05.08.2005, 20:06
Apparement, Isabelle Smadja n'est pas aussi inintéressante que ça-au vu de l'interview que propose Zelphalya en 2ème lien, je n'ai pas lu son livre. Elle n'est pas radicale (ou imbécile puisque le fanatisme ne discrédite que trop) au point de démonter tout ce qui à trait à Tolkien.
Elle souligne la richesse de l'oeuvre, celle de la métaphore de l'anneau, etc, et je ne pense pas que ce soit pour faire passer le reste.
Elle dit également pas mal de conneries, je maintiens mon 1er post.
Le propos qui m'a le plus marqué est le suivant : "Or c'est bien de cela qu'il s'agit dans Le Seigneur des Anneaux : d'une race qui, dès sa naissance, est mauvaise."
Lorsqu' elle décrit la part d'humanité, succinte mais belle et bien présente chez les orques ("Ainsi, ils possèdent un langage, des individualités : des personnalités se dégagent, des tentatives de révoltes contre les chefs se précisent" ), il me semble que cette femme est plus humaniste que Tolkien. Qui nous dit bien tout ça-c'est quand même lui qui a dépeint ces "relations sociales" entre les orques, mais qui ne va pas plus loin. Qui ne pose pas la question de leur humanité. Quel personage éprouve des scrupules à les tuer ? Je ne sais même plus si, en lisant la trilogie, j'ai été amené à penser au sort des pauvres orques. Je vais un peu loin, mais voilà l'humanité : il n'y a pas si longtemps, l'éxecution des criminels heurtait peu de monde; désormais, la société isole et protège les plus grands psychopathes (ou le fera dans un futur plus ou moins proche selon les pays).
Néanmoins, un combat entre le bien et le mal reste un combat. Sans une once de manichéisme, adieu les grandes fresques belliqueuses, les épopées guerrières et tout ce qui va autour. Adieu tout simplement le squelette du récit.
L'opposition du bien et du mal reste la matière prépondérante des romans, films et arts multiples. Cette opposition évolue dans la forme avec la société, mais les problématiques sont au fond les mêmes à chaque époque. Nous somes encore loin de l'humanisme absolu.
L'Utopie nécessite une autre trilogie. Et d'autres vies.
Elle souligne la richesse de l'oeuvre, celle de la métaphore de l'anneau, etc, et je ne pense pas que ce soit pour faire passer le reste.
Elle dit également pas mal de conneries, je maintiens mon 1er post.
Le propos qui m'a le plus marqué est le suivant : "Or c'est bien de cela qu'il s'agit dans Le Seigneur des Anneaux : d'une race qui, dès sa naissance, est mauvaise."
Lorsqu' elle décrit la part d'humanité, succinte mais belle et bien présente chez les orques ("Ainsi, ils possèdent un langage, des individualités : des personnalités se dégagent, des tentatives de révoltes contre les chefs se précisent" ), il me semble que cette femme est plus humaniste que Tolkien. Qui nous dit bien tout ça-c'est quand même lui qui a dépeint ces "relations sociales" entre les orques, mais qui ne va pas plus loin. Qui ne pose pas la question de leur humanité. Quel personage éprouve des scrupules à les tuer ? Je ne sais même plus si, en lisant la trilogie, j'ai été amené à penser au sort des pauvres orques. Je vais un peu loin, mais voilà l'humanité : il n'y a pas si longtemps, l'éxecution des criminels heurtait peu de monde; désormais, la société isole et protège les plus grands psychopathes (ou le fera dans un futur plus ou moins proche selon les pays).
Néanmoins, un combat entre le bien et le mal reste un combat. Sans une once de manichéisme, adieu les grandes fresques belliqueuses, les épopées guerrières et tout ce qui va autour. Adieu tout simplement le squelette du récit.
L'opposition du bien et du mal reste la matière prépondérante des romans, films et arts multiples. Cette opposition évolue dans la forme avec la société, mais les problématiques sont au fond les mêmes à chaque époque. Nous somes encore loin de l'humanisme absolu.
L'Utopie nécessite une autre trilogie. Et d'autres vies.