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Vision d'Alfirin
11.06.2003, 18:25
Message : #1
Vision d'Alfirin
Sur les collines au pied des blanches montagnes
Mon regard se tourne vers le sud
Vers la mer

Je prends mon envol porté par les courants
Chargés d'embruns à l'odeur
De la mer

Je m'attarde sur les longs méandres du fleuve
Qui arpentent paisiblement la plaine
Vers la mer

Les champs printaniers de la large baie
Invitent à la belle mélancolie
De la mer, vers la mer

Drapés de clochettes dorées qui m'appellent
Au doux souvenir d'outremer
D'Eldamar

Mes rêves me portent alors au faîte des tours
De la sublime Tirion de Faerie
Eldamar

Où tintent et résonnent les notes subtiles
Des cloches d'or et d'argent
D'Eldamar

La brise ennivrante agite les vagues d'alfirin
Et s'estompe la sereine vision
D'Eldamar, Eldamar
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11.06.2003, 19:20
Message : #2
 
Ce poème est chargé de parfums, d'embruns et d'écume; on croit sentir le sel sur ses lèvres, repirer le vent puissant et orageux: c'est rare et sublime! Shocked Smile
Du fond de ma banlieue chargée d'hydrocarbure Crying or Very sad , je te remercie pour ce poème intense qui m'a fait respirer, encore, le vent merveilleux de la mer!
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12.06.2003, 16:18
Message : #3
 
Ma foi, si toutes les premières interventions des membres de ce forum étaient comme ça...
Moi qui déteste la mer, ce poème me la fait aimer (temporairement quand même, il faut pas pousser).
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12.06.2003, 17:53
Message : #4
 
Aaaaahhh, la mer... les vacances... Cool
Avec ce poème on est quand même bien loin du beauf et de ses 4 galins qui font des patés de sable a moitié sur notre serviette... Evil or Very Mad
C'est bien la mer de ton poème qui a fait tant rêver les elfes...
Rolling Eyes
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12.06.2003, 18:33
Message : #5
 
Beaucoup d'air frais se dégage ! Kel fraicheur ! Very Happy
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15.06.2003, 20:58
Message : #6
 
A la Nimrodel
Quand j'entends sa voix
Me poussent des ailes
Quand je rêve de toi
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23.06.2003, 11:24
Message : #7
 
Super poème, j'aime la présence de la mer et la forme, avec des strophes courtes qui (re)prennent la mer.
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24.06.2003, 11:51
Message : #8
 
Très beau Smile vraiment très beau........ il se dégage de ce poème une profusion d'images, d'odeurs et de sons..... On pourrait en faire une chanson Wink

Galerie de Teretwen
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28.06.2003, 11:27
Message : #9
 
La Mouette,
Un dessin en reponse à ton poeme ?
oui ou non ?
dis-moi, enigmatique oiseau

Alf(irin)
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28.06.2003, 11:39
Message : #10
 
Si les ors, les argents et les perles nacrées
Vivent dans tes images
De la mer

Oui !
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28.07.2003, 15:13
Message : #11
 
Une collègue linguiste m'a fait l'honneur d'étudier mes quelques vers. En voici l'analyse. Et encore merci à vous !

Arrow Arrow Arrow

Tout au long de la lecture de ce poème nous découvrons que le motif de la "vision" constitue sa charpente thématique. Dès la première strophe dont le sujet est "mon regard" et cela jusqu’à la dernière où nous trouvons la désignation directe "la sereine vision", nous observons la mise en poème d’un paysage esquissé d’une manière simple, par seule évocation de différentes parties du monde naturel, végétal et maritime : "les collines", "des blanches montagnes", "les longs méandres du fleuve", "les champs printaniers", "de clochettes dorées", "les vagues".
Cependant, à partir de la cinquième strophe, il s’opère un changement de perspective. Le paysage concret devient peu à peu le reflet du paysage imaginaire "les champs printaniers invitent…", "les champs printaniers m’appellent…» et la vision réaliste cède la place à la représentation imaginaire – les rêves, le souvenir. La perception du monde extérieur (le regard) se transforme en sensation du bien-être résumé dans le poème par "la belle mélancolie".
Ce changement de la perspective que nous pouvons qualifier de "passage" constitue, à mon sens, l’élément le plus intéressant du poème. Pourquoi ?
Tout d’abord, il convient de souligner que ce "passage d’un état à l’autre" est présenté comme positif voire bienfaisant bien qu’il s’agisse de la mélancolie – état de tristesse accompagné de rêverie, le synonyme du chagrin voire de la douleur au sens physique. Les adjectifs "belle", "doux", "sublime", "subtile" ornent certes les éléments constitutifs de la vision d’Eldamar en même temps qu’ils reflètent l’état émotionnel du sujet lyrique car c’est lui qui nous traduit, en utilisant un tel vocabulaire, l’objet de sa perception. Il le fait non seulement à travers son regard mais aussi à travers son émotion que lui procurent la beauté, la douceur, la subtilité et la sublimité de l’image d’Eldamar.
Le procédé rythmique tel que la répétition d’un même couple de vers : "vers la mer" / "de la mer" suggère particulièrement bien le mouvement de la mer, ce va-et-vient des vagues dont le bruit nous berce, nous calme, apaise et console peut-être notre chagrin. Au mouvement de va-et-vient s’interpose le mouvement descendant rendu par le jeu de rimes observé dans la mise en parallèle de substantifs "mer", "outremer" qui s’opposent au mot "Eldamar". Le contraste phonétique entre la voyelle ‘e’ et ‘a’ crée l’effet de glissement, glissement dans une autre réalité. Et la répétions suivante "d’Eldamar" / "Eldamar", telle une incantation, traduit de nouveau cette même sensation du bien-être que procure cette fois-ci la sérénité de la vision d’Eldamar.

En guise d’une brève conclusion, je souhaite souligner que mon regard d’un linguiste n’est qu’un des plusieurs regards que nous pouvons poser sur ce poème. J’ai voulu juste de mettre en évidence ce qui a retenu particulièrement mon attention dans ce poème, à savoir la transcription poétique de la sensation.
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13.11.2003, 23:31
Message : #12
 
Après un tel regard (fort bien aiguisé), que dire de plus ?
Linna
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