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Avant la quête de l'anneau...
16.11.2004, 22:33
Message : #1
Avant la quête de l'anneau...
Bonjour a tous... Voila un récit que j'ai écrit et fini il y a peu de temps, et j'aimerais avoir votre opinion dessus. Il a été longuement retouché, et peut l'être encore a mon avis.
Ah oui au fait, c'est le nom du personnage principale que je portes comme avatar... Le peché d'orgeuil n'est plus ce qu'il était Wink

////////////////////////
//DEBUT DU TEXTE//
////////////////////////

Une lumière fugace passa dans ses yeux. Les doigts couraient sur l'ébène et le pernambouc, animés d'une volonté propre que le cerveau qui était sensé les commander n'aurait pu, a lui seul, leur inculquer. La musique volait dans la pièce, en un flux presque solide, se mêlant pour le bonheur des sens a l'odeur d'herbe coupée qui montait des jardins. Assis sur un banc de bois sombre, Eldor regardait son maître d'armes et ami, Yarucinheru, "celui qui craint Eru", créer un son aussi pur en frottant les crins d'un cheval sur les boyaux d'un chat. L'accord final sonna enfin. Certes les Elfes étaient des artistes, des créateurs de beauté, mais un tel degré de virtuosité musicale avait rarement été atteint a Fondcombe.

Yarucinheru posa le violon sur son trépied, puis resta face a la Fondgrise. Eldor restait encore sous le charme, et n'osait pas briser le silence de son tuteur. Soudain il se tourna. Ses main si habiles étaient crispées, ses yeux rentrés dans leurs orbites, et ses pupilles n'étaient plus qu'une tête d'épingle dans les aplats mats de son visage.

Yarucinheru n'était pas un elfe. Pas un elfe de haute lignée en tout cas, et d'aucun supposaient que le sang de Gondor coulait dans ses veines. Il était de petite taille par rapport aux autres elfes, et sa peau était sombre. Ses cheveux bruns encadraient un visage sévère, en amande, tranché seulement par la ligne inflexible des sourcils.

Ses yeux étaient fixés sur Eldor.

"i rinc hen u-vaer"

En entendant son ami s'exprimer en Sindarin, Eldor fut tiré de sa torpeur. Lui qui n'affectionnait que les combinaisons mélodieuses du Quenya, le voila qui parlait en langage commun.

"Bien sur que si, c'était bon. Vous le savez, vous n'avez jamais rien tiré de mauvais de cet instrument."

Yarucinheru sourit. Ses yeux se fixèrent sur Eldor, celui que beaucoup ici surnommaient l'Elfe rêveur. C'était cependant un guerrier exceptionnel, et un grand artiste.

"Je ne parlais pas du morceau, Ami. Tu sauras bien assez tôt de quoi je parle. En attendant, demande a l'un des gardes de s'exercer avec toi. Voila qui devrait le distraire un moment, et t'éloigner suffisamment de moi pour que je puisse penser en silence."

Il se retourna vers la fenêtre et ne dit plus rien. Derrière lui, il entendit le son d'un fourreau qui claque contre la jambe, et la porte qui se referme. Le bruit des pas diminua dans le couloir voûté d'Imladris. Un instant plus tard, qui pouvait être des siècles dans son état de rêve elfique a demi conscient, Eldor traversa la cour.






La nuit était tombée sur Rivendell, et de la musique s'échappait des alcôves. Chacun allait et venait a sa guise. Yarucinheru se tenait sur un éperon rocheux, au dessus du dôme de la maison d'Elrond. Une voix venait s'élever de la masse des arbres en contrebas, une voix mélodieuse et pure, une voix diaphane comme il eut toujours souhaité en posséder une. Eldor était assis sur une branche, une lyre entre les mains, et chantait, les yeux mis clos. Une des odes de Bilbon sans aucun doute.

"Mae govannen, Eldor!"

L'elfe réprima un sursaut.

"ne venons nous pas de nous quitter, maître?"
Il paraissait sincérement surpris de voir son maître s'accorder un temps de repos, se promenant dans les jardins au lieu de s'occuper a l'intérieur.
"Si fait, Eldor. Il y a quelques heures, en effet. Maître Elrond nous a fait mander. Il tient conseil et notre présence est désirée".
Disant cela, un éclair de peur pure passa dans les yeux du Demi Elfe.

Eldor se laissa glisser au bas de l'arbre et le suivit sur le chemin, la lyre pendant au bout de son bras. Les deux ombres disparurent dans la nuit et se fondirent vers la salle du conseil.






Maître Elrond était assis au bout de la table. Derrière lui flottaient les bannières de Fondcombe, d'Arwen, de la Garde d'Argent, et de Gil-Galad. Une fine couronne tressée se perdait dans ses cheveux parfaitement lisses. Autour de lui, des Elfes d'un age avancé, des guerriers, des maîtres d'armes, tout ce que Rivendell comptait de représentants de cette tradition martiale millénaire qui avait fait la grandeur de leur peuple.

Il est vrai que les Elfes n'ont pas toujours le sourire facile, quand bien même rien ne leur plaît autant qu‘une veillée en musique. Mais les mines, ce soir, étaient livides. Voir tant de grands elfes apeurés autour de cette table, sous la haute voûte, avait quelque chose d'une fin en soi. Yarucinheru et son disciple prirent place, face au maître des lieux. Posant ses mains sur la table, il prit la parole. La dizaine de personnes présentes baissa les paupières et se figea.

"Maître Yarucinheru, je vous remercie de votre présence parmi nous. L'objet de ce conseil se doit de rester secret jusqu'a ... l'aboutissement de certains évènements en cours."

Sa voix était grave mais posée, bien qu'elle trahit une certaine appréhension quant aux propos a tenir. Plus un bruit ne s'était fait entendre depuis le début du conseil.

"Vous savez ce qu'il en est, mais il est grand temps pour votre disciple de connaître la teneur des épreuves qu'il va vous falloir traverser.’’

Le cœur d’Eldor manqua un battement au son du mot épreuves. Ses mains s’accrochèrent un peu plus aux accoudoirs de bois du siège lourdement ouvragé.

« Le seigneur sombre, depuis son refuge de Mordor, reprend du pouvoir. Il est a craindre qu'il ne cherche bientôt a retrouver l'unique, ainsi que nous le signalent des émissaires du peuple des nains. Sauron sait que les neufs ne pourront pas faire plier la terre du milieu a eux seuls. Pour cela, il lui faut une armée dévouée entièrement a sa cause, commandée par une créature a même de déjouer nos propres plans. Il a réussi a créer, dans les bas fonds de Barad-Dûr, un guerrier si puissant que bon nombre des nôtres fuiraient en le voyant. La guerre est proche, cette terre nous le dit depuis trop longtemps; la lame sera bientôt reforgée, mais nous ne pourrons triompher si cette créature commande les armées de Mordor.

Vous devrez partir a sa recherche, sur la route du Rohan, et la détruire. Nous savons qu'il part fréquemment chercher des chevaux, et qu'il campe avec quelques orcs, se faisant passer pour un simple capitaine. C'est a ce moment qu'il sera vulnérable. Eldor, votre maître vous a formé aux techniques des assassins. Nous avons suffisamment confiance en son enseignement pour vous envoyer la bas. Une fois que le capitaine sera mort, vous devrez revenir jusqu'ici au plus vite. Quoi qu'il arrive, ne le suivez pas en Mordor. Nous n’aurons que trop besoin de vous si la guerre éclate."

Le silence pesait de plus en plus lourd. Autant la musique était un flux harmonieux, le silence de cette espèce est un bain de poisse qui noie toute vie en vous, se disait Yarucinheru.

"Maître Elrond"

La voix d'Eldor brisa le silence, mais aussi les traditions de ce lieu. C’était la première fois qu’un aspirant s’adressait de vive voix au maître de conseil sans l’assentiment de son maître. Mais peu ce soir là furent crispés par ce manquement au protocole.

"C'est un grand honneur pour moi que de mener a bien cette tâche. Soyez assuré que tout ce que mon maître m'a appris sera mis au service de Rivendell, et de la terre du milieu, dusses-je y laisser ma vie. Mabon vagol nîn."

Yarucinheru se leva et jeta sur l'assemblée un regard circulaire. Pour que tant d'Elfes de haute lignée soient présents, y compris son ancien maître d'armes, il lui apparut soudain que l'échec n'avait jamais été une éventualité acceptable pour l'avenir de cette terre. Il revint a Eldor, dont les yeux étaient vides..

"Ainsi tu prends ton épée, jeune disciple."

Il n'y avait nul amusement dans sa voix, nulle gaieté, nul espoir, seulement ce vide inspiré par la peur de devoir servir une cause qui nous dépasse.

"Mais il y a une chose que tu ignores encore. Je viens avec toi, mon ami."

Puis, s'inclinant vers Elrond, il se retourna et sortit, suivi de près par son disciple.








Deux jours avaient passé depuis le conseil. L'aube du troisième jetait déjà sur l'armure des deux cavaliers un éclat irisé. Eldor suivait son maître dans la cour de la demeure d'Elrond, l'arc dans le dos, et la lance a la main. Yarucinheru chevauchait devant, sa lame toute neuve au fourreau. Elle lui avait été remise hier par un héraut du seigneur, et on pouvait lire sur la lame "A vanya as márë órelyar, Eleni sílar antalyannar. ", dans une cursive parfaite. Mais encore écrit dans ce sindarin, qui ne sonnait pas aux oreilles de son porteur.

"Qu'est-il écrit sur la lame, maître?"

Yarucinheru aurait souri en d'autres circonstances en énonçant la teneur de l'inscription.

"« Allez avec de bons cœurs, Puissent les étoiles briller sur vos visages », voila ce qui est
écrit. Pas d'incantation , pas de cirths de conjuration. Rien que du bon métal,
équilibré, brillant. Un fil plus net et froid que la fondgrise au printemps. Il ne me déplait pas de penser que c'est le maître Elrond lui même qui l'a forgée."

"Comment se nomme t'elle?"

"Menelmacar, Eldor. L'épéiste du ciel, celui qui nous protège."

Eldor se tût alors qu'ils arrivaient a la porte. Les gardes l'ouvrirent sans un mot.

"Man bedim len, Yarucinheru?"

Il se retourna. Eldor scrutait l'horizon, a la sortie de la vallée.

"Nous allons monter, puis choisir le chemin le plus plat vers la trouée du Rohan. De cette
manière, nous arriverons dans peu de temps."





Le voyage passa sans encombres. Les nuits étaient glacées, et peu d'animaux ou de créatures rodant dans les bois ne se montrèrent. Une seule fois, Eldor fit usage de son arc sur un ennemi, un gobelin qui s'était égaré. La flèche le guida vers un tout autre lieu que celui qu‘il avait tant espéré retrouver. Bientôt apparut la trouée. Les pierres la jonchaient, et les chevaux manquèrent plus d'une fois de trébucher.

"tiro i dalaf!"

"Vénérable, j'aurais beau surveiller le sol de tout mon esprit que ce cheval pourrait quand même trébucher!"

Yarucinheru sourit franchement

"Et qui t'as donc mis dans la tête l'idée que ces mots t'étaient destinés, mon jeune élève?"

Eldor se fustigea intérieurement de sa remarque. Son maître devait être d'une humeur sombre pour utiliser cette langue qu'il n'aimait pas, surtout en s’adressant a un cheval. Eldor prit alors conscience du fait qu’une simple foulure pouvait signifier l’échec de la mission, et la perte de cette terre qu’il aimait tant.

Le temps commençait a passer lentement maintenant, et le royaume de Rohan était proche. Depuis hier déjà, son Maître avait insisté pour qu’ils se vêtissent de capes noires. Il atteindraient probablement leur but demain au soir. Et l'issue était encore loin d'être connue.



En effet, ils l'atteignirent dans la nuit. Un nid d'aigle de faible taille au dessus d'un cirque de cailloux. Le paysage désolé s’étendait sous leurs yeux. Nulle lumière ne filtrait de la plaine a cette heure, et les oiseaux ne chantaient pas. Cet âge était sombre, et la lumière ne viendrait plus de l’est comme les légendes l'ont chanté.

Eldor s’assit sur un éperon et entonna les premières notes de Namarië. Yarucinheru lui jeta un regard glacial. Sa voix se perdit dans la nuit et ses lèvres se scellèrent. Son maître vint s’asseoir auprès de lui. Désignant le centre du cirque de pierres qui s’étendait sous eux, il murmura :

"C'est ici qu'ils installeront leur campement. Nous les attaquerons a leur arrivée, après que les voyage les aie fatigués. Nous agirons dans la nuit, sans bruit, sans combat. "

Puis il se releva, posa sa tête sur sa selle, se recouvrit de sa cape, et, gardant les yeux ouverts, ne bougea plus.



Les jours passèrent. Un matin, un nuage de fumée et de poussière grossit au sud. Des Loups de Mordor arrivaient. Une trentaine, au plus, et tous ne portaient pas de cavaliers. Yarucinheru retint une grimace de dégoût. Le peuple d’Eorl était tombé bien bas pour se laisser dépouiller par quinze loups déplumés portant de la vermine. Environ Vingt à vingt-cinq orcs, portant en croupe une douzaine de gobelins. Voilà ce qu‘il fallait a présent pour asservir les plus fiers cavaliers du Riddelmark. Sur l’un des loups cependant, un détail le choquait. Un orc d’une taille telle qu’il n’en avait jamais imaginé. Sa peau était claire, il portait une armure brillante, et une simple épée a deux mains. Sa carrure était terrifiante. Il n’auraient d’autre choix que de l’assassiner, mais les risques étaient plus importants qu'ils n'auraient pu le croire. Il faudrait agir avec méthode et attention. De nuit, si possible, en silence. Et vite. Mieux vaudrait ne pas se battre contre des loups et des orcs, tout fatigués par le voyage qu'ils étaient.




Elle vint enfin; l‘obscurité tant attendue, qui leur fournirait ce tapis de ténèbres propice aux chasseurs qu‘ils étaient. Deux ombres glissant parmi les rochers, sans bruit, sans lumière. Deux rochers parmi les autres. Ils n’en étaient plus qu’a quelques mètres, de cet objectif si précieux. La poussière, bientôt, lui ferait un linceul a la mesure de sa crasse. Le mince tissu de la tente du capitaine les appelait. Leur tache allait être accomplie sans bavure, et quand les orcs se rendraient compte de la chose, ils seraient déjà loin, portés par leurs chevaux.

Yarucinheru tira sa dague et pratiqua une légère ouverture dans la tente. Eldor avait déjà tiré son arc, bientôt rejoint par son Maître; et les deux flèches volèrent. Une d’entre elles entra par l’œil et atteint immédiatement le cerveau. Elle fût fatale a coup sur, mais las! Leur volonté de vaincre manqua de les perdre tous les deux. L’autre ricocha sur la plaque de métal qui protégeait le cou, projetant dans la nuit un son clair et cristallin. Voila que le hasard leur jouait un mauvais tour. Il allait donc falloir se battre.

Yarucinheru se releva aussitôt, et sortit la lame offerte par Elrond.

« meigol am, Eldor, meigol am! »

Obéissant a l’ordre, Eldor sortit son épée. Il se tint fermement sur ses pieds, la lame tendue vers la nuit d’ou s’élevait déjà des cris rauques.

« Yrch ! »

« Non Eldor, des Gobelins ! Sois plus rapide qu‘eux ou ils te perdront!»

Trois ombres s’élancèrent sur eux. Yarucinheru vit Eldor exécuter trois moulinets parfaits, se finissants par un abaissement de lame, qui envoya au sol deux gobelins, la gorge tranchée. Celui qui avait sauté sur Yarucinheru ne connut pas un sort plus enviable ; Il réussit a éviter un premier estoc de la lame, mais ne vit jamais le poignard se glisser entre les plates de son armure et lui perforer le cœur.

Eldor se redressa, un autre ennemi a terre, et esquiva de justesse un coup de masse. Mettant toute sa hargne dans ses gestes, il réussit une attaque marchée parfaite, feintant rapidement puis lancant son bras droit au front de son assaillant. Yarucinheru s’était écroulé, percuté de plein fouet par un gobelin qui l’avait chargé. La lame du mordor lui entailla l’épaule, et le bruit des os qui craquent se perdit dans la nuit, couvert par son hurlement. Les orcs étaient, a coup sur, réveillés. Son adversaire avait laissé son aisselle découverte un court instant, et la lame Elfique s’y engouffra en direction de la tête, ressortant par l'omoplate opposée dans une gerbe de sang noirâtre.

Yarucinheru, retrouvant son aversion pour le parler Sindarin, hurla en direction d’Eldor :

« i roccor ! i roccor ! »

Eldor modula un profond sifflement, son épée encore plantée dans la tête d'un gobelin trop courageux, et les deux coursiers dévalèrent la pente abrupte. Les deux elfes lancèrent chacun une dague en direction des premiers orcs. L’un d’entre eux s’écroula dans un rauque hurlement de rage. Yarucinheru saisit son cheval a l’encolure et se jetta en selle, hurlant de douleur quand il balança son poids sur l'articulation brisée. Eldor le suivait de près, l‘arc a la main, confiant ses flèches au hasard de la nuit. Ils disparurent enfin dans les ténèbres protecteurs.





Peu de temps après, ils étaient a Rivendell. Un des hérauts d’Elrond vint les chercher.

« Maître Elrond vous fait mander, mes seigneurs. Il vous attend dans la salle du conseil. »


La salle était vide. En opposition a l’autre soir, les sièges étaient rangés le long de la table, et une ambiance de conseil ordinaire y flottait. Mais celui qui fixait Yarucinheru du bout de la table, a la droite d’Elrond ,était tout sauf ordinaire. Luttant contre la douleur, Yarucinheru s'inclina au plus près du sol. Du sang se répandit sur sa manche. Eldor ne pouvait pas savoir, lui, qui était encore trop jeune. Mais que de fois n’avait-on pas parlé a Yarucinheru de ce héros, celui qui était tombé a cirith-toronath, celui qui avait connu Fëanor et Echtelion de la source ?

« Maître Elrond, Maître Glorfindel, je suis heureux de vous annoncer que notre mission a été menée a bien. »

Elrond le fixa.

« Je suis heureux, maître Yarucinheru, que cette blessure n’ait eu raison de votre vie. Les neufs cheminent vers la comté. Ils ont retrouvé l’anneau. La guerre va commencer. L’âge sombre de cette terre est sur nous. Les valars nous ont offert le plus beau des cadeaux, en nous envoyant Maître Glorfindel. Il va devoir sauver le porteur de l’anneau. »

« Quel sera mon rôle … notre rôle dans cette guerre ? »

« Protéger Rivendell, qui abritera bientôt des invités de la plus haute importance pour la survie de cette terre. Et accompagner Dame Arwen aux havres gris. En nul autre que vous je ne place assez de confiance pour lui confier cette tache. »

Yarucinheru et Eldor s’inclinèrent et sortirent.

Dans la cour, Eldor regarda son maître fixement. Il se dit que ce n’était plus la douleur qui ravageait ses traits, mais quelque chose de plus profond.

Yarucinheru regarda enfin son élève, et lui souffla, entre deux sanglots:

« i rinc en u-vaer, Eldor. Ces actes n’ont jamais été bons. »

//////
/FIN/
//////

Merci de vos remarques!
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17.11.2004, 13:07
Message : #2
 
C'est très bien écrit, mais il est regrettable, à mon avis, que la trame de fond de l'histoire se situe à fondcombe qui plus est lors du conseil d'Elrond (ou un conciliabule qui y ressemble); cela génère un manque d'originalité...

Mais (ou mes, au choix) félicitation(s) pour le vocabulaire et les tournures de phrases très à propos et judicieusement choisies! bravo!...
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17.11.2004, 14:23
Message : #3
 
Juste une petite critique d'ordre "linguistique" (peux pas m'en empêcher ! Wink ).

Le nom **Yarucinheru (lit. *« celui qui - je crains - (le) seigneur ») est tout à fait improbable, pour plusieurs raisons :
1) Les Elfes évitaient d'évoquer directement Eru Iluvatar (ou à de très rares occasions) et je ne pense pas qu'aucun d'eux ait intégré le nom de Dieu dans son propre nom. De plus heru « seigneur » n'est pas la même chose que Eru « l'Unique ».
2) La forme rucin est la 1ere pers. sg. de l'aoriste du verbe ruc- : ça veut dire « je crains, j'ai peur ».
3) L'utilisation du pronom relatif ya n'est pas claire : on n'est même certain que ce pronom soit valable en quenya tardif, cf. i karir quettar ómainen « ceux qui forment des mots avec leurs voix » (HoMeX/391, c. 68-69). Quoi qu'il en soit, le pronom ya n'est attesté dans aucun nom propre elfique. La notion « celui/celle/ceux qui » est souvent implicite et n'est pas toujours exprimée par un morphème spécifique.

Par contre, un nom comme *Herundil, *Heruser « ami du seigneur » ou *Herundur, *Herondur « serviteur du seigneur » est envisageable.

Et je ne parlerais pas des phrases en néo-sindarin ou néo-quenya...
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17.11.2004, 18:17
Message : #4
 
Merci pour ces remarques...
@Rapace...
Il fallait bien choisir un temps trouble pour cette histoire, et les jours précedant le conseil me semblaient adaptés. Originalité ou non...

@Lambendil
Merci, tu répons a plusieurs de mes questions de linguiste amateur... J'aimerais savoir mieux accorder les formes du Quenya, mais bon... Chaque chose en son temps, j'ai choisi de perfectionner le récit dans son fond et non dans ce genre de détails...

Ce que j'attendais c'était plutôt votre avis sur mes personnages... sont-il crédibles ou non?
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