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L’influence de la théorie des cycles dans l’oeuvre de Tolkien
06.12.2006, 20:41 (Ce message a été modifié le : 16.12.2006 15:46 par Blinght.)
Message : #1
L’influence de la théorie des cycles dans l’oeuvre de Tolkien
Bien, je sais qu’un essai de ma part est chose assez surprenante en vue des collaborations faites jusqu’à présent. Toutefois, en recherchant précédemment un truc que j’ai fais et qui finalement n’étais même pas sur ce forum (préparation d’une petite planche de BD en cours en l’occurrence), je suis tombé sur une question que je me suis posé il y’a fort longtemps…

Diantre donc, où veut il en venir cet affreux bonhomme vert ? Sans doute à voir si lui aussi est capable de réussir quelque chose de sérieux et sensé en développant le sujet… c’est parti pour :


L’INFLUENCE DE LA THEORIE DES CYCLES DANS L’ŒUVRE DE TOLKIEN

En se penchant sur la chronologie des événement qui se déroulent sur la Terre d’Arda de JRR Tolkien, on se rends compte d’une dégradation successive de la qualité des êtres qui la compose. En effet, plus on s’avance dans le temps, plus ces derniers viennent à devenir faibles, posséder un jugement pervertis et sont aptes à faire des erreurs.

Or, on peut noter une grande similitude entre cette constatation et certains autres écrits comme des documents issu de diverses civilisations respectant ce schéma (Indienne d’Asie avec les théories Bouddhistes ou d’Amérique considérant que l’univers est composé de cycles qui commencent à leur apogée et se dégrade au cours du temps) voire, d’un point de vue plus lointain, économique avec la théorie des cycles de Hayek (1899-1992) respectant un schéma assez similaire.

Toutefois les écrits du poète Hésiode (8ième siècle avant JC) dans son œuvre les Travaux et les Jours ou les Métamorphoses d’Ovide (43 avant JC-17 après JC) où divers âges qui composent un cycle se suivent marquent le plus de similitudes avec l’œuvre de JRR Tolkien..On remarque dans ces deux cas que le temps qui s’écoule laisse place à un affaiblissement progressif des capacités des individus.

Nous allons donc étudier comparativement les œuvres d’Hésiode, qui est celle qui colle le mieux à cette constatation, et de Tolkien pour souligner cette similitude et constater le pervertissement des êtres peuplant les Terres du Milieu.



Le poète distingue cinq races d’humains qui se succèdent et dont l’existence passe de la condition idéale à un point beaucoup moins enviable. C’est en suivant ces cinq races que le sujet sera développé.

[Image: mondebeau4fc7.png]

LA RACE D’OR :

« Ils vivaient comme les dieux, le coeur libre de soucis et loin des peines et de la misère. La misérable vieillesse ne les atteignait pas et, les jambes et les bras toujours de force égale, ils prenaient du bon temps dans les festins, à l'écart de tous les maux. Ils mouraient comme s'ils succombaient au sommeil […] » (Hésiode)

LES ELFES : "Car les Elfes ne meurent pas que ne meure le monde, à moins qu'ils ne soient tués ou qu'un deuil ne les frappe (à ces deux formes de mort ils semblent être soumis). L'âge laisse leur force intacte, à moins qu'ils ne se lassent de mille et mille siècles, et quand ils meurent ils se retrouvent à Valinor, dans les Palais de Mandos, d'où ils peuvent sortir au bout d'un certain temps." (Le Silmarillion)
- Il est aisé de comparer cette race d’or avec les Elfes. Les premiers Nés, aînés des Enfants d’Iluvatar jouissent d’un statut similaire à ces êtes décrit par notre poète : une durée de vie exceptionnelle, une force et capacité physique surprenante et un moral fantastique.

- Notons au passage qu’Iluvatar pourrait être comparé à Cronos, dieu qui créa ces premiers êtres et leur insuffla cette quasi perfection. La similitude va même au-delà de ce point : elle concerne aussi quelques races présentes en Terre du Milieu. En effet, les races qui pourraient être dites « inférieures » de par ce développement ont été parfois crées par d’autres dieux, tout comme les races présentes dans les Travaux et les Jours :
- Les Nains furent crée par Aulë (nous y reviendrons dans la Race d’Argent)
- Les Orques furent crée par Melkor (Nous y reviendrons dans la Race d’Airain)

[Image: nain1cx1.png]

LA RACE D’ARGENT :

« A la race d'or, ces hommes ne ressemblaient ni par le physique ni par l'esprit. Ils étaient incapables de s'abstenir de la folle démesure, ils ne voulaient pas servir les immortels ni faire des sacrifices sur les autels sacrés des bienheureux, ce qui est la loi pour les hommes civilisés. Et Zeus les fit disparaître, parce qu'ils ne rendaient pas les honneurs aux dieux bienheureux. » (Hésiode)

LES NAINS : "Et il créa les Nains tels qu'ils sont encore aujourd'hui, car l'apparence des Enfants à venir n'était pas claire à son esprit et la Terre était encore au pouvoir de Melkor : il souhaitait donc qu'ils fussent robustes et résistants." Le Silmarillion
- La similitude avec la destruction qu’Eru Illuvatar exigea des Nains d’Aulë et ce que Zeus fis pour réduire cette race à néant est un clin d’œil saisissant entre les deux œuvres. Toutefois cela s’arrête à ce niveau, les Nains ayant eu le droit à une reconsidération de leur droit d’exister de la part d’Eru.

- Ceci est aussi sans doute dû au fait que, contrairement à l’œuvre poétique, les différentes races imaginées par Tolkien durent se côtoyer. Cela créa des amitiés ou conflits selon le cas, le deuxième point accentuant davantage la dégradation progressive des contacts et relations dans le monde d’Arda, tout comme le souligne cet essai.

LA RACE D’AIRAIN OU DE BRONZE :

« Elle ne ressemblait en rien à la race d'argent. elle était terrifiante et robuste. Elle se destinait aux funestes oeuvres d'Arès et aux actes de démesure. Ils ne se nourrissaient pas de pain, ils avaient le coeur dur comme le fer le plus dur, terribles à voir. Grande était leur force et leurs bras invincibles partaient de leurs épaules reposant sur des corps vigoureux. Malgré leur aspect effrayant, la noire mort les prit, et ils quittèrent la lumière éclatante du soleil. » (Hésiode)

HOMMES

HOBBITS "Il n'y a guère de magie chez eux que celle, toute ordinaire et courante, qui leur permet de disparaître sans bruit et rapidement quand de grands idiots comme vous et moi s'approchent lourdement, en faisant un bruit d'éléphant qu'il peuvent entendre d'un kilomètre." Bilbo le Hobbit

LA RACE DES HEROS :

« Plus juste et plus noble, race divine des héros qu'on appelle demi-dieux. C'est la génération qui nous a précédés sur la terre infinie. Ces hommes-là, c'est la guerre et la bataille destructrice qui les perdit. C'est là que la mort, la fin, les enveloppa. A d'autres Zeus le père donna une existence et un mode de vie à l'écart du genre humain, dans un pays lointain. Ceux-là vivent, le coeur libre de soucis, dans les îles des bienheureux » (Hésiode)

RACES DIVERSES ANTIMALEFIQUES :
- Les héros ne manquent pas dans les récits de JRR Tolkien. Toutefois, sans vouloir donner de noms précis qui ne formerait qu’une liste de noms issus de diverses nationalités et ayant accomplis des exploits plus ou moins importants, on remarque que les héros sont généralement issus des races s’opposant aux plans maléfiques. Ils font généralement partis des races précédemment cités, la race des héros étant davantage un nom englobant tous ces personnages qui ont marqués l’histoire de la Terre du Milieu qu’une population bien précise.
- Au passage, on notera aussi une similitude assez déroutante entre les héros vivant à l’écart du monde et une certaine île pleine de mystères où les Elfes vont passer leurs derniers jours, rejoignant Valars.

[Image: hros3qs5.png]

LA RACE DE FER :

« A leurs parents, ils ne montreront que mépris. Ils s'exprimeront en paroles rudes, les méchants ! Aux vieillards qui les ont nourris ils refuseront les aliments'. Nul prix ne s'attachera plus au serment tenu, au juste, au bien : c'est à l'artisan de crimes, à l'homme tout démesure qu'iront leurs respects ; le seul droit sera la force, la conscience n'existera plus. Le lâche attaquera, le brave avec des mots tortueux, qu'il appuiera d'un faux serment. Aux pas de tous les misérables humains s'attachera la jalousie, au langage amer, au front haineux, qui se plaît au mal. » (Hésiode)

ORQUES ET ASSIMILES "Pourtant, on dit en Eressëa que tous ceux des Quendi qui tombèrent entre les mains de Melkor avant le démantèlement d'Utumno furent jetés en prison, qu'ils furent corrompus et réduits en esclavage après de longues et savantes tortures, et c'est ainsi que Melkor créa la race hideuse des Orques."
- L’essentiel est cité. Des êtres violents issus de la pire perversion, collant parfaitement à cette image.

NÚMENOREENS
- Si on ne tiens pas compte des débuts plutôt positifs de ce peuple, on remarque que les similitudes sont aussi assez troublantes. Sauron accomplit un renversement de situation en convertissant Ar-Pharazôn à sa cause. La perversion des Númenoreens n’est que mentale mais le résultat est tout de même édifiant.

[Image: orque2ud5.png]

CONCLUSION

A noter qu’à la fin de ces ages et races viendra sans nul doute la fin du monde, une perversion encore accrue étant assez inimaginable. Or Tolkien annonce dans certains de ses écrits cette fin mais, tout comme ce fut le cas pour Hésiode, de manière évasive et pour un avenir lointain.

A savoir qu'a cet essai vont être ajouté des images que je suis en train de faire en ce moment même ou sont en cours de scann'. Il est vrai que je manque un tantinet de citations pour ce sujet et que je poste ceci de suite après l'avoir écrit donc certaine formules pourront sembler redondantes, veuillez m’en excuser. Je reviendrais modifier et ajouter des éléments après votre verdict car il n'est pas impossible que j'ai fais de grossières erreurs!

Merci de la lecture !
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06.12.2006, 21:20
Message : #2
RE: ESSAI : L’influence de la théorie des cycles dans l’oeuvre de Tolkien
Bonsoir !

Ton essai me fait vivement réagir car il repose, selon moi, sur une comparaison...qui n'est pas comparable !

Les souvenirs que j'ai du mythe de l'âge d'or, c'est que la race humaine va décliner, en effet. Et que de l'âge d'or, on passera à l'âge d'argent etc.
Mais il s'agit de la même race non ?

Elfes, Hommes, Nains, en laissant de côté les Orques, ne sont pas la même race. Leur nature est différente.

Tu en viens à faire une sorte de podium des races de Tolkien, en plaçant en tête les Elfes, puis les Nains, puis les Hommes. Je ne pense pas que cela soit possible d'une part, ni dans l'esprit de Tolkien d'autre part.

A partir de cette comparaison qui n'est selon moi pas pertinente (:oopsSmile, je ne peux adhérer à ce que tu dis par la suite.

En toute amitié Smile
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06.12.2006, 22:08 (Ce message a été modifié le : 06.12.2006 22:09 par Eleglin.)
Message : #3
RE: ESSAI : L’influence de la théorie des cycles dans l’oeuvre de Tolkien
je crois que tu confonds avec les Métamorphoses d'Ovide.
Blinght se base sur le mythe des races métalliques d'Hésiode. Wink
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06.12.2006, 23:46
Message : #4
RE: ESSAI : L’influence de la théorie des cycles dans l’oeuvre de Tolkien
Perso, ce qui me pause problème, c'est l'affirmation de départ.
Blinght a écrit :En se penchant sur la chronologie des événement qui se déroulent sur la Terre d’Arda de JRR Tolkien, on se rends compte d’une dégradation successive de la qualité des êtres qui la compose. En effet, plus on s’avance dans le temps, plus ces derniers viennent à devenir faibles, posséder un jugement pervertis et sont aptes à faire des erreurs.
Cela est vrai des Elfes, mais des Elfes en Terre du Milieu uniquement ! Ceux d'Aman ont continué à s'épanouir.

Et, concernant les Hommes, c'est difficilement compatible avec l'idée de Tolkien de l'avènement progressif de la Domination des Hommes, enrichis par les Elfes, et via Melian, par la "race" des purs esprits.
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07.12.2006, 12:02
Message : #5
RE: ESSAI : L’influence de la théorie des cycles dans l’oeuvre de Tolkien
Avant toutes choses, je vous remercie pour la pertinence de vos réponses qui vont me permettre que modifier cet essai afin de le rendre plus intéressant mais aussi éradiquer les quelques erreurs qui le jalonne.

A MALAELIN :

« A la race d'or, ces hommes ne ressemblaient ni par le physique ni par l'esprit. »
« Elle ne ressemblait en rien à la race d'argent. »

Il est vrai que je parle des cycles de Hésiode et pas d’Ovide. Il s’agit d’êtres qui pourraient êtres assimilés, il est vrai, à l’espèce humaine mais cela s’arrête là. Ils n’ont donc, comme pour les races de Tolkien, que leur aspect humanoïde en commun car ils ne se ressemblent ni par leurs physiques, ni par leurs esprits. Je devrais sans doute ajouter un autre aparté là-dessus.

Il est également vrai que cela peut avoir un effet de podium mais c’est sans doute dû à l’impression que donne la théorie, plaçant des races « supérieures » à d’autres. J’ai essayé d’ajouter d’autres éléments extérieurs à la thèse pour ne pas faire un simple listing mais sans doute pas assez. Je vais plancher là-dessus !

Cette comparaison peut paraître non pertinente, toutefois j’estimais que ces similitudes méritaient d’être étudiées. Peut être devrais-je trouver, comme je l’ai dis ci-dessus, davantage de documents pour étayer cette thèse ? A vrai dire il faudrait que je m’investisse encore plus dans le sujet…

A DIOR :

Je ne vais pas infirmer tes propos qui sont d’une justesse irrévocable. Toutefois je ne parle pas de l’évolution des espèces au cours du temps mais dès leur naissance (et j'aurais mieux fait de dire "Terre du Milieu" que monde d'Arda). J’aurais sans doute dû faire une partie plus distincte abordant le fait que les races se côtoient chez Tolkien alors qu’elles se suivent successivement chez Hésiode, ne s’influençant pas les unes les autres dans le 2e cas. Je vais y réfléchir.


J’attends d’autres commentaires, n’hésitez pas à critiquer pour que je puisse réétudier et reformuler mon texte ! (puis si des gens trouvent cela interressant, il me manque sans doute quelques citations pour les hobbits et humains ou concernant des apartés qui pourraient être enrichissantes !)
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16.12.2006, 15:48
Message : #6
RE: ESSAI : L’influence de la théorie des cycles dans l’oeuvre de Tolkien
J'y ai ajouté quelques petits dessins, histoire d'illustrer un peu de manière humoristique cet essai. Je ferais des modifications ultérieurement et attends vos impressions avec impatience, ce qui m’aidera à améliorer considérablement cet écrit.

Merci de votre lecture…
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31.05.2009, 22:56 (Ce message a été modifié le : 01.06.2009 22:51 par Annarion.)
Message : #7
RE: L’influence de la théorie des cycles dans l’oeuvre de Tolkien
Votre idée moi me semble très intéressante, toutefois, il me semble très problématique de tenter de penser les nains comme précédant les hommes pour une raison majeure. C'est que les nains ne sont pas les enfants d'Illuvatars, du moins ils ne sont acceptés par lui qu'après, et ils ne sont pas sont oeuvre et de plus Eru, pour punir Aulë de les avoir crée avant que n'apparaissent ses propres enfants, c'est à dire les elfes et les hommes, les plonge dans un profond sommeil, dans l'attente de l'avènement des elfes. Les hommes sont les enfants d'Eru et de ce fait dans l'hypothèse d'une périodisation symbolique des races, il ne peut être question me semble-t-il de faire correspondre à la race d'argent que l'on retrouve dans Hésiode et aussi chez Platon.

Toutefois il est évident qu'il y a une sorte de relative hiérarchie des races, je dis bien et j'insiste, une relative hiérarchie, comparable à celle qui existe dans la pensée grecque entre les races d'or, d'argent, de bronze race des héros et de fer. Les elfes semblent plus proches des êtres spirituels que sont les maiars et les Ainurs, que les hommes qui eux n'ont pas le droit de poser le pied sur la terre des bienheureux et des immortels. Les numénoréens et leurs descendants, de par leurs affinités avec les elfes et du fait qu'ils ont contemplé la beauté des elfes qui eux-mêmes ont contemplé la lumière des arbres et le visage des Ainurs sont de ce fait considérés comme ayant quelque chose de plus que les hommes qui eux n'ont pas contemplé la lumière des arbres.

Tandis que les nains, sont tout de même inférieurs, car bien que crées par Aulë, puissant Ainur, ils n'ont pas contemplé les Ainurs ni la lumière des arbres, et ils n'ont aucun rapport avec Aman. Les Edains eux se sont unis parfois à des elfes, et par le fait que Beren et Luthien se sont unis, les Edain descendent aussi de Melian. Les autres hommes eux sont si l'on peut dire inférieurs aux numénoréens pour les même raisons, mais aussi parce qu'ils ont été soumis à Sauron, et ont été plongé dans l'ignorance et les ténèbres d'où vont les sortir les numénoréens, avant que ceux-ci à leur tour ne cherchent à les subjuguer. Une autre idée vient etayer cette idée, même si il n'est pas évident que l'on peut dire que l'on peut rapporter cela à une véritable périodisation claire en termes de cycles.

Il faut noter néanmoins que dans l'oeuvre de Tolkien l'idée est très présente que les premiers membres d'une race sont plus puissants et plus nobles. Dans les Simarillon cela revient assez souvent. Ce qui explique que Thingol a lui aussi vu la lumière des arbres et est donc considéré comme un elfe parmi les plus puissants et les plus nobles, et il a de plus épousé Melian la Maiar ce qui lui permet de contempler la lumière des arbres indirectement en contemplant son épouse chaque jour. Ici la lumière des arbres et la beauté des Ainurs sont source de béatitude et d'élévation spirituelle, par la contemplation, et la connaissance. Mais en lui-même, Thingol est grand, il est le prince de son peuple, et il se distingue comme tel.


Je voulais enfin finir en disant que l'on ne doit pas mal interpréter mon propos, j'espère que cela est suffisamment clair.

(Merci pour vos remarques je me suis permis d'éditer mon texte pour y apporter les modifications en fonction de vos remarques fort justes formulées à la suite de ce texte.)
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31.05.2009, 23:42 (Ce message a été modifié le : 31.05.2009 23:44 par Kirinki.)
Message : #8
RE: L’influence de la théorie des cycles dans l’oeuvre de Tolkien
(31.05.2009 22:56)Annarion a écrit :  Votre idée moi me semble très intéressante, toutefois, il me semble très problématique de tenter de penser les nains comme précédant les hommes pour une raison majeure. C'est que les nains ne sont pas les enfants d'Illuvatars, du moins ils ne sont acceptés par lui qu'après, et ils ne sont pas sont oeuvre et de plus Eru, pour punir Aule de les avoir crée avant que n'apparaissent ses propres enfants, c'est à dire les elfes et les hommes, les plonge dans un profond sommeil, dans l'attente de l'avènement des elfes.

C'est pas tout à fait vrai, ça. Certes à l'origine les Nains sont créés par Aulë mais Eru ne fait pas que les "accepter", il les adopte, ce qui est primordial puisque, selon moi en tout cas, ça en fait Ses enfants.

Aulë a en effet créé des êtres qui bougent tout seul mais rien de plus, c'est Eru qui leur insuffle le souffle de vie et leur libre-arbitre (j'ai malheureusement oublié le nom que porte ce truc).

Edit : ah, et pardonne-moi, j'ai oublié de te souhaiter la bienvenue sur Tolkiendil. Wink
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01.06.2009, 17:20 (Ce message a été modifié le : 01.06.2009 22:54 par Annarion.)
Message : #9
RE: L’influence de la théorie des cycles dans l’oeuvre de Tolkien
Merci pour ton accueil, chaleureux. Il est vrai qu' Eru leur donne vie, mais ils ne deviennent pas ses enfants pour autant, du moins je ne pense jamais l'avoir lu. Ils ne lui vouent pas de culte, et nulle part ils ne sont appelés enfants d'Eru, de plus il n'est fait aucune mention d'un destin post mortem des nains, et il me semble que justement ils ne sont pas adoptés, mais acceptés seulement, c'est à dire qu'ils ne deviennent pas ses propres créations, ou ses propres enfants. Smile Eru fait une faveur à Aulë, et c'est à ce titre qu'il leur insuffle la vie, mais toutefois ceux-ci demeurent les enfants d'Aulë et non d'Eru. Non?Smile Si je commet une erreur je serai heureux de me voir corrigé sur ce point.
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01.06.2009, 17:53
Message : #10
RE: L’influence de la théorie des cycles dans l’oeuvre de Tolkien
Pour le destin post mortem, si, il est fait mention de ça, c'est dans le Silmarillion (Quenta, chap. 2) mais je te cite là l'encyclopédie de Tolkiendil :

L'encyclopédie de Tolkiendil a écrit :Les Nains croyaient qu'après leur mort, Aulë, qu'ils nommaient Mahal, les rassemblait aux Cavernes de Mandos, dans des cavernes à l'écart, et qu'après la Dagor Dagorath, ils l'aideraient à reconstruire le monde, reconnus alors comme des Enfants d'Ilúvatar à part entière4).

Pour autant, je n'ai effectivement aucune "preuve" que les Nains soient considérés par Eru comme ses enfants, au moins adoptés... c'est un ressenti de ma part en fait. Il se pourrait bien que tu aies raison.

Cela dit, dans la citation ci-dessus, on voit qu'eux-mêmes croyaient qu'à la fin ils seraient considérés comme Enfants à part entière et que donc, s'ils ne rendent pas de culte à Eru, du moins aspirent-ils à être Ses enfants.
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01.06.2009, 22:13
Message : #11
RE: L’influence de la théorie des cycles dans l’oeuvre de Tolkien
Une petite précision : Thingol a vu la Lumière des Arbres, puisqu'il fut l'un des trois Quendi envoyés de son peuple à Valinor (cf. Silm:III/3) :

Tolkien a écrit :But the Elves were at first unwilling to hearken to the summons, for they had as yet seen the Valar only in their wrath as they went to war, save Oromë alone; and they were filled with dread. Therefore Oromë was sent again to them, and he chose from among them ambassadors who should go to Valinor and speak for their people; and these were Ingwë, Finwë and Elwë, who afterwards were kings. And coming they were filled with awe by the glory and majesty of the Valar, and desired greatly the light and splendour of the Trees.

Rollant est proz e Oliver est sage.
Ambedui unt merveillus vasselage :
Puis que il sunt as chevals e as armes,
Ja pur murir n’eschiverunt bataille.
La Chanson de Roland
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01.06.2009, 23:01 (Ce message a été modifié le : 01.06.2009 23:02 par Annarion.)
Message : #12
RE: L’influence de la théorie des cycles dans l’oeuvre de Tolkien
Merci messieurs pour vos commentaires, et vos corrections, grâce auxquels j'ai pu amender mon premier message. Oui en effet Thingol est un grand Seigneur elfe parce que lui aussi a contemplé la lumière des arbres, c'est ce que suggère très clairement le texte cité par Elendil. Je vous prie d'excuser cet impardonnable oubli. Dans tous les cas cela va dans le sens de mon argumentation. En ce qui concerne les nains, je ne peux pas m'avancer plus, mais la discussion reste ouverte peut-être en relisant l'un d'entre nous trouvera un élément de réponse à cette question de façon plus précise.

J'espère ne pas avoir dit trop de bêtises... Smile Merci encore.
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01.06.2009, 23:23
Message : #13
RE: L’influence de la théorie des cycles dans l’oeuvre de Tolkien
Ouah, arriver à faire parler si longtemps après avoir fait mon message, ca me laisse sans doigts (parceque sans voix sur un forum, ça laisse perplexe, alors sans doigts s'approche davantage du propos).

Ban, je suis désolé mais je n'avais pas eu le temps d'approfondir mes propos. Il faut dire que je suis maintenant par ici pour faire, en temps général, des dessins, illustrations et jeux. J'ai donc pas mal la flemme de développer les idées que j'ai eues il y'a si longtemps!

Ah, au passage, je révise mon propos: ce sont bien les Nains qui sont issus de l'âge d'or. Comment diantre des elfes pourraient leur être supérieurs? Excusez moi de cette erreure qui est à mettre sur le compte d'une trop grande méconnaissance de cet univers. Ce n'est pas pour rien que les nains ont été crées en premiers, respectant l'ordre des lautres légendes. Ils ont sans doutes bridés par la suite par Eru, jaloux qu'on fasse mieux que ses elfes et ne voulant pas passer pour un gros nul incapable de faire mieux...
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