Je ne sais plus quoi en penser.
Nous sommes entrés dans une époque de concurrence exacerbée des grands univers de fiction dans l'industrie culturelle, sans commune mesure il me semble avec la situation d'il y a une vingtaine d'années, vu les nouveaux fonctionnements de l'industrie (plateformes, surproduction multimédias, etc.). Cette question de l'acquisition et de la répartition des droits d'adaptation entre dans ce contexte. Mais quels effets sur l'imaginaire, l'éloignement par rapport à l'œuvre originel (je pense à l'ensemble de ce que Tolkien a créé), la coloration dont il se tente ? Je ne serais jamais entré dans la lecture de Tolkien après avoir zappé sur Amazon sur The Rings of Power, par exemple, de la même manière que je doute que j'aurais aimé la saga des Elder Scrolls en y entrant par le jeu ESO, etc. C'est cet aspect qui me pose question. Du côté des livres, j'ai vu que la romantasy est à la mode, que ça remplit les rayons de librairie au détriment des autres parfois et je me demande si un jeune qui entre dans les genres du merveilleux par ce biais sans être passé par les classiques - dans lesquels j'intègre Tolkien - peut quand même goûter Tolkien. Mais c'est sans doute excéder les bornes du sujet.
Il me semblait qu'on était dans une période de relative fatigue des productions tout azimut mais j'ai l'impression que les producteurs voient en Tolkien un terrain fertile et évidemment encore sous-exploité, l'ouverture de nouveaux droits ressemblant alors à un Eldorado... D'un côté, pouvoir partir de plus de matière écrite par Tolkien peut être considéré comme positif - plus positif que la situation baroque à la source de The Rings of Power, mais ça ne prémunit pas du tout contre des orientations discutables.
Je me demande si je ne suis pas tout simplement déjà une antiquité dans ma manière de considérer ces questions. Quand je considère les gens plus jeunes, qui ont davantage baigné tôt dans ce nouveau monde de l'industrie culturelle et du divertissement, je vois que le premier réflexe consiste généralement à s'enthousiasmer du moindre projet d'adaptation, quoi qu'il en soit... même s'ils déchantent parfois ensuite.
Nous sommes entrés dans une époque de concurrence exacerbée des grands univers de fiction dans l'industrie culturelle, sans commune mesure il me semble avec la situation d'il y a une vingtaine d'années, vu les nouveaux fonctionnements de l'industrie (plateformes, surproduction multimédias, etc.). Cette question de l'acquisition et de la répartition des droits d'adaptation entre dans ce contexte. Mais quels effets sur l'imaginaire, l'éloignement par rapport à l'œuvre originel (je pense à l'ensemble de ce que Tolkien a créé), la coloration dont il se tente ? Je ne serais jamais entré dans la lecture de Tolkien après avoir zappé sur Amazon sur The Rings of Power, par exemple, de la même manière que je doute que j'aurais aimé la saga des Elder Scrolls en y entrant par le jeu ESO, etc. C'est cet aspect qui me pose question. Du côté des livres, j'ai vu que la romantasy est à la mode, que ça remplit les rayons de librairie au détriment des autres parfois et je me demande si un jeune qui entre dans les genres du merveilleux par ce biais sans être passé par les classiques - dans lesquels j'intègre Tolkien - peut quand même goûter Tolkien. Mais c'est sans doute excéder les bornes du sujet.
Il me semblait qu'on était dans une période de relative fatigue des productions tout azimut mais j'ai l'impression que les producteurs voient en Tolkien un terrain fertile et évidemment encore sous-exploité, l'ouverture de nouveaux droits ressemblant alors à un Eldorado... D'un côté, pouvoir partir de plus de matière écrite par Tolkien peut être considéré comme positif - plus positif que la situation baroque à la source de The Rings of Power, mais ça ne prémunit pas du tout contre des orientations discutables.
Je me demande si je ne suis pas tout simplement déjà une antiquité dans ma manière de considérer ces questions. Quand je considère les gens plus jeunes, qui ont davantage baigné tôt dans ce nouveau monde de l'industrie culturelle et du divertissement, je vois que le premier réflexe consiste généralement à s'enthousiasmer du moindre projet d'adaptation, quoi qu'il en soit... même s'ils déchantent parfois ensuite.

