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Laitali
29.08.2018, 15:35
Message : #31
Laitalë
Ceux qui s'intéressent de plus près aux Psaumes savent peut-être que ce que nous appelons couramment le "Livre des Psaumes" est considéré par les Juifs comme étant composés de cinq livres distincts, regroupés thématiquement. Leur division s'opère comme suit :

- Ps. 1-41 (section probablement la plus ancienne)
- Ps. 42-72
- Ps. 73-89
- Ps. 90-106
- Ps. 107-150
(Le Psaume 151 n'est pas reconnu par le judaïsme, comme précédemment expliqué.)

Tout ceci pour signaler que j'ai désormais entièrement révisé ma traduction jusqu'au Psaume 41, que je vous propose ici accompagné de la traduction de Chouraqui. Les poètes parmi vous pourront facilement juger de la différence de style entre une Bible classique et la Chouraqui, beaucoup plus littérale :

  1. Olindó cánon. Lindë. Laviro.
    Au chorège. Chant. De David.
  2. Mána, χanda quén epë eñgwá ! Úmárë-auressë, Yahwë eteleχta sé.
    En marche, l’homme perspicace devant l’infirme ! Au jour du malheur, IHVH-Adonaï le délivre.
  3. Yahwë ortírë sé ar carë coititas ; nás mána cemendë. Lá antal senen cottozyaron milmen.
    IHVH-Adonaï le garde et le fait vivre; il est en marche sur terre. Tu ne le donnes pas à l’être de ses ennemis.
  4. Yahwë enwinyata sé yá sé caimassea. Ilya χautazyá, wistalyes hlíwezyassë.
    IHVH-Adonaï le restaure au berceau de dolence. Toute sa couche, tu la changes pendant sa maladie.
  5. Inyë quetë : « Á Yahwë, lë órava nissë, lë haþa náwenyá : ná, anaiquien lyenna. »
    Moi, je dis: IHVH-Adonaï, gracie-moi, guéris mon être: oui, j’ai fauté contre toi.
  6. Cottonyar quetir ulcó nin : « Malúmë qualuvas ? Nai auta essezyá ! »
    Mes ennemis disent du mal de moi: « Quand mourra-t-il ? Périsse son nom ! »
  7. Cé (mo) tulë cenë, quetë alwaralë. Endazya quanta þaucarenen senna. Ettulë ar ari lalamma.
    S’il vient voir, il parle vainement. Son cœur regroupe la fraude contre lui. Il sort et parle dehors.
  8. Yantai anat ní, quizir, ilyai tevildonyar. … Ninna quotiltë úmáré :
    Unis contre moi, ils chuchotent, tous mes haineux. Contre moi, ils pensent le malheur:
  9. « Vélialo paχta sirya mi sé. Caitas ar lá poluvas orya. »
    « Une parole de Belia‘al coule en lui. Il est couché et ne pourra plus se lever. »
  10. Rainenya-quén ta, yé sartanen, massanya-matya orta ninna talluné.
    L’homme de ma paix aussi, en qui je m’assurais, le mangeur de mon pain, lève contre moi le talon.
  11. Mal elyë, á Yahwë, lë órava nissë, lë orta ní ! Paituvanyet.
    Mais, toi, IHVH-Adonaï, gracie-moi, relève-moi ! Je les paierai.
  12. Sassë, istuvan ya yestalyen : ui, cottonya lá polë turë ninna !
    En cela, je sais que tu me désires: non, mon ennemi n’a pu triompher contre moi !
  13. Inyë, tulcúvalyen vanimenyassë ; tulcuvalyen epë lyé, tennoio.
    Moi, tu m’appuies en mon intégrité; tu me postes en face de toi, en pérennité.
  14. Amanya, Yahwë, Eru Izrailwa, oio tennoio. Násië, násië !
    Il est béni, IHVH-Adonaï, l’Elohîms d’Israël, de pérennité en pérennité. Amén, amén !


A noter :
  • Dans la mesure où le Tétragramme est considéré imprononçable par les Juifs, celui-ci est vocalisé avec les voyelles d'Adonaï "Seigneur", d'où la transcription française classique dans le milieu judaïsant "IHVH-Adonaï" (et la transcription absurde "Jéhovah" en usage dans certains milieux protestants).
  • L'expression "en marche" se traduit plutôt par "heureux" dans la plupart des Bibles. Chouraqui a préféré opter pour une traduction littérale de l'expression idiomatique correspondante en hébreu.

Rollant est proz e Oliver est sage.
Ambedui unt merveillus vasselage :
Puis que il sunt as chevals e as armes,
Ja pur murir n’eschiverunt bataille.
La Chanson de Roland
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28.06.2019, 16:55
Message : #32
RE: Laitali - Traduction des psaumes en quenya (parmaquesta)
Après être arrivé à la fin du deuxième livre des Psaumes (voir explication dans le message ci-dessus), j'ai fait une pause de plusieurs mois, pour cause de surcharge d'activités. Je viens de reprendre la révision de ce deuxième livre et pour marquer l'occasion, je vous livre ici le premier de cette nouvelle série, donc le Psaume 42, à nouveau accompagné de sa traduction par Chouraqui :

  1. Olindó cánon. Χanda. Yondoron Coró.
    Au chorège. Perspicace. Des Benéi Qorah.
  2. Wai celbo foa sírion nennar, sië návenya foa lyenna, á Eru.
    Comme le cerf brame sur les eaux des ruisseaux, ainsi mon être brame vers toi, Elohîms.
  3. Návenya soica Erun, coiva Erun. Malúmë tuluvan ar cenuvan cendelé Erua ?
    Mon être a soif d’Elohîms, d’Él vivant. Quand viendrai-je et verrai-je les faces d’Elohîms ?
  4. Nienya nin massa, aurë lómisseyë, yá quetë nin(na) ilya auressë : « Massë Erutya ? »
    Ma larme est pour moi du pain, jour et nuit, quand il m’est dit tout le jour: « Où est-il ton Elohîms ? »
  5. Sallo, enyalin ar ultan ninna návenyá : ná, lañganen nu rondó, lenden tenna mar Erua ómassë, liralessë, hantalessë merya þañgó.
    De cela, je me souviens et je répands sur moi mon être : oui, je passais sous l’arceau, je déambulais jusqu’à la maison d’Elohîms à la voix, la jubilation, la merci de la foule en fête.
  6. Yé ! cútyë, návenya ! An rúmatyë ninna ! Álë χora Erú, ná, tatallávan ata cendelezyó reχtiai.
    Quoi ! tu te prosternes, mon être ! Et tu te bouleverses contre moi ! Attends Elohîms, oui, je célébrerai encore les saluts de ses faces.
  7. á Erunya, pá ní, návenya cú. Sië, mintyanyel ta Iardéno, ta Χermónion, ta orto Missaro cemendë.
    Elohaï, contre moi, mon être se prosterne. Ainsi, je te mémorise en terre du Iardèn, des Hermôn, du mont Mis‘ar.
  8. Undumë undumen yamë hlónsë lantasírilyallon. Ilyai carcalyar yo falmalyar, ninna lañgar.
    L’abîme à l’abîme crie à la voix de tes cataractes. Tous tes brisants, tes vagues, sur moi passent.
  9. Auressë, Yahwë canya melmezyá, ar lómissë lírizyá azinyë, ná hyermenya coivienya-Erun.
    Le jour, IHVH-Adonaï ordonne son chérissement, et la nuit son poème avec moi, la prière à l’Él de ma vie.
  10. Quetin Erunna, ondonyan : « Manan laisintelyen ? Manan, luin, patan nu cottó þaχtié ? »
    Je dis à Él, mon rocher: Pourquoi m’as-tu oublié ? Pourquoi, sombre, vais-je sous la pression de l’ennemi ?
  11. Naχtyaina, axonyassen, muχtaltë ninna, ñaistarinyar, quetila nin ilya auressë : « Massë Erutya ? »[/i]
    Au meurtre, en mes os, ils me flétrissent, mes oppresseurs, en me disant tout le jour: « Où est ton Elohîms ? »
  12. Yé ! cútyë, návenya ! An rúmatyë ninna ! Álë χora Erú, ná, tatallávan ata cendelezyó reχtiai, Erunya !
    Quoi ! tu te prosternes, mon être ! Et tu te bouleverses contre moi ! Attends Elohîms, oui, je célébrerai encore les saluts de ses faces, Elohaï !


A noter que j'ai récemment étudié de plus près les complexités assez redoutables des changements phonologiques des diphtongues en position finale et des voyelles en hiatus, ce qui m'a amené à réviser quelques points de traduction antérieurs. Certaines des traductions données jusqu'à présent ont pu évoluer à la marge. Et comme Tolkien n'a jamais donné une forme claire et lisible à ses conceptions à ce propos, il n'est pas exclu que je révise encore cette question à l'avenir.

Rollant est proz e Oliver est sage.
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