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De la Littérature et de notre enseignement
24.01.2007, 23:04
Message : #1
De la Littérature et de notre enseignement
Avant que chacun de vous ne se précipite pour me blâmer, je confesse ma faute. Ce topic n'a aucun rapport avec Tolkien que ce soit ses oeuvres ou sa vie mais j'en appelle ici à tous les passionés de littérature, aux enseignants de lettres modernes et classiques (et je suppose qu'il y en a parmi vous), aux artistes.
Tout est expliqué ici: http://www.maison-des-ecrivains.asso.fr/derniere.asp
Pardonnez moi de cette entrave au réglement mais je trouve qu'il est désastreux de vouloir supprimer une filière qui cherche à sensibilisé les coeurs à l'art et la littérature.
PS: j'espère sincérement que certains d'entre vous se sentiront interpelé et j'ose croire que en bon philologue qu'il était Tolkien aurait soutenu ce combat.
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25.01.2007, 21:41
Message : #2
RE: De la Littérature et de notre enseignement
Bien, on veut réduire l’effectif des professeur dans un domaine spécifique et ce du au manque d’enthousiasme pour les études littéraires. Je suis désolé de le dire mais quoi de plus normal ?

Je suis issus d’une section littéraire donc je peux en parler un petit peu. C’est, il est vrai, dommage que les gens négligent leurs langues, n’étudient plus certains textes et ne prennent plus le temps de sortir un bouquin mais on peut pas vraiment le leur reprocher. En termes plus crus, quand je parle à un plombier, échanges quelques mots avec un commercial ou m’entretiens avec un policier c’est rarement pour déclamer quelques vers de Baudelaire (pour faire plaisir à Squall-Estel).

Bien sûr avoir de la culture général, c’est très bien ! On est plus intéressant, on peut épater et ainsi de suite mais ce n’est pas une fin en soi pour trouver un boulot. Le milieu littéraire est ultra bouché, tout comme les autres milieux cités :
- La musique (je suis saxophoniste et ne refuse pas un cachet donc je peux en parler) est un milieu particulièrement fermé et à moins de bosser pour rien, il n y’a peu de chances de toucher de l’argent et encore moins d’en vivre, les artistes tenant (à juste titre) à garder leurs places et se serrant les coudes entre-eux.
- Le milieu du dessin est en écroulement total (il suffit de voir que l’écho des savanes n’est plus produit depuis janvier 2006 pour cause de non-rentabilité suffisante).
Et pour le reste, je laisserais parler les plus experts que moi mais il doit être fort probable qu’il en va de même, tous les gens pouvant se dire artistes de nos jours et tendant encore plus à « développer leurs dons » depuis les 35 heures…

Je parle comme un chef d’entreprise qui se défends de cela ? Je n’en suis pas un mais il ne faut pas oublier que, jusqu’à preuve du contraire, c’est eux qui embauchent et à mon avis entre un gars qui sort d’une prépa littéraire et un technico-commercial, les chances de trouver un boulot face à eux ne sont pas les mêmes…

C’est rageant mais c’est la loi de l’offre et de la demande, alors il faut excuser les gens si ils se rabattent sur d’autres filières et tentent éventuellement d’étudier parallèlement les œuvres littéraires et d’enrichir leurs culture personnelle voire de publier un truc de temps à autre.

Beaucoup des signataires sont des gens qui ont un boulot dans ce domaine. Je ne suis pas sûr que tous les gens qui galèrent à vivre de leurs textes soient aussi engagés et peut être même qu’ils auraient préféré qu’on leur annonce à quel point ce marché est rude. Nombre d’entre eux doivent se réorienter et ce n’est pas tâche aisée.

C’est sans doute pour éviter à des gens d’avoir des illusions trop grandes qu’une telle mesure est prise. On devrait expliquer en détail comment fonctionne le milieu littéraire aux gens pour que l’on comprenne pourquoi une telle mesure est mise en place.

Ah, encore une dernière touche de défaitisme : les manifestations ne serviront à rien. Ce n’est pas l’éducation nationale qui crée les postes mais les entreprises. On pourra toujours laisser les postes ouverts, il n’y aura pas plus (d’ailleurs il y’en a de moins en moins) de places pour les travailleurs !

PS : Tolkien avait un travail de professeur en parallèle de son activité, ce qui lui permettait de subvenir à ses besoins (comme bon nombre d’écrivains comme David Eddings qui travaillais dans un supermarché). Il avait tendance à pousser ses raisonnements et aurais donc conclu, en connaissance du marché actuel et des nouveautés, sur les mêmes résultats négatifs et nuancés…
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25.01.2007, 22:07
Message : #3
RE: De la Littérature et de notre enseignement
Je clos.

Merci d'au moins prendre la peine de demander par MP ou mail à un administrateur...

"L'urgent est fait, l'impossible est en cours, pour les miracles prévoir un délai."
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