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Essais - Sellic Spell - Eric Flieller
#1
Nous vous proposons aujourd'hui un article d'Eric Flieller ayant pour sujet le conte Sellic Spell, ou le conte étrange de fils d'ours.

N'hésitez pas à poster vos remarques.
Demons run when a Good Man goes to war.
Night will fall and drown the sun
When a Good Man goes to war.
Friendship dies and true love lies.
Night will fall and the dark will rise
when a Good Man goes to war.
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#2
Excellente nouvelle Smile
Je m'y plonge dès que j'ai un moment de libre (hélas, c'est à dire probablement ce soir... pas avant :/ )

I.
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#3
Attention à la concordance des temps : le passé domine, mais il y a des verbes au présent : « voit » (sachant que la Welsh Review a disparu en 1948), « apparaît »...

Citation :Le premier écrit de Tolkien publié, le poème The Lay of Aotrou and Itroun, apparaît dans le numéro de décembre 1945

J'ajouterais une précision du style « dans ce périodique ». Telle que cette phrase est formulée pour l'instant, on pourrait croire que Tolkien n'a jamais rien publié nulle part avant 1945.

« la Libraire Bodléienne » : faux-ami classique, library = bibliothèque.

Un « Boewulf » traîne...

Je ne comprends pas pourquoi la deuxième partie s'appelle « Jean de l'Ours » alors que ce titre n'est mentionné que tout à la fin de la partie et pas du tout explicité (à moins que ma culture générale soit encore une fois en faute).

Citation :Jacob Grimm suggère comme traduction « Loup, ou Ennemi, des abeilles »
Comme traduction de quoi ? Je me doute que c'est de « Beowulf », mais ça n'est pas très clair.

« arrière grand-père » > arrière-grand-père

Il y a pas mal de phrases dépourvues de proposition principale. Ça sonne assez bizarrement...

Ah, et sinon, j'aurais davantage vu cet article en section « Tolkien » (ou alors bi-classé). Mais bon.
The gods forgot they made me, so I forget them too
I listen to the shadows, I play among their graves
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#4
(29.04.2011, 14:44)Meneldur a écrit : Ah, et sinon, j'aurais davantage vu cet article en section « Tolkien » (ou alors bi-classé). Mais bon.

Je peux y remédier en le bi-classant, quand j'aurais quelques temps devant moi.
Demons run when a Good Man goes to war.
Night will fall and drown the sun
When a Good Man goes to war.
Friendship dies and true love lies.
Night will fall and the dark will rise
when a Good Man goes to war.
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#5
Salut Meneldur, merci pour tes remarques que j'ai pour la plupart prises en compte. Smile

J'avais à l'origine intitulé la 2ème partie "Fils d'ours", mais c'était redondant avec le titre de l'article. Certes, je n'évoque Jean de l'Ours qu'à la toute fin de cette partie, mais cela n'a rien de choquant, en tout cas à mes yeux. Jean de l'Ours est un nom générique qui recouvre beaucoup de personnages locaux.

Pour l'utilisation du présent à certains endroits, le but était de marquer des temps forts dans la lecture. Rien de contradictoire à l'utiliser à côté du passé simple, le présent le remplaçant alors volontairement*. Quant au manque de certaines propositions, le but était de donner du "rythme" à la lecture. C'est en tout cas dans ce sens que je l'ai fait. Wink

* EDIT : j'ai toutefois modifié "apparaît" en "apparut" pour renforcer l'utilisation du présent pour le verbe "voir" juste avant.
L'enfant ignorant qui se fait un jeu des exploits de son père ne croit pas se moquer, mais pense qu'il est le fils de son père
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#6
merci pour cette lecture fort intéressante !
Ça fait toujours plaisir de mettre en perspective les écrits de la fantaisie avec les légendes médiévales...

j'ai remarqué un petit oubli, une petite faute d'orthographe à la fin du premier paragraphe du dernier chapitre : "Sven II Estridsen (1047-1076), son arrière grand-père étant le fil d’un ours."
Eothain
ma lance, mon cheval... ma pipe !
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#7
Décidément... Smile

Merci Eothain ! Wink

Il faut dire qu'il me restait une dernière relecture à effectuer avant mise en ligne, mais Druss a tiré plus vite que son ombre Razz
L'enfant ignorant qui se fait un jeu des exploits de son père ne croit pas se moquer, mais pense qu'il est le fils de son père
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#8
Un article effectivement très agréable à lire.

Personnellement, quand tu mentionnes les termes européens apparentés à l'anglais Bear, je pense que tu pourrais aussi signaler le nom de l'ours dans Le Roman de Renart : Brun. Ce n'est probablement pas un hasard. (D'ailleurs, je me demande si Ysengrin - isen-grim est un kenning classique pour le loup dans les langues germaniques...)
Rollant est proz e Oliver est sage.
Ambedui unt merveillus vasselage :
Puis que il sunt as chevals e as armes,
Ja pur murir n’eschiverunt bataille.
La Chanson de Roland
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#9
En effet... référence ajoutée.

Merci Elendil Wink
L'enfant ignorant qui se fait un jeu des exploits de son père ne croit pas se moquer, mais pense qu'il est le fils de son père
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#10
(29.04.2011, 15:28)Druss a écrit :
(29.04.2011, 14:44)Meneldur a écrit : Ah, et sinon, j'aurais davantage vu cet article en section « Tolkien » (ou alors bi-classé). Mais bon.

Je peux y remédier en le bi-classant, quand j'aurais quelques temps devant moi.

Voilà, c'est biclassé en Tolkien Smile
Demons run when a Good Man goes to war.
Night will fall and drown the sun
When a Good Man goes to war.
Friendship dies and true love lies.
Night will fall and the dark will rise
when a Good Man goes to war.
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#11
Je lisais récemment la saga de Grettir, dont il est question au début de la section « Beowulf ». Pour autant que je puisse en juger et nonobstant l'avis de Lawrence, il me semble que c'est un cas quelque peu différent de celui de Beowulf.

Déjà, il n'y a guère de doute que le personnage de Grettir ait été historique et ait vécu dans les années 995-1035 (voir le commentaire de Boyer dans l'édition Pléiade des sagas islandaises, p. 1749-1750), même si une partie des exploits qui lui sont prêtés sont certainement légendaires. Les événements surnaturels auxquels il est mêlé paraissent donc avoir été surajoutés au récit de sa vie, contrairement à Beowulf, où elles forment le fond même de l'action.

L'une des meilleures preuves qu'on puisse en tirer, c'est que les motifs qui apparaissent dans la première partie de Beowulf (lutte contre Grendel et sa mère) apparaissent à plusieurs reprises à différents endroits de la vie de Grettir, sous une forme plus ou moins complète. Il semblerait que l'auteur de la saga ait entendu plusieurs versions de la lutte entre Grettir et un ou plusieurs monstres et ait cru qu'il s'agissait d'événements distincts, s'efforçant ensuite de les replacer tant bien que mal à divers endroits de la saga. Ainsi p. 800-802, Grettir poussé par l'appât du gain pénètre dans le tombeau d'un mort-vivant, Kárr le Vieux, qui hante les lieux et terrorise les habitants de l'île d'Háramarsey. Il le vaincra et prendra ses richesses, tandis que la personne qui l'avait aidé à descendre dans le tertre, prise de terreur, abandonnera les lieux.

Plus loin, p. 811-814, Grettir combat un ours qui dévastait les environs de Sálpti, « réveillé par tout le tapage que Björn avait fait avec ses compagnons ». Après avoir été moqué par un des parents de Thorkell, le propriétaire du lieu, il descend vers la caverne de l'ours et lui coupe une des pattes avant, puis bascule avec l'ours du haut d'une falaise. L'ours mourra de la chute. De même, p. 841-846 Grettir lutte de nuit et à main nue (au début) contre le terrible mot-vivant Glámr qui massacrait les gens de Thórhallstadir. Il finira par lui trancher la tête, écopant d'une malédiction au passage.

Mais bien sûr, le passage qui attira certainement l'attention de Lawrence est celui situé p. 905-909, où Grettir commence par combattre de nuit une troll qui massacrait régulièrement les habitants d'Eyjardalsá, puis lui tranche le bras droit et la précipite dans un gouffre. Quelques temps après, il descend dans le précipice, plonge sous une cascade et entre dans une caverne où se trouve un géant, qu'il tue. Le sang versé par le géant effraie le prêtre qui avait accompagné Grettir jusqu'au sommet du gouffre, lequel s'enfuie. Grettir trouve ensuite des richesses dans la caverne et remonte par lui-même la falaise.

Cela dit, il faut avouer que Grettir correspond assez bien au prototype de Beowulf (ce qui pourrait expliquer qu'il se soit vu attribuer ces exploits) : indolent, violent et de caractère sombre, il a tout de l'ours par le caractère, bien que son nom signifie soit « le grimaçant », soit « serpent ». À la différence de Beowulf, il finira d'ailleurs assez mal, proscrit dans toute l'Islande et finalement tué par un maléfice concocté par une sorcière.
Rollant est proz e Oliver est sage.
Ambedui unt merveillus vasselage :
Puis que il sunt as chevals e as armes,
Ja pur murir n’eschiverunt bataille.
La Chanson de Roland
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