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Poèmes sur Eowyn
30.11.2004, 14:09
Message : #1
Poèmes sur Eowyn
Coeur perdu
Droite et intègre, la dame pleure,
Sous les contreforts de Meduseld,
Quatre cavaliers sur trois fils de Mearas s'avançent,
Laissant ses cheveux or s'imprégner de l'air de la colline,
La Dame Blanche espère une liberté,
Ses tresses détachées flottent face aux arrivants,
Insufflant à l'air un parfum de glace,
Les simbelmynë ne bénissent plus les Rois,
Disloquée une pétale se lie à la crinière de la peine,
Le Rohan vit une heure critique, et clos les portes de sa cage.
La Nuit de Saruman prend au dépourvu les faibles,
Le Roi squelettique et empoisonné d'un venin insipide attend,
Le jeune héritier siège déjà dans les limbes de ses ancêtres,
Le Maréchal se rebelle mais ses droits expirent face au trône,
Le Serpent frappe d'une énergie décuplée en cet instant,
Mais nul ne peut fendre le coeur de la vierge et intrépide princesse.
Edoras se consume, l'envol des bannières au cheval fringant
Par le sang de son peuple tâché obscurcit la raison.
Le revenant des Terres d'Arnor vient pour assister ces hommes et femmes,
Eowyn écarte les mèches la privant de l'éclat divin des cavaliers,
La fatalité ne respire point le Royaume, quelle fragrance s'imisce au creux des narines des compagnons?
Dans sa cage cristalline, la demoiselle protectrice aurait elle puisé sa souffrance?
La chaleur de la flamme d'Anor de ses dard accule le serpent,
Grima ne peut plus accomplir ses voeux d'amour,
Sa langue froide et rude ne blesse plus la douce,
Dans les braises et les cendres elle givre.
L'oncle Roi à nouveau reconnaîtra la belle,
Et sous l'appel de Westu, Eowyn resuscitera et à Aragorn souriera,
La prison close du chagrin exhorte la dame dorée à s'éveiller
Dans une joie inconnue et arpentant les chemins du plaisir,
Les Rohirrims recueillent en leur Roi un nouvel espoir,
Dès lors un regard délicat outrepassant l'Ouestfolde sur eux se pose,
Bleu pénétrant une rivière d'amour ramène l'aube et efface l'ombre,
Enveloppée de sa robe blanche sans fente la Demoiselle émeut.


Une nouvelle bataille se profile dans son âme,
Par admiration elle se cache elle intériorise la volonté de ses ancêtres,
Sous le lac étoilé, elle revêt mailles et armes et Dernhelm part,
Un hobbit en porte bagages, elle fuit les murs qui l'enfermaient,
Seule elle se tiendra immortelle et insensible face au Sorcier,
Plantera sa lame au sein de la noire chair de l'ailé carnassier.
L'avenir devient présent, l'univers parcourt les méandres d'Arda
Et la Demoiselle Protectrice rejette son casque et déterminé accomplit un miracle,
Une masse d'armes, un esprit, un éclair de lucidité, une foi retrouvée,
A genoux, à chaudes larmes elle écoute le souffle rauque de son Roi mourant et tombe.
Conscience embrumée, elle a cherché la mort,
Le Capitaine la découvre dans un entrelacs de poussière,
Tristesse, peine, douleur d'une union sans aura,
A jamais en Ithilien, ils érigeront pour l'éternité un sanctuaire des Guérisseurs.
Un Roi Aragorn se glisse sur les dalles de la Cité Blanche,
Dans les chambres d'un palais princier, déchu est le masque que la Dame croit porter.
Faramir sensible et fort la désire pour ce qu'elle est,
Mais elle ne le voit pas, trop grave et sombre la Princesse au coeur de Reine.
Sur les flancs du Mindolluin, deux paupières embuées d'eau s'attardent,
Une Elfe a harnaché l'étalon royal d'une selle aux galons de l'amour,
Les clous d'or du cheval ne suffisent plus à faire luire les cheveux de la captive,
L'obstacle du Dunadan tant chéri piège les souvenirs,
Les lianes tranchées du Mordor les auront délaissé sur le champ d'honneur.


Submergée

Submergée par les herbes dansantes,
Je me sens si seule et si fragile,
Mon peuple souffre et je ne peux que soupirer,
Des barreaux m'enserrent de plus en plus chaque jour.

Submergée par les sinistres et les morts,
Le fardeau me pèse de plus en plus,
Chaque jour mon père tire vers sa révérence,
Mes pleurs ne s'estompent pas.

Submergée par le doute et le désarroi,
Je contemple un champ de simbelmynë,
Devrais je attendre qu'elles soient rougies?
Hier mon cousin Théodred s'est éteint.

On m'appelle Demoiselle Protectrice du Rohan,
Ma robe est plus ample aujourd'hui,
Mes cheveux d'ordinaire si chatoyants sont plus raides,
Des grains se creusent inombrables sur mon visage,
Devrais- je attendre d'être une vieille femme ridée?
Le vil Serpent ne cesse de me tourmenter,
Je m'exaspère à chercher une lumière,
Je m'éteins Château d'Or qui m'a vu naître.
Un froid terrifiant vient étreindre mes membres déjà glacés.
Mon coeur ne bat encore que pour la mémoire de mes ancêtres.

Submergée par un désespoir sans nom,
J'observe trois points là bas franchissant le gué,
Le maudit d'Isengard a-t-il allongé sa main pour me saisir?
Ses émissaires peuvent essayer, il connaitront la furie d'une vierge.

Submergée par l'attente insupportable,
A la vue des étrangers je m'éloigne.
L'un d'eux était un Homme qui n'arborait pas un visage séduisant,
Pourtant je lui ai reconnu une admiration sans conteste.

Submergée par la déchirure d'un amour vain,
J'ai effleuré sa main guérisseuse,
Ephémère était ce contact et pourtant si agréable,
Inexorablement mon destin est de me réfugier dans cette cage.


Faramir et la croisade de l'amour

Toute la magie qui rayonne en vous m'emplit de désir,
Déversant votre peine sous la Maison des Guérisons, je vous devine,
Une pluie d'étoiles sur le Taniquetil ne suffirait à égaler la cascade d'or qui vous enduit,
Une paillette, un brin, un cheveu, éprouver votre chagrin serait pour moi une extase,
Vous demeurez grande, charmante et bouleversante,
Drapez vous de cette cape de compassion que je vous offre Belle Dame,
Vivre aux côtés d'une femme telle que vous m'enchanterait,
Pourquoi êtes vous si désemparée? Pourquoi voulez vous vous abandonner au monde funeste?
Le goût de la mort est atroce, un séjour suffit à faire d'une cage une tombe,
Plus forte que tous les Hommes vous n'avez pas failli là où tous les autres ont péri,
La plaie qui saigne votre coeur est-elle si béante qu'elle ne pourrait être recouvrée?
Vous êtes en tout point semblable à Elle si désireuse d'achever sa vie,
Je ne possède que peu, je vous fait don de ma personne Belle Damen
Je vous en prie, ne vous lamentez plus sur le passé, vous avez tant à accomplir,
Votre peuple vous admire, le Roi Elessar vous admire, je vous aime.
N'aspirez pas la sève de vie que sécrète votre corps, ne scellez pas vos pulsions dans une armure de glace,
Je lis par la voie du coeur, votre bonté et votre majesté incarnée.
Le sentier des galbes d'Ered Nimraid recèle de mille femmes mais une seule Dame les fait jouir d'une allégresse infinie, c'est vous.
Ô Dame Eowyn d'entre toutes les femmes d'Arda vous êtes la plus ravissante.


Bien à vous Imorn des Laiquendi, autres identités: Dalian/ Caragund/Harakiwi.
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