07.09.2026, 22:36
(Modification du message : 07.09.2026, 22:37 par Chiara Cadrich.)
Vint le jour où Arweneth put consolider le grand escalier d’apparat, au marbre fissuré. Avec l’aide de Tarthenor, elle étaya la volée de marches branlantes de deux madriers, taillés de main de maître.
Le trio sonda la réparation et conclut qu’ils pouvaient se rendre au premier étage.
En grande pompe, ils gravirent le Grand degré restauré et s’aventurèrent dans la salle de réception.
Leurs pas résonnèrent sous la haute voûte, éveillant des échos depuis longtemps éteints. De hautes silhouettes fantomatiques, aux chuchotements inquiets, évoquèrent des conseils avant la bataille, de graves cours de justice. Des couples enlacés valsèrent un instant dans le souvenir de deux petites filles. Le chant des jours de fête illumina les arcades de verre en revenant aux lèvres des deux pétulantes vieilles dames. De gracieuses ogives de grès clair s'élançaient vers le plafond, surgissant d’assises noircies. Des nids de pigeons déshonoraient les encorbellements des corniches sculptées. La suie des incendies maculait les murs d'une gangue sinistre, où des lambris vermoulus pendaient comme des linceuls.
Chacun de leur pas soulevant une poussière grise, Arweneth et Melthril avançaient le cœur serré, oscillant entre l'accablement de la perte et un indomptable élan d'espoir. Chaque débris racontait la fureur de l'Ennemi, mais chaque arc-boutant debout proclamait la résilience de leur sang. Même Tarthenor, appuyé à sa béquille, subissait la majesté solennelle de cette nef abandonnée des Dúnedain, où dormait le souvenir de leur grandeur.
C’est alors que le regard d'Arweneth fut attiré par le fond de la pièce. Là, contre la muraille soutenant les arcades, pendait une masse informe et sombre. À première vue, cela n'avait l'air que d'un vieux tapis de feutre grisâtre, une loque calcinée et raidie par les ans, abandonnée aux araignées et aux courants d'air. Pourtant, sous l'épaisse croûte de crasse et les morsures du feu, la trame offrait une régularité et une résistance singulières.
Les deux amies s'approchèrent, une curiosité fébrile supplantant soudain leur mélancolie, sentant confusément que ces lambeaux de tissu dédaignés par les pillards recelaient le secret qui donnerait tout son sens à leur folle équipée.
Leurs rêves prémonitoires leur revinrent en mémoire.
Le trio sonda la réparation et conclut qu’ils pouvaient se rendre au premier étage.
En grande pompe, ils gravirent le Grand degré restauré et s’aventurèrent dans la salle de réception.
Leurs pas résonnèrent sous la haute voûte, éveillant des échos depuis longtemps éteints. De hautes silhouettes fantomatiques, aux chuchotements inquiets, évoquèrent des conseils avant la bataille, de graves cours de justice. Des couples enlacés valsèrent un instant dans le souvenir de deux petites filles. Le chant des jours de fête illumina les arcades de verre en revenant aux lèvres des deux pétulantes vieilles dames. De gracieuses ogives de grès clair s'élançaient vers le plafond, surgissant d’assises noircies. Des nids de pigeons déshonoraient les encorbellements des corniches sculptées. La suie des incendies maculait les murs d'une gangue sinistre, où des lambris vermoulus pendaient comme des linceuls.
Chacun de leur pas soulevant une poussière grise, Arweneth et Melthril avançaient le cœur serré, oscillant entre l'accablement de la perte et un indomptable élan d'espoir. Chaque débris racontait la fureur de l'Ennemi, mais chaque arc-boutant debout proclamait la résilience de leur sang. Même Tarthenor, appuyé à sa béquille, subissait la majesté solennelle de cette nef abandonnée des Dúnedain, où dormait le souvenir de leur grandeur.
C’est alors que le regard d'Arweneth fut attiré par le fond de la pièce. Là, contre la muraille soutenant les arcades, pendait une masse informe et sombre. À première vue, cela n'avait l'air que d'un vieux tapis de feutre grisâtre, une loque calcinée et raidie par les ans, abandonnée aux araignées et aux courants d'air. Pourtant, sous l'épaisse croûte de crasse et les morsures du feu, la trame offrait une régularité et une résistance singulières.
Les deux amies s'approchèrent, une curiosité fébrile supplantant soudain leur mélancolie, sentant confusément que ces lambeaux de tissu dédaignés par les pillards recelaient le secret qui donnerait tout son sens à leur folle équipée.
Leurs rêves prémonitoires leur revinrent en mémoire.
.oOo.
A suivre...

