16.01.2010, 18:31
(12.01.2010, 02:18)Sigmin a écrit : Ca me pose pas de soucis, bien au contraire ! Il va de soi que je lirai tes textes avec assiduité, et j'espère que les autres membres du forum feront comme moi, puisque tu vas poster tes écrits ici, hein ManThanosMénos ? ^^C'est par ici. Puisque je ne posterai l'entier texte sur ton forum qu'une fois achevé, j'ai préféré -comme il est de coutume en ces lieux- le publier morceau par morceau en cette section pour en offrir la primeur aux tolkiendili ; en espérant que cet avant-goût te plaira
Concernant ton Chapitre III, beaucoup d'imagination je trouve ; tant mieux! Et des décors toujours aussi bien travaillés
Néanmoins, je dois avouer qu'au bout d'un moment le récit a commencé à m'ennuyer. C'est surtout de mon fait : je suis d'une nature assez paresseuse, plus cinéphile d'ailleurs que bibliovore, et mon attention a en permanence besoin d'être captivée (ce qui explique que les écrivains classiques français m'ennuient...). Cela ne veut pas dire que ton récit doit être bourré d'actions, de combats et de carnages, (que non! Ce serait bien pauvre) mais qu'il devrait être un peu plus dynamique.
Du coup lorsque je construis un récit qui se veut dynamique, j'applique moi-même des règles, cependant empruntées à l'art cinématographique, et qui ne sont pas paroles d'or et de vérité, étant donné que beaucoup des grands auteurs -notamment Tolkien- ne les suivent pas. Et pourtant leurs oeuvres n'en sont pas moins d'une grande qualité!
Ces règles sont donc à prendre comme un exemple, un avis, défaillant peut-être, à rejeter probablement, ou le cas échant à adopter en les ajustant à ton propre style.
Entrelacer actions, descriptions et dialogues, plutôt que de faire un paragraphe de descriptions, un paragraphe de dialogues, un paragraphe d'actions.
Préférer le discours direct au discours indirect.
Faire naître les images dans l'imagination du lecteur en truffant le récit de rapides détails sensibles. (Il faut voir le récit comme un film dans ton esprit, image après image, et caractériser chacune de ses images par un détail, une émotion. Comme un story-board).
Centrer le récit autour de moments clés, porteurs d'intrigues, de symboles et de beauté esthétique, minimiser les autres si ce n'est les rejeter. À cette fin bannir tout ce qui est inutile au récit, c'est-à-dire non pas les décors ou les détails qui sont capitaux dans un récit, mais ces instants faits d'évidence que tu n'as pas besoin d'expliciter car le lecteur sait qu'ils ont eu lieu.
Par exemple, un jeune qui part au lycée. Plutôt que raconter tout ce qui se passe du moment où il ferme la porte de sa maison à celui où il se retrouve devant son lycée, comme un long film, en choisir trois extraits et ne raconter qu'eux : le moment où il sort de chez lui, aussitôt le moment où il se retrouve compressé dans la rame de métro, aussitôt le moment où il franchit la porte de son établissement.
Tout de suite le récit est plus dynamique, plus figuratif également, et tu peux profiter qu'il soit ainsi raccourci pour l'enrichir de menus détails à chaque scènes.
Outre ces conseils fallacieux, je réitère mon impatience à lire la suite de ton récit!