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Le Chant du bétail - L'Histoire de Kullervo - Version imprimable +- Forum Tolkiendil (https://forum.tolkiendil.com) +-- Forum : Tolkiendil - www.tolkiendil.com (https://forum.tolkiendil.com/forum-4.html) +--- Forum : Arts (https://forum.tolkiendil.com/forum-16.html) +--- Sujet : Le Chant du bétail - L'Histoire de Kullervo (/thread-11165.html) |
Le Chant du bétail - L'Histoire de Kullervo - Druss - 11.10.2026 Je souhaitais vous partager ma version du chant du bétail chanté par la Femme d'Asemo dans l'Histoire de Kullervo. La version originale de ce chant, ainsi qu'une traduction faite par Moraldandil est disponible sur JRRVF. Sachez que ma propre traduction précède celle de Moraldandil (ainsi que celle de la traduction officielle par Aurélien Blanchard que je posterai dans un second temps). Comme eux, j'avais privilégié une traduction en octosyllabes (même si j'avais auparavant tenté en décasyllabes). Je n'ai pas remis le nez dedans depuis au moins 6 ans, donc les erreurs de traduction, s'il y en a, sont à prendre en compte à cette aune. (J'ai tenté de mettre la VO et la VF en regard dans un tableau, mais visiblement le code ne fonctionne pas). Garde mes bœufs charmant Ilu Loin des périls de la route Qu’elles n’aillent point vers le danger Ni ne tombent sur mauvais sort. Si mon bouvier n’est pas très doué Fait du saule alors un vacher Laisse l’aulne veiller les bœufs Et le sorbier les protéger Le cerisier les ramener Pour la traite dans le couchant. Si le saule ne les rallie pas Le sorbier point ne les protège Et l’aulne ne les garde pas Le guigner ne les ramène Envoie tes meilleures gouges, Envoie donc les filles d’Ilwinti Pour garder mes bœufs du danger Protéger mes bêtes cornues Car nombreuses sont tes filles À tes ordres en Manoine Douées à rallier le blanc bétail Dans les prairies bleues d’Ilwinti Jusqu’à ce qu’Ukko les ait traies Et abreuve Kēme l’assoiffée. Venez vierges grandes et âgées Puissantes filles du Paradis Venez enfants de Malōlo À l’appel puissant d’Ilukko Ô [Uorlen ?] le plus sage Loin du mal garde mon troupeau Où les saules ne le feront plus Au travers des marais tremblants Où la surface ne remue Et fonds avides avalent. Ô toi Sampia la plus belle Gaiement joue le cor de miel. Où l’aulne ne les soigne plus Met en pâture tous mes bœufs Créé des fleurs sur les tertres : Au timbre du cor de nectar Rend belles ces landes frontalières Enchante les forêts entour Que mes bœufs aient pâtis et foin, Fourrage doré en quantité Et têtes d’herbes argentées. Ô demoiselle de Palikki Et Telenda son compagnon Où le sorbier ne les soigne Creuse à mes bœufs un puits d’argent Sur les deux bords de la prairie De tes pieds errants de magie Fait jaillir les sources grises Et les rus coulent rapides Et vifs les cours des rivières Entre les belles berges d’herbes Pour abreuver de miel sucré Que le troupeau puisse laper l’eau Et le jus richement couler De leurs pis gonflés et gorgés Puisse le lait couler en rus En de blanches buées mousser. Mais Kaltūse avare amie Et conjureuse de tout mal, Où la nature ne les garde Repousse au loin l’esprit malin Qu’aucune main ne tire lait Et sur le sol ne soit gâché Que gouttes ne coulent en Pūlu Et que Tanto n’en boive point, Mais quand à la traite en Kame Leurs flots de lait seront gonflés Et leurs brochons déborderont Mon cœur d’épouse se réjouira. Ô Terenye fille de Samyan Petite fille des forêts Parée de beaux et doux atours Et de ta belle coiffe d’or De socques d’écarlate cuir, Si le guigner ne les mène Soit leur bouvier et leur berger. Quand le soleil bas a sombré Que chante l’oiseau de Veille Alors que le soir approche Parle aux créatures cornues Dit viens donc bétail ongulé Viens donc va donc vers la ferme. En dedans il fait bel et bon Le sol est doux pour le repos Dans la boue il est mal d’errer De mugir sur les rives nues Des multiples lacs de Sutse. Venez créatures cornues Le feu la femme attisera Dans le pré d’herbes emmiellées Le sol embuissonné de baies Lors demoiselle de Palikki Et Telenda son compagnon Bat-les d’un fouet de bouleau Au genévrier mène-les Loin du bétail de Samyan Et des pentes sombres d’aulnes Pour la traite dans le couchant. Ô toi Uru ô mon chéri Mon Pattemiel gérant le bois Signons ensemble une trêve Dans les beaux jours de cet été Ce bel été du Créateur Dans les jours du rire d’Ilu Que tu dormes dans la prairie Les oreilles fourrées de chaume Ou cache-toi dans les taillis Pour ne point ouïr les clarines Ni point l’appel du bouvier. Laisse sonnailler et mugir Dans la lande carillonner Qu’aucune folie ne te prenne Ni de désir saisisse tes crocs. Erre plutôt dans les marais À la lisière de la forêt. Perd ton grognement au hallier Que ta faim attende saison Quand en Samyan est le miel À fermenter sur les versants Des terres dorées de Kēme Sous le fredon des abeilles. Rendons cette ligue éternelle Entre nous une paix infinie Vivons en paix en cet été, En cet été du Créateur. Cette prière et tout ce chant Ô Ukko monarque d’argent Entend ma douce supplique. Tiens la bride aux chiens de Kūru Contient les choses sauvages En Ilwe couche le Soleil Et fait que les jours soient dorés. |