ta liste Druss. Ça m'a furieusement donné envie de lire Manesh...

J'ai lu les critiques (sauf malheureusement celle du Figaro) ; je n'ai absolument pas compris l'allusion finale de la critique de Libération qui parle du distributeur français ??

La critique de Télégramme est bien curieuse, avec une multiplicité de parallèles complètement curieux (on a l'impression qu'ils y croient sérieusement : Boromir inspiré par Christopher Wiseman !).

La "critique" de Slant n'est qu'un article, certes complet et bien informé, sur la biographie de Tolkien, mais je n'ai pas vu qu'il y soit question du film. En tout cas ce coup de pub permettra, grâce à ce genre d'articles, de distiller quelques informations un peu correctes, c'est rassurant !

D'ici ce week-end j'écrirai mes courtes impressions personnelles sur le film, qui ne sont pas exactement reflétées par la critique que j'ai postée sur le site...
Répondre
Je sors de la séance.
Je dirais que c'est un beau film, bien joué, assez émouvant, quoi qu'un peu longuet.
Je regrette en effet le fait d'être passé à côté du Silmarillion.
Ce qui m'a le moins plu c'est les parties sur la guerre, mais pas les plans, plutôt ce qu'ils font faire au personnage. C'est difficile à expliquer mais ça m'a paru peu réaliste.
C'est un film agréable globalement.
"L'urgent est fait, l'impossible est en cours, pour les miracles prévoir un délai."
Répondre
Pour ceux qui n'ont pas le temps de lire toutes les critiques, le Figaro en publie un florilège résumant les différents points de vue. Cette fois, c'est en accès libre : http://www.lefigaro.fr/cinema/tolkien-ac...e-20190619
Rollant est proz e Oliver est sage.
Ambedui unt merveillus vasselage :
Puis que il sunt as chevals e as armes,
Ja pur murir n’eschiverunt bataille.
La Chanson de Roland
Répondre
Le point de vue de Leo Carruthers :
https://www.lepoint.fr/pop-culture/a-def...2_2920.php

Le Point Pop précise que "L'historien Leo Carruthers prend la défense du film consacré à l'écrivain. Selon lui, les critiques portent sur des « vétilles » de spécialistes." Vous me direz si pour vous Carruthers prend la défense réelle du film ou si le PP a un peu surenchérit.
Demons run when a Good Man goes to war.
Night will fall and drown the sun
When a Good Man goes to war.
Friendship dies and true love lies.
Night will fall and the dark will rise
when a Good Man goes to war.
Répondre
Oui, Carruthers est assez bienveillant, surtout comparé à Devaux.
Répondre
J'ai pourtant l'impression que les trois quarts de l'interview sont des points négatifs, certes diplomatiquement tournés, mais négatifs néanmoins.
Demons run when a Good Man goes to war.
Night will fall and drown the sun
When a Good Man goes to war.
Friendship dies and true love lies.
Night will fall and the dark will rise
when a Good Man goes to war.
Répondre
En quantité, c'est vrai, mais au fond il répond aussi à ces critiques en les relativisant. De là à dire défense, ils poussent sans doute un peu puisque Carruthers se contente d'apprécier gentiment le film, mais il se démarque.
Répondre
Décidément, je trouve que la bienveillance est une qualité cardinale chez Leo Carruthers, ce que j'admire d'autant plus que cela ne l'empêche nullement de formuler une analyse précise, justifiée avec soin, et formulée avec précision.

De fait, et sans avoir encore vu le film, c'est sans doute la critique qui me semble la plus équilibrée parmi toutes celles que j'ai pu lire. Il n'y a guère que le titre qui me semble trop enthousiaste par rapport à l'ensemble de l'interview, mais je doute que ce soit lui qui l'ait choisi.
Rollant est proz e Oliver est sage.
Ambedui unt merveillus vasselage :
Puis que il sunt as chevals e as armes,
Ja pur murir n’eschiverunt bataille.
La Chanson de Roland
Répondre
Comme le signale JRRVF, il y a encore un article d'Aletheia au sujet de cette adaptation :
https://fr.aleteia.org/2019/06/19/un-bio...s-anneaux/
Rollant est proz e Oliver est sage.
Ambedui unt merveillus vasselage :
Puis que il sunt as chevals e as armes,
Ja pur murir n’eschiverunt bataille.
La Chanson de Roland
Répondre
Avec cette critique, on voit bien comment le film contribue à ce que le domaine de sa fonction propre, et celui des faits, commencent à se confondre irrésistiblement, d'une manière telle que je prévois qu'il sera difficile bientôt de les démêler. Par exemple le "cri de guerre", "Helheimr", qui est en effet l'une des inventions* réussies du film, du moins au sens de l'efficace narrative, et qui est vouée, peut-être, à se fondre dans cette construction culturelle commune qu'est notre connaissance et notre appréhension de la figure de Tolkien.

* : à moins que je ne me trompe ? Auquel cas, merci de m'en informer !
Répondre
Non, non, je confirme ton analyse, pour autant que je sache.
Rollant est proz e Oliver est sage.
Ambedui unt merveillus vasselage :
Puis que il sunt as chevals e as armes,
Ja pur murir n’eschiverunt bataille.
La Chanson de Roland
Répondre
Sortie DVD/Blu-ray prévue pour le 23 octobre. Liens sur la fiche :
https://www.tolkiendil.com/divertissemen...et_blu-ray
Demons run when a Good Man goes to war.
Night will fall and drown the sun
When a Good Man goes to war.
Friendship dies and true love lies.
Night will fall and the dark will rise
when a Good Man goes to war.
Répondre
Ca y est, c'est vu.

Voici un premier jet d'une critique. Il aura donc fallu attendre plus de 45 ans après sa mort, six gros films adaptant son oeuvre et plein d'autres choses pour que le cinéma -hollywoodien- s'intéresse à JRR Tolkien, l'homme.


Car oui, derrière les oeuvres magnifiques que sont le Hobbit et le Seigneur des Anneaux, -entre autres-, se cache un homme qui est né en Afrique du sud, a vécu modestement dans la campagne anglaise, a étudié à Oxford, enseigné au même endroit, aimé, fait le con et la guerre, écrit... Tout cela, le réalisateur chyprio-finlandais Dome Karukoski (Tom of Finland) a tenté de le présenter dans un film explorant la jeunesse de l'auteur.


Le film débute dans la Somme, en 1916. Le premier conflit mondial s'enlise, au propre comme au figuré, et le Lieutenant Tolkien essaie de survivre dans ce cauchemar. Il contracte bientôt la fièvre des tranchées, puis est gazé. Au fil de ses errances sur le front, au seuil de la mort, sa vie lui revient par flashes. Sa jeunesse modeste mais joyeuse avec sa mère et son frère Hilary près de Sarehole, dans le ... Puis le départ Pour Birmingham, grande ville polluée du nord de l'Angleterre, incarnation de l'Enfer pour Tolkien. Puis la maladie et le décès de sa mère, la prise en charge par le Père Francis Morgan, la rencontre avec sa voisine Edith Bratt qui deviendra sa femme et les études à Oxford, avant le déclenchement de la Première Guerre Mondiale.


Il y a deux façons d'apprécier le film. Aucune n'est complètement la bonne ou la mauvaise. Mais la plupart des spectateurs se placeront d'un côté ou de l'autre, et leur appréciation s'en ressentira forcément.


La première est, je pense majoritaire : celle du grand public, qui ne sait rien de la vie de Tolkien et voudra en apprendre (un peu) plus. Cette portion va assister à un spectacle de qualité, mettant en scène un jeune homme de la société victorienne, courageux, avec plein d'amis, qui tombe amoureux d'une jeune femme charmante. Un jeune homme que la vie n'a pas épargné, mais qui a réussi à force de témérité et de talent, à s'élever au-dessus de sa fonction, et à faire de sa passion sa renommée. Une histoire pleine de bons sentiments, remarquablement bien filmée, avec des acteurs -de renom pour certains- qui font le job. Une narration rondement menée, centrée cependant sur l'amour et l'amitié. Des ambiances soignées, entre pubs douillets, universités à l'ancienne et champs de bataille. Des détails, ou clins d'œil qui peuvent faire plaisir ou faire tiquer.


Car il y a de quoi tiquer, et même plus, pour peu qu'on connaisse l'histoire véritable de JRR Tolkien. Ce qui n'est tout de même pas difficile, tant les ouvrages biographiques de qualité (Tolkien, une biographie, par Humphrey Carpenter, Tolkien et la grande guerre, Tolkien à 20 ans...) sont sortis ces dernières années. Si le film propose deux passages iconiques de la vie du Professeur (la danse d'Edith qui lui inspire le personnage de Luthien, les quelques mots jetés au verso d'une copie à corriger qui donneront naissance au Hobbit), ils sont mal amenés, ou plutôt chronologiquement mal placés. Le film joue d'ailleurs sur le flou artistique en ne proposant pas de repères historique, hormis la bataille de la Somme, en 1916. Alors que l'action se situe grosso modo entre 1900 et 1930. Seul un "quelques années plus tard, à Oxford", placé dans la toute dernière partie du film, complète ces précisions, pour un saut dans le temps quelque peu surprenant, tant les années précédant la guerre ont été largement traitées. A cet égard le film aurait pu s'appeler "Young Tolkien" pour être plus proche de la vérité.

Comme dans toute adaptation ou tout biopic, les scénaristes se permettent donc de tordre, de malmener l'ordre chronologique des choses pour donner une narration plus fluide, et probablement un peu plus glamour que la vérité. Mais ces largesses sont parfois très gênantes. Comme lorsque Ronald et Edith peuvent sortir et se balader dans Birmingham, alors que lui n'est pas majeur, et elle célibataire. Impensable à l'époque. Ou quand on adjoint au sous-officier Tolkien une enseigne totalement fictive, qui l'appelle Monsieur tout le temps et s'appelle Sam. (vous le voyez le GROS clin d'œil ?) Lorsque, pris de délire, Ronald croit voir des guerriers à cheval faucher ses camarades sur le Front (alors que Tolkien a toujours clamé haut et fort que le Mordor et ses personnages belliqueux n'avaient rien à voir avec la guerre)... Qu'un mur de sa chambre d'étudiant est couverte de dessins, de runes qui vont nourrir son Légendaire... Qu'on invente un trait très particulier dans le caractère de son ami Geoffrey Bache Smith... Des assertions qui biaisent totalement son rapport à la création... Il manque aussi des passages qui à mon sens, auraient tout à fait eu leur place dans ce biopic, comme le voyage qu'il fit avec une de ses tantes et son frère en 1911 en Suisse, qui lui a fortement inspiré Rivendell... Les passages avec Edith sont drôles ou émouvants, mais presque toujours faux. Je pourrais vous en parler pendant des heures, mais cela ne vous intéresserait pas plus que cela. Retenez cependant le GROS défaut du contenu. On ne voit Tolkien écrire et créer -littéralement- qu'à une reprise. Alors que cela aurait dû être l'un des principaux arguments du film. Lequel s'achève donc

SPOILER

sur l'idée de la création du Hobbit. On a l'impression qu'il n'a pas fait grand-chose auparavant à ce niveau. Alors que lorsque le roman sort en 1937, Tolkien travaillait déjà sur son univers depuis 20 ans...


En résumé, un film qui sur le plan artistique est plutôt bon. Si vous voulez en savoir plus, vraiment plus sur le vrai Tolkien, lisez les biographies déjà citées.

(bon, c'est un peu brut, pas encore relu, ça va sans doute évoluer.)

Parmi celles et ceux qui l'ont vu, est-ce que, comme mon compère Olivier et moi, vous avez tiqué lors de l'affichage du casting par ordre d'apparition, avec un certain Kallum Tolkien, en tant que "deuxième soldat" ? J'ai fait une recherche rapide sur ce nom, et n'ai trouvé que peu de références indiquant qu'il s'agirait d'un petit-fils du Professeur, diplômé de l'Université de Manchester. Des idées ? Des commentaires ?
Répondre
Pour ta dernière question, voir p. 6 du présent fuseau :

(08.05.2019, 09:18)Druss a écrit :
(08.05.2019, 00:23)Hofnarr Felder a écrit : Qui est ce Callum Tolkien, d'ailleurs ? On le connaît pour d'autres raisons ?

Non. Je suppose qu'il s'agit d'un petit-fils de la branche de Michael Tolkien, probablement petit-fils de Joanna, fils de Royd ou de Mike ou de Mandy Tolkien.
Demons run when a Good Man goes to war.
Night will fall and drown the sun
When a Good Man goes to war.
Friendship dies and true love lies.
Night will fall and the dark will rise
when a Good Man goes to war.
Répondre
Merci pour ce partage Spooky,.

Je peux pinailler ? Smile

Il nest pas tout à fait exact de dire que Tolkien est né en Afrique du sud, cet état n'existait pas en 1892, et Bloemfontein était la capitale de l'Etat libre d'Orange.

Pour Sarehole, le hameau était alors dans le Worcestershire, mais dans une campagne située à moins de 2 km de Moseley, King Heath et des faubourgs de Birmingham.

Rien de plus à dire, à part merci pour cette analyse Smile
I.
Répondre
Merci pour cet avis qui rejoint bien celui de Hofnarr, je trouve.
J'ai fait des corrections de fautes de frappes directement dans le texte.
Globalement c'est un beau film et c'est bien dommage qu'il soit faux.
"L'urgent est fait, l'impossible est en cours, pour les miracles prévoir un délai."
Répondre
Oui, comme je l'écrivais, je ne l'ai pas relu, les fautes de frappe c'est mon gros défaut Smile

Druss, merci pour la précision, il faudra du coup peut-être mettre à jour l'arbre généalogique Wink

Et pour l'Afrique du Sud, j'avais oublié ce détail, je corrigerai ça Smile
Répondre
J'en reviens. Avis très mitigé pour ma part. Ce n'est pas un mauvais film, ce n'est juste pas la bonne manière de parler de Tolkien. Les seules parties qui font à peu près réalistes ce sont celles dans les murs de la King Edward's ou à Oxford (en particulier les passages avec le Pr Wright). Le reste, en particulier les scènes sur le front, sont beaucoup trop surfaites. En ce qui concerne les personnages, Hoult et Collins font le job et je trouve que les représentations de Tolkien et Edith sont à peu près justes ; par contre j'ai un gros problème avec Rob Gilson et Christopher Wiseman. D'une part dans le traitement de leur amitié avec Tolkien et dans leur propre traitement. Gilson n'est pas franchement décrit comme le gosse de riche hautain et meneur de groupe qu'il est dans le film et Wiseman ne semble pas aussi froid en réalité. L'accent mis sur Smith est assez juste, par contre. Et le problème de chronologie est vraiment insurmontable pour moi. En bref, pour moi, si le film vaut le coup, c'est uniquement pour les quelques scènes qui sonnent justes (mention spéciale pour celle avec le père Morgan qui interdit à Tolkien de voir Edith, qui est l'une des plus justes du film, à mon sens).
Demons run when a Good Man goes to war.
Night will fall and drown the sun
When a Good Man goes to war.
Friendship dies and true love lies.
Night will fall and the dark will rise
when a Good Man goes to war.
Répondre
Et moi, j'ai vraiment apprécié. Ce n'est sans doute pas le film de l'année, mais je trouve qu'il ne faut pas être excessivement dur. A vrai dire, après les critiques publiées dernièrement, j'ai hésité à aller le voir. J'y suis finalement allé pour me faire mon avis, et j'ai trouvé l'histoire touchante et le propos général juste. La personne avec qui j'y suis allé, qui ne connait pas bien Tolkien, a également apprécié.

Pour moi, c'est un film qui a le grand mérite de transmettre un message clair sur la fraternité dans l'oeuvre de Tolkien, de manière pertinente qui plus est. Il n'est pas fade, l'ensemble est bien joué et réalisé, la musique n'est pas mal du tout. On devrait s'en réjouir. Les attentes des spécialistes ne peuvent pas être satisfaites par un format de ce type, càd pas documentaire... N'est-ce pas le voeu de Tolkiendil que de telles entreprises existent et diffusent l'amour de son oeuvre, plutôt que de préférer que rien ne soit dit ?
Répondre
(01.07.2019, 00:59)Tikidiki a écrit : N'est-ce pas le voeu de Tolkiendil que de telles entreprises existent et diffusent l'amour de son oeuvre, plutôt que de préférer que rien ne soit dit ?

Un détail pour éviter toute confusion, c'est pas parce qu'un membre du Conseil d'Administration donne un avis que c'est l'avis de Tolkiendil ^^ Je préfère préciser à tous pour éviter tout malentendu, vu que tu mets Tolkiendil dans la discussion Razz
"L'urgent est fait, l'impossible est en cours, pour les miracles prévoir un délai."
Répondre
Je ne suis justement pas certain que cela soit le cas. Quand le seul passage montré où Tolkien écrit est celui de l'incipit du Hobbit, faisant croire qu'il n'y a rien eu d'autre auparavant, c'est là un manque assez grave pour un film qui se veut un tant soit peu biographique. L'intérêt d'un biopic, c'est principalement de faire découvrir ce que les gens ne connaissent pas d'emblée. Alors au minimum, il aurait été juste d'évoquer ses écrits du Silmarillion, quelqu'en soit la forme. Et puisque tu parles de la fraternité dans l'oeuvre de Tolkien, c'est un autre point qui m'a gêné : on entend parler que de cet aspect de l’œuvre, or c'est une part minime ; je peux autant voire sans doute plus parler de la solitude dans son œuvre que de fraternité. C'est exactement cet aspect un peu radical, qui me fait dire que ce n'est pas le bon moyen de parler de Tolkien. Cela ne veut pas dire qu'un autre biopic n'aurait pas fait le job et ça ne veut pas non plus dire que celui-là ne va pas apporter un autre genre de public.

EDIT : croisé avec Zelph.
Demons run when a Good Man goes to war.
Night will fall and drown the sun
When a Good Man goes to war.
Friendship dies and true love lies.
Night will fall and the dark will rise
when a Good Man goes to war.
Répondre
Je me posais aussi la question des droits de justement parler du Silmarillion. Est-ce que cette "grande absence", n'est-elle justement à cause d'une limitation légale ?
Par exemple, dans les adaptations de PJ, il n'est pas fait mention des noms d'Alatar et Pallando, a priori, pour des raisons de droits.
Il me semble me souvenir que Beren et Lúthien ne sont d'ailleurs pas mentionné dans l'explication finale, si ?
Par contre, on a la mention de Earendel, qui viendrait potentiellement contredire ma théorie.

Edit :
Pour info, en surveillant sur Twitter, on voit bien qu'une majorité apprécie beaucoup le film, ses émotions et sa magie. Il y a que quelques tweets qui indiquent que c'était long et ennuyeux mais ils sont plutôt minoritaires. Les protestations plus argumentées sont vraiment seulement chez des connaisseurs.
"L'urgent est fait, l'impossible est en cours, pour les miracles prévoir un délai."
Répondre
(01.07.2019, 09:57)Zelphalya a écrit : Il me semble me souvenir que Beren et Lúthien ne sont d'ailleurs pas mentionné dans l'explication finale, si ?
Par contre, on a la mention de Earendel, qui viendrait potentiellement contredire ma théorie.

Tout à fait. Beren et Lúthien ne sont pas cités, on a juste droit à quelque chose comme "une princesse elfe aimée par un mortel", ce qui m'a fait tiquer : pourquoi ne pas les nommer ? Mais Eärendel, lui, est cité.
Répondre
(01.07.2019, 09:39)Druss a écrit : Je ne suis justement pas certain que cela soit le cas. Quand le seul passage montré où Tolkien écrit est celui de l'incipit du Hobbit, faisant croire qu'il n'y a rien eu d'autre auparavant, c'est là un manque assez grave pour un film qui se veut un tant soit peu biographique.

Le fait que Tolkien écrive avant cette date est suggéré à plusieurs reprises, lors des réunions du TCBS et de sa rencontre avec Joseph Wright par exemple. C'est pas beaucoup, mais pas de contre-sens selon moi.

Le film insiste sur l'incipit du Hobbit pour une raison simple, c'est sa première oeuvre publiée. Le propos du film est de montrer que Tolkien se situe dans une logique différente après la mort de Smith, dont il veut d'ailleurs publier les poèmes et dont la lettre l'a encouragé à diffuser le message du TCBS, pour simplifier.
Répondre
(01.07.2019, 09:57)Zelphalya a écrit : Je me posais aussi la question des droits de justement parler du Silmarillion. Est-ce que cette "grande absence", n'est-elle justement à cause d'une limitation légale ?
Par contre, on a la mention de Earendel, qui viendrait potentiellement contredire ma théorie.

(01.07.2019, 10:54)Spooky a écrit : Tout à fait. Beren et Lúthien ne sont pas cités, on a juste droit à quelque chose comme "une princesse elfe aimée par un mortel", ce qui m'a fait tiquer : pourquoi ne pas les nommer ? Mais Eärendel, lui, est cité.

Évidemment, il y a ce problème légal, mais une suggestion ne me paraît pas être insurmontable. Earendel n'est pas concerné car la mention qui en est faite est celle du Crist de Cynewulf qui l'a inspiré, pas du personnage de Tolkien directement.

(01.07.2019, 11:25)Tikidiki a écrit :
(01.07.2019, 09:39)Druss a écrit : Je ne suis justement pas certain que cela soit le cas. Quand le seul passage montré où Tolkien écrit est celui de l'incipit du Hobbit, faisant croire qu'il n'y a rien eu d'autre auparavant, c'est là un manque assez grave pour un film qui se veut un tant soit peu biographique.

Le fait que Tolkien écrive avant cette date est suggéré à plusieurs reprises, lors des réunions du TCBS et de sa rencontre avec Joseph Wright par exemple. C'est pas beaucoup, mais pas de contre-sens selon moi.

Le film insiste sur l'incipit du Hobbit pour une raison simple, c'est sa première oeuvre publiée. Le propos du film est de montrer que Tolkien se situe dans une logique différente après la mort de Smith, dont il veut d'ailleurs publier les poèmes et dont la lettre l'a encouragé à diffuser le message du TCBS, pour simplifier.

Pourtant c'est bien un Tolkien en manque d'inspiration qui est montré après la guerre, en témoigne la scène sur le perron avec Edith, alors que dans la réalité, la période 1917-1937 est relativement féconde justement parce que le TCBS l'a influencé, au moins en partie. Ce qu'il se passe avec le TCBS, pendant la période avant-guerre, est minoritaire dans l’œuvre de Tolkien, ça me semble dommage d'avoir renversé la vapeur, si tu veux.
Demons run when a Good Man goes to war.
Night will fall and drown the sun
When a Good Man goes to war.
Friendship dies and true love lies.
Night will fall and the dark will rise
when a Good Man goes to war.
Répondre
J'avoue que j'ai trouvé le passage du manque d'inspiration plutôt inapproprié.

Je ne me souviens plus si on connait la date (ou du moins l'année) de cette fameuse page blanche avec la première phrase du Hobbit ?
"L'urgent est fait, l'impossible est en cours, pour les miracles prévoir un délai."
Répondre
Non, les avis oscillent généralement entre 1926 et 1931, de mémoire, avec une grosse probabilité que ce soit 1929-1930.
Demons run when a Good Man goes to war.
Night will fall and drown the sun
When a Good Man goes to war.
Friendship dies and true love lies.
Night will fall and the dark will rise
when a Good Man goes to war.
Répondre
Je rejoins Druss ; à divers égards. D'abord, j'ai également trouvé la scène avec le Père Morgan très juste ; comme je le disais plus haut, pour moi le personnage ressort de manière brillante, malgré le faible nombre de ses apparitions. A ce point de vue la critique assassine de Michaël Devaux, qui sonne plus comme un défouloir, me paraît inappropriée.

Ensuite, je pense que ce film fait certainement plus de tort que de bien. Certes, c'est un film agréable, et je ne sais trop pourquoi, mais c'est typiquement le film que je m'imagine très bien regarder dans un avion. Mais le problème dans ce film, ce n'est pas qu'il prend ses libertés avec les faits, ce qui est légitime et même, désirable, c'est que tout est faux ; qu'il fournit comme une sorte de "menu" à emporter essentiellement composé de clichés, de raccourcis, de lieux communs et de fantasmes. La preuve, c'est qu'on peut voir un journaliste s'interroger au sujet de Chistopher Wiseman, et de la possible source d'inspiration qu'il a pu être pour Boromir.

Premier cliché du film : le petit nouveau, tout juste orphelin, qui arrive dans une école de riches, où ses camarades lui sont d'emblée hostiles et cherchent à l'intimider. C'est oublier que Tolkien est arrivé au début de l'année scolaire, alors que sa mère était encore en vie. Certes il a fait un passage par une autre école entre temps, mais il est revenu à King Edward par la suite. Ce passage en-dehors de l'école a pu être à l'origine d'une humiliation (l'étudiant trop pauvre pour faire toute sa scolarité là), mais ce n'est pas le même type d'humiliation, et ç'aurait été autrement plus intéressant (double malaise de Tolkien qui n'appartient à aucun monde : trop bien éduqué et trop intelligent pour Saint Phillip, trop pauvre pour King Edward).

Deuxième cliché du film : Tolkien, à X ans (on ne sait pas son âge et on n'a aucun moyen de le savoir dans le film), connaît Chaucer en moyen anglais, par coeur à la ligne près. Tolkien était un génie, eh oui. Sauf que Tolkien a appris à lire Chaucer en moyen anglais... lors de sa scolarité à King Edward. Et sans doute était-il doué, mais connaître par cœur une œuvre aussi conséquente, c'est un peu difficile à croire.

Troisième cliché : l'homosexualité de GB Smith. En soi ce n'est pas un problème, mais la justification proposée par le réalisateur me met beaucoup plus mal à l'aise : "notre scénariste est gay, et quand il a lu les poèmes de GB Smith, il a tout de suite su qu'il était gay". Parce que d'abord, pour pouvoir "reconnaître" les gays, il faut être gay, ensuite, on peut catégoriser la sexualité de quelqu'un sur la base de ses poèmes, juste comme ça. Ce sont deux clichés extrêmement simplificateurs, et que je trouve même oppressifs pour cette raison.

Quatrième cliché : le TCBS qui "accueille" Tolkien. En fait Tolkien a fondé le TCBS avec Wiseman, lors de sa dernière année à Kig Edward, alors qu'il était déjà une sorte de "caïd" de la bibliothèque. C'est bien plutôt Smith qui a été "accueilli" par le TCBS. Mais là encore, on veut forcer sur le trait du fantasme : le petit Tolkien, solitaire et malheureux, que vient secourir l'affable GB Smith.

Cinquième cliché : Wagner. Oh ! Voilà une histoire qui parle d'un anneau magique ! Forcément, Tolkien s'en est inspiré. Un cliché qui a la vie dure depuis la parution du Seigneur des Anneaux peut-être, et dont on aurait aimé que le film ne l'alimente pas aussi lourdement et abondamment.

Sixième cliché : Tolkien qui supplie la mère de Smith de publier ses poèmes. Eh oui, les parents, ça ne comprend pas l'importance de la poésie... En fait, c'est la mère de Smith qui est à l'origine de cette publication, souhaitant respecter les dernières volontés de son fils.

Septième cliché : Wright qui donne un devoir absurde et presque impossible à Tolkien, à rendre pour le lendemain, comme un test pour l'accueillir dans ses cours. Mais voilà, Tolkien, Oxford, c'est l'élite, il s'assoit à son bureau et paf ! c'est pondu. Si cela avait été une anecdote avérée, pourquoi pas, mais sachant que Tolkien a suivi les cours de Wright avant de changer de filière et que c'est son prof de grec ancien qui a magouillé pour lui, on a simplement là affaire à un fantasme, encore un, qui colle bien à nos préjugés.

Je m'arrête ici, car la liste est longue et je pourrai la continuer trop longtemps. L'essentiel, c'est que ce film ne fait que véhiculer ce qu'on VEUT croire sur Tolkien, ce qu'on aurait envie de voir, ce qu'un public américain a envie d'y voir. Sur la base de trois ou quatre postulats véridiques, le film nous sert une belle assiette de clichés sur l'école, l'élite, l'inspiration, et même l'homosexualité. Ce sont des clichés qui sont confortables, douillets, qui nous sont familiers, qui résonnent bien avec notre imaginaire bien calibré par notre exposition intensive à la production culturelle américaine (à cet égard je pense être largement pire que d'autres d'ailleurs !), mais qui, finalement, enlèvent toute substance, toute spécificité du sujet traité, pour le remplacer par ces avatars plus reconnaissables, plus prépondérants dans notre image du monde.

Il y a une forme de violence particulièrement intense dans cette entreprise. En fait, en ne gardant que la coquille des événements (TCBS, guerre, Seigneur des Anneaux, Oxford, orphelin, Edith), et en la vidant de sa substance pour la remplacer par un "package" de scènes exemplaires tirées d'une sorte d'imagier collectif, le film nie toute individualité à la vie de Tolkien, lui enlève tout ce qu'elle a de personnel et d'unique.

Alors, maintenant, qu'en penser, en tant qu'association ? Je pense que ma critique publique était plutôt équilibrée : oui allez le voir, mais attention c'est plutôt faux, voire trompeur. Ma critique personnelle, c'est que je peux certes le regarder sans déplaisir, mais ce film est une enfilade de petites scènes complètement factices qui ne font qu'entretenir une nichée d'idées reçues et de raccourcis sur la quasi-totalité des sujets qu'il aborde.

PS : Je complète à l'instant mon message écrit pour sa majeure partie à 10 heures, s'il y a eu des interventions entre temps, je suis désolé de les ignorer.

(01.07.2019, 12:12)Zelphalya a écrit : J'avoue que j'ai trouvé le passage du manque d'inspiration plutôt inapproprié.

Je ne me souviens plus si on connait la date (ou du moins l'année) de cette fameuse page blanche avec la première phrase du Hobbit ?

Dans The History of the Hobbit, Rateliff m'avait semblé assez catégorique pour dater cette page de 1930 -en tout cas certainement pas avant.

Dans le film, il n'est absolument pas évident de savoir à quel moment de la vie de Tolkien cette "panne d'inspiration" est censée se situer. On sait juste que c'est "plusieurs années après la guerre".
Répondre


Sujets apparemment similaires…
Sujet Auteur Réponses Affichages Dernier message
  [Biopic] Tolkien's Road Sevrance 8 8 555 09.11.2014, 22:48
Dernier message: Druss

Atteindre :


Utilisateur(s) parcourant ce sujet : 1 visiteur(s)