J'ai omis de signaler quelque chose, au temps pour moi : Méditerranée, Corée, Guinée, Vendée sont tous des noms en -ée, pas en -ré ou en -re. La formation de l'adjectif est donc basée sur l'ajout d'un suffixe en -n. C'est tout.
Il ne s'agit donc pas de savoir si l'adjectif se forme en remplaçant le 'e' (ou 'é') final par le suffixe -éen ou par le suffixe -ien (les deux cas de figure qui nous intéressent) : pour autant que je sache, en français, il est impossible d'avoir un mot se terminant par -ééen ou par -éien.
Les exemples proposés (à l'exception d'Europe) sont donc irrelevants. Pour Europe, on pourrait se demander si c'est approprié, vu qu'il n'y a pas de mots se terminant en -p en quenya. Mais passons, il y a plus intéressant : le plus ancien adjectif attesté pour qualifier quelque chose en lien avec l'Europe est europien (1563 adj. europien (Bonivard, Advis et devis des lengues, p. 23 ds Gdf. Compl.)).
L'adjectif 'européen' apparaît être une formation savante dérivée (c. 1720) par analogie avec l'adjectif latin europaeus, provenant du nom Europa, 'Europe' (comparer avec l'adjectif bas-latin europensis, probablement à l'origine de la forme archaïque europien).
Donc 'européen' apparaît bien (en tout cas à mes yeux) comme une exception au regard de l'évolution de la langue française. EDIT : En fait, il apparaîtrait que je me sois trompé. Cf. mon message (#14), plus bas.
Et potentiellement, Valinorian devrait se traduire par 'valinorien' et Valinórean par 'valinórien'. À moins qu'on utilise de façon systématique un accent tonique différent, ce qui pourrait donner une transcription française Valinōrë avec un adjectif francisé 'valinōrien' (le macron est notamment utilisé dans les translittérations japonaises pour marquer les voyelles longues, et Tolkien l'utilise de la même manière pour noter les voyelles longues en quendien primitif).
Il ne s'agit donc pas de savoir si l'adjectif se forme en remplaçant le 'e' (ou 'é') final par le suffixe -éen ou par le suffixe -ien (les deux cas de figure qui nous intéressent) : pour autant que je sache, en français, il est impossible d'avoir un mot se terminant par -ééen ou par -éien.

Les exemples proposés (à l'exception d'Europe) sont donc irrelevants. Pour Europe, on pourrait se demander si c'est approprié, vu qu'il n'y a pas de mots se terminant en -p en quenya. Mais passons, il y a plus intéressant : le plus ancien adjectif attesté pour qualifier quelque chose en lien avec l'Europe est europien (1563 adj. europien (Bonivard, Advis et devis des lengues, p. 23 ds Gdf. Compl.)).

L'adjectif 'européen' apparaît être une formation savante dérivée (c. 1720) par analogie avec l'adjectif latin europaeus, provenant du nom Europa, 'Europe' (comparer avec l'adjectif bas-latin europensis, probablement à l'origine de la forme archaïque europien).
Donc 'européen' apparaît bien (en tout cas à mes yeux) comme une exception au regard de l'évolution de la langue française. EDIT : En fait, il apparaîtrait que je me sois trompé. Cf. mon message (#14), plus bas.
Et potentiellement, Valinorian devrait se traduire par 'valinorien' et Valinórean par 'valinórien'. À moins qu'on utilise de façon systématique un accent tonique différent, ce qui pourrait donner une transcription française Valinōrë avec un adjectif francisé 'valinōrien' (le macron est notamment utilisé dans les translittérations japonaises pour marquer les voyelles longues, et Tolkien l'utilise de la même manière pour noter les voyelles longues en quendien primitif).
Rollant est proz e Oliver est sage.
Ambedui unt merveillus vasselage :
Puis que il sunt as chevals e as armes,
Ja pur murir n’eschiverunt bataille.
— La Chanson de Roland
Ambedui unt merveillus vasselage :
Puis que il sunt as chevals e as armes,
Ja pur murir n’eschiverunt bataille.
— La Chanson de Roland