02.02.2026, 14:18
Cela fait presque 8 ans que ce projet a été démarré et malgré l'enthousiasme de certains, il est resté depuis bien trop longtemps en suspens. J'ai profité de quelques mois de repos pour finaliser tous ses écrits qui attendaient d'être terminé. Je remercie les personnes qui ont participé au démarrage de ses écrits et je leur ai dit ce texte finalisé qui, je l'espère, leur plaira, ainsi qu'à tous ceux qui y jetteront un œil.
Encerclé par les grondements
Dans les pinèdes dévastées
J'abandonnai les hautes landes
Aux mains de monstrueuses bandes
Et fuis par les vals ravagés
Poursuivi de longs hurlements.
Les mains terreuses et le cœur lourd
D'avoir dû enterrer mon père
Par trahison assassiné,
Durant des ans, je le vengeais.
Je parvins, errant sans repaire,
En Doriath, sans chercher l'amour.
Ombre à la chevelure jais,
La voix douce comme le miel.
Aï ! Fou, je criai « Tinúviel ! »
Tant ta complainte m'envoûtait,
Tant tu dansais dans la clairière.
Devant ton père, le grand Roi,
Je tins ma tête haute et fière.
Il voula pour donner ta main,
L'impossible au destin humain :
Prendre au fer de la Triple-Guerre
Le Silmaril, source d'effroi.
Au fond du gouffre de Sauron,
Mes compagnons furent mangés.
Felagund, dans un dernier chant,
Me sauva du loup déchirant.
J'attendais, de fers chargé,
Que la mort brise mon front.
Nous franchîmes le seuil d'Angband.
Sous le trône du Noir Ennemi,
Le silence devint l'ami,
De nos pas sur la terre grande ;
Tremblant devant le plus grand Roi.
Je ne sais pourquoi ni comment,
Tes doigts touchèrent ma paume rêche
Bouleversant mon cœur soucieux.
Mais tu disparus à mes yeux,
Et je fus seul sur l'herbe fraîche :
Je ne sais pourquoi ni comment.
Ravi des griffes du néant,
Grâce au courage de mon aimée,
Je pris le joyau de fer pur.
Mais le loup survint, l'ombre au mur,
Ma main fut alors dévorée ;
Je tombai, mortel chancelant.
Le Seigneur des Morts accepta
De nous rendre l'éclat du jour.
Mais l'ombre d'un destin mortel,
Bien loin du repos éternel,
Scellait le prix de ton retour ;
Et ton cœur elfe s'adapta.
~ La Ballade de Beren et Lúthien ~
Encerclé par les grondements
Dans les pinèdes dévastées
J'abandonnai les hautes landes
Aux mains de monstrueuses bandes
Et fuis par les vals ravagés
Poursuivi de longs hurlements.
Innocente au cœur de velours
J'étais la fille de Melian
Et du grand roi Elu Thingol
Je jouais parmi les pergoles
Faisant des couronnes de lianes ;
En Doriath, sans chercher l'amour.
Malgré les ombres, malgré tout
Nous nous aimions passionnément.
Nous connûmes bien des tourments
Mais notre amour en vint à bout.
Les mains terreuses et le cœur lourd
D'avoir dû enterrer mon père
Par trahison assassiné,
Durant des ans, je le vengeais.
Je parvins, errant sans repaire,
En Doriath, sans chercher l'amour.
En Menegroth depuis toujours,
Les enchantements de ma mère
Charmaient les hôtes du festin.
J'attendais signe du destin
Pour m'élancer dans la lumière
Enfin chérir le fil des jours.
Malgré les ombres, malgré tout
Nous nous aimions passionnément.
Nous connûmes bien des tourments
Mais notre amour en vint à bout.
Or, c'est toi qui fut ma lumière :Ombre à la chevelure jais,
La voix douce comme le miel.
Aï ! Fou, je criai « Tinúviel ! »
Tant ta complainte m'envoûtait,
Tant tu dansais dans la clairière.
Une paire d'yeux parmi les feuilles,
Épiait depuis quelques minutes
Mes adages et cabrioles.
L'homme m'appela "Rossignol"
Sortant des haies, la barbe hirsute
Le teint blême, portant le deuil.
Malgré les ombres, malgré tout
Nous nous aimions passionnément.
Nous connûmes bien des tourments
Mais notre amour en vint à bout.
Devant ton père, le grand Roi,
Je tins ma tête haute et fière.
Il voula pour donner ta main,
L'impossible au destin humain :
Prendre au fer de la Triple-Guerre
Le Silmaril, source d'effroi.
Enfermé au haut d'un hêtre,
Par la colère de mon sang,
Je tressai mes cheveux de nuit.
Vers toi, mon aimé, je m'enfuis,
Bravant les gardes et le vent ;
Libre enfin de tout mon être.
Malgré les ombres, malgré tout
Nous nous aimions passionnément.
Nous connûmes bien des tourments
Mais notre amour en vint à bout.
Au fond du gouffre de Sauron,
Mes compagnons furent mangés.
Felagund, dans un dernier chant,
Me sauva du loup déchirant.
J'attendais, de fers chargé,
Que la mort brise mon front.
Sur le pont de la sombre tour,
Le chant de ma voix s'éleva.
Huan terrassa le tyran,
L'île trembla sous l'assaillant.
Vers ton cachot mon pied courut,
Te ramenant au grand jour.
Malgré les ombres, malgré tout
Nous nous aimions passionnément.
Nous connûmes bien des tourments
Mais notre amour en vint à bout.
Déguisés en bêtes d'effroi,Nous franchîmes le seuil d'Angband.
Sous le trône du Noir Ennemi,
Le silence devint l'ami,
De nos pas sur la terre grande ;
Tremblant devant le plus grand Roi.
Devant Morgoth, je m'élançai,
Ma danse endormit sa fureur.
Toute sa cour sombra au sol,
Tandis que mon manteau s'envole.
Le mal s'inclina par la peur,
Et mon chant enfin l'abaissa.
Malgré les ombres, malgré tout
Nous nous aimions passionnément.
Nous connûmes bien des tourments
Mais notre amour en vint à bout.
Je ne sais pourquoi ni comment,
Tes doigts touchèrent ma paume rêche
Bouleversant mon cœur soucieux.
Mais tu disparus à mes yeux,
Et je fus seul sur l'herbe fraîche :
Je ne sais pourquoi ni comment.
Ô mon ami tel un bastion,
L'âme détruite suite au combat ;
Malgré tes chants et ta valeur,
Las ! Désormais l'heure est aux pleurs :
Face à Sauron, tu te dressas
Et jamais nous ne t'oublierons.
Malgré les ombres, malgré tout
Nous nous aimions passionnément.
Nous connûmes bien des tourments
Mais notre amour en vint à bout.
Ravi des griffes du néant,
Grâce au courage de mon aimée,
Je pris le joyau de fer pur.
Mais le loup survint, l'ombre au mur,
Ma main fut alors dévorée ;
Je tombai, mortel chancelant.
Tel un oiseau, mon esprit vole
Rejoignant celui de Beren
Dans la caverne de Mandos.
D'une voix pure au son d'aulos
J'émus, par l'amour pérenne,
Námo se sentit bénévole.
Malgré les ombres, malgré tout
Nous nous aimions passionnément.
Nous connûmes bien des tourments
Mais notre amour en vint à bout.
Le Seigneur des Morts accepta
De nous rendre l'éclat du jour.
Mais l'ombre d'un destin mortel,
Bien loin du repos éternel,
Scellait le prix de ton retour ;
Et ton cœur elfe s'adapta.
Sur l'île verte nous vivrons,
Loin des orgueils et des couronnes.
Je choisis de mourir un jour,
Pour ne pas perdre notre amour.
Quand la cloche de fin résonne,
Ensemble nous nous éteindrons.
Malgré les ombres, malgré tout
Nous nous aimions passionnément.
Nous connûmes bien des tourments
Mais notre amour en vint à bout.


