20.03.2020, 16:58
Les Morts et Legolas sont incontestablement les deux principaux défauts de la bataille des Champs du Pelennor. C'est pourquoi j'apprécie globalement celle-ci jusqu'au débarquement d'Aragorn. Le reste est assez fatigant.
Quant aux Rohirrim, j'avoue que l'attitude martiale de Théoden me paraît en parfaite adéquation avec la représentation qu'en donne Tolkien et que je comprends guère les raisons d'être mal à l'aise à ce propos, sauf à souhaiter faire des Rohirrim des héros aux valeurs modernes, ce qui ne correspondrait franchement pas au roman*. Au demeurant, à l'intérieur du SdA, les Rohirrim n'ont clairement pas la même perception et appréciation du combat que les Gondoriens. D'ailleurs, chez Tolkien, Faramir le souligne et ajoute qu'il considère comme une déchéance l'appréciation croissante des qualités martiales au Gondor. A contrario, dans le deuxième film, l'attitude défaitiste de Théoden après sa guérison et son désir de ne pas aller au combat m'avaient heurté comme un contresens complet de son caractère. C'est d'ailleurs un des (nombreux) points où l'on voit que Jackson ne s'embarrasse guère de cohérence dans la peinture de ses personnages.
Pour la bataille des Cinq Armées, j'avoue être excédé dès le départ, avec une arrivée et une attaque des Nains d'un ridicule achevé, ce qui m'empêche vraisemblablement d'apprécier tout ce qui pourrait relever le niveau ensuite (et comme je trouve tout aussi mauvais l'arrivée des Orques et les principaux duels de la bataille, il ne reste de toute façon pas grand-chose susceptible d'améliorer mon opinion).
* Dans un même ordre d'idées, tout en étant très grand amateur de l'Iliade, il est facile de constater que le comportement d'Achille (pour ne parler que de lui) n'est pas franchement respectueux de la convention de Genève. Mais il serait aberrant de lui donner des préoccupations contemporaines.
Quant aux Rohirrim, j'avoue que l'attitude martiale de Théoden me paraît en parfaite adéquation avec la représentation qu'en donne Tolkien et que je comprends guère les raisons d'être mal à l'aise à ce propos, sauf à souhaiter faire des Rohirrim des héros aux valeurs modernes, ce qui ne correspondrait franchement pas au roman*. Au demeurant, à l'intérieur du SdA, les Rohirrim n'ont clairement pas la même perception et appréciation du combat que les Gondoriens. D'ailleurs, chez Tolkien, Faramir le souligne et ajoute qu'il considère comme une déchéance l'appréciation croissante des qualités martiales au Gondor. A contrario, dans le deuxième film, l'attitude défaitiste de Théoden après sa guérison et son désir de ne pas aller au combat m'avaient heurté comme un contresens complet de son caractère. C'est d'ailleurs un des (nombreux) points où l'on voit que Jackson ne s'embarrasse guère de cohérence dans la peinture de ses personnages.
Pour la bataille des Cinq Armées, j'avoue être excédé dès le départ, avec une arrivée et une attaque des Nains d'un ridicule achevé, ce qui m'empêche vraisemblablement d'apprécier tout ce qui pourrait relever le niveau ensuite (et comme je trouve tout aussi mauvais l'arrivée des Orques et les principaux duels de la bataille, il ne reste de toute façon pas grand-chose susceptible d'améliorer mon opinion).
* Dans un même ordre d'idées, tout en étant très grand amateur de l'Iliade, il est facile de constater que le comportement d'Achille (pour ne parler que de lui) n'est pas franchement respectueux de la convention de Genève. Mais il serait aberrant de lui donner des préoccupations contemporaines.
Rollant est proz e Oliver est sage.
Ambedui unt merveillus vasselage :
Puis que il sunt as chevals e as armes,
Ja pur murir n’eschiverunt bataille.
— La Chanson de Roland
Ambedui unt merveillus vasselage :
Puis que il sunt as chevals e as armes,
Ja pur murir n’eschiverunt bataille.
— La Chanson de Roland