06.09.2026, 11:00
(Modification du message : 06.09.2026, 11:03 par Chiara Cadrich.)
Le jeune rôdeur partageait son temps entre des siestes qui compensaient ses veilles nocturnes, et, malgré sa jambe meurtrie, des coups de main à la forge pour assembler les pièces les plus lourdes.
Il contemplait l’ouvrage des respectables illuminées, ces deux courageuses ouvrières qui, à elles seules, semblaient recoudre les lambeaux du Hirdor. Il admirait la force de leur dévotion qui, à coups de truelle et de binette, transformait cette carcasse de pierre en un foyer ronronnant. Mais il réprouvait leur prétention à réécrire l’histoire, à forcer un destin tracé par les prophéties de leur peuple.
Tiraillé entre le devoir de décourager leur folie et une tendre sympathie pour leur noble excentricité, il préparait les deux femmes à un inévitable retour. Son état s’améliorait rapidement et le temps viendrait bientôt, où il pourrait ramener chez elles les incorrigibles m’amies.
De temps à autres, s’appuyant sur une béquille taillée par Arweneth, Tarthenor faisait quelques pas prudents, autour du castel. Il emportait son arc, dans l’espoir de tirer du gibier.
Mais dans son état, il était bien trop maladroit pour se déplacer sans bruit sur le tapis de feuilles…
Pourtant, il arrive parfois que le sort prodigue quelque grâce.
Une flamme rousse bondit des taillis pour se planter devant notre jeune homme, le prenant par surprise comme jamais un rôdeur aguerri n’aurait dû l’être. Secoué d’une frayeur brutale, Tarthenor tomba à la renverse, lâcha son arc, sa béquille et répandit le contenu de son carquois dans les buissons.
Une renarde le regardait, la langue pendante, sa tête penchée et le regard luisant, semblant attendre que l’humain reprît ses esprits.
— Tu m’as fichu une frousse, toi ! Salut, ma Rhaweth ! Tu as fait tout ce chemin pour me retrouver ! Viens par ici, ma belle !
La main gantée se tendit vers le petit museau fébrile, qui accepta une caresse. Tarthenor avait recueilli toute jeune la renarde. A présent, c’était elle qui venait le secourir…
Dès lors, de temps à autres, les sages vieilles dames se délectèrent d’un civet ou d’un faisan, car Rhaweth était une chasseresse formidable.
Il contemplait l’ouvrage des respectables illuminées, ces deux courageuses ouvrières qui, à elles seules, semblaient recoudre les lambeaux du Hirdor. Il admirait la force de leur dévotion qui, à coups de truelle et de binette, transformait cette carcasse de pierre en un foyer ronronnant. Mais il réprouvait leur prétention à réécrire l’histoire, à forcer un destin tracé par les prophéties de leur peuple.
Tiraillé entre le devoir de décourager leur folie et une tendre sympathie pour leur noble excentricité, il préparait les deux femmes à un inévitable retour. Son état s’améliorait rapidement et le temps viendrait bientôt, où il pourrait ramener chez elles les incorrigibles m’amies.
De temps à autres, s’appuyant sur une béquille taillée par Arweneth, Tarthenor faisait quelques pas prudents, autour du castel. Il emportait son arc, dans l’espoir de tirer du gibier.
Mais dans son état, il était bien trop maladroit pour se déplacer sans bruit sur le tapis de feuilles…
Pourtant, il arrive parfois que le sort prodigue quelque grâce.
Une flamme rousse bondit des taillis pour se planter devant notre jeune homme, le prenant par surprise comme jamais un rôdeur aguerri n’aurait dû l’être. Secoué d’une frayeur brutale, Tarthenor tomba à la renverse, lâcha son arc, sa béquille et répandit le contenu de son carquois dans les buissons.
Une renarde le regardait, la langue pendante, sa tête penchée et le regard luisant, semblant attendre que l’humain reprît ses esprits.
— Tu m’as fichu une frousse, toi ! Salut, ma Rhaweth ! Tu as fait tout ce chemin pour me retrouver ! Viens par ici, ma belle !
La main gantée se tendit vers le petit museau fébrile, qui accepta une caresse. Tarthenor avait recueilli toute jeune la renarde. A présent, c’était elle qui venait le secourir…
Dès lors, de temps à autres, les sages vieilles dames se délectèrent d’un civet ou d’un faisan, car Rhaweth était une chasseresse formidable.
.oOo.
A suivre…

