Widgets Amazon.fr


Poster une réponse 
 
Note de cette discussion :
  • Moyenne : 0 (0 vote(s))
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
[Nouvelle] La Fuite d'Eldacar
17.04.2004, 11:26
Message : #1
[Nouvelle] La Fuite d'Eldacar
Un jour, alors qu’il pêchait dans les marais, Baronda, frère de Forond, trouva le corps d’un homme ensanglanté près des prés de l’Entwash, perdu dans le Delta. Cet homme portait un pendentif en argent, qui était resté accroché autour de son cou. Baronda, curieux et désireux de récupérer un tel objet, l’ôta du cou du rescapé, et le cachant dans sa poche, il regarda comment était l’homme, et il sentit sa respiration sur sa joue.

Sentant que l’homme était encore en vie, mais en grave danger, il appela son frère qui devait se trouver non point de là. C’est alors que surgissant d’un fourré, la chevelure châtain, bouclée, portant une solide canne à pêche et une paille dans la bouche, l’autre lui répondra ce qui peut bien lui faire déranger sa sieste et son poisson. Il en tenait d’ailleurs un superbe, à proximité, et si il l’a manqué, c’est de sa faute. Baronda expliqua alors qu’il s’agissait d’un problème plus important et plus grave. Le Semi-homme monta alors dans sa barque, et passant le cours des marais, il rejoint son aîné, de deux minutes.

Qui est-ce ? Demanda Forond qui se demandait comment une grande-gens de la sorte avait pu atterrir ici. Il y avait évidemment beaucoup de fermes aux alentours, et de nombreux hommes vivant de récoltes et d’élevage s’étaient installées en ces lieux. Mais, celui-ci paraissait différent. Il avait un air plus elfique, quoiqu’il ressembla en partie aux hommes du Nord, ceux qui vivaient de l’autre côté du grand fleuve, plus à l’est.

C’est alors que Forond demanda à son frère. Il est en vie ? Ah bon ! Alors, nous devons le mener à la maison. Nous trouverons bien quelque chose à en faire. Forond et Baronda qui étaient tous deux des forts, vivaient sur un petit village en pilotis à l’orée des marais regroupant une vingtaine de cabanes. Durant le voyage, Forond ne dit mot, mais, inquiet du fait que l’on puisse découvrir son larcin, Baronda demanda : Tu sais qui cela peut bien être ? Non, répondit son frère, mais vaudrait mieux pour nous qu’il ne s’agisse pas de quelqu’un d’important ! Cela nous causerait encore des problèmes. On le guérit, on le nourrit, et dés qu’il est valide, on le renvoie.

C’est alors en rentrant que Baronda et Forond eurent une étrange surprise. Une petite charrette, de taille hobbite avait été garée près de chez eux. La charrette du Papé. Que pouvait-il bien faire là ? C’est alors que les hobbit laissèrent leur carriole sur le bord du petit sentier menant aux marais, là où ils allaient pêcher tandis que leurs épouses brodaient le patron. Mais il ne leur fallu pas beaucoup de temps pour savoir ce qui avait amené leur vieux père dans les environs. A peine entrèrent dans leur cabane qu’ils aperçurent leurs moitiés assises confortablement dans un fauteuil à discuter avec leur père, un gâteau au cerises, une tarte au citron, un cake à la mente, et des crêpes posées sur une table basse, une bouilloire fumant encore à côté de ses somptueux plats.

Comme d’habitude, à peine les deux vagabonds eurent-ils franchi le palier que leurs épouses les accueillirent, et les accueillant, elles les embrassèrent et leurs demandèrent si ils avaient passé du bon temps. Mais soudain, l’appétit se fit un peu plus fort que la passion, et le ventre des compères se mit à gargouiller.

Bonsoir ! Mes Fils ! Acclama l’ancien. Que je suis heureux de vous voir. Je passes chez vous car voyez vous, j’ai une incroyable histoire à vous raconter. C’est alors qu’il leur dit avoir vu durant la nuit de l’avant veille le spectacle le plus surprenant et le plus stupéfiant qu’il n’ait jamais vu. Une flotte immense, plus puissante, que tous les autres qui n’aient jamais été vu sur les berges de l’Anduin, poursuivant dans la nuit une petite embarcation, un Cnearr poussé par une dizaine d’hommes en rames et avec un capitaine vaillant à son bord. Il est dit dans les vallées que c’est le roi, l’héritier de Valacar, des Nortmen, qui se trouvait sur ce navire, mais il apprit plus tard, qu’il ne s’agissait que d’un âpre rebelle, un criminel, ayant tenté d’assassiné le roi qui avait ainsi pris la fuite, poursuivi par la flotte du Gondor, fuyant Osgiliath .

Car le lendemain, une cohorte de soldats armés, ayant déjà franchi la veille au soir la Porte Nord se lançait déjà à la poursuite du fugitif. Une grande bataille a eu lieu près de Cair Andros, mais il semble que l’on est perdu toute trace du fuyard il y a deux nuits de cela, car l’assassin avait des complices plus au nord, mais j’ai appris que, plus tard, il aurait repris une barque sur le fleuve, et que son embarcation a brûlée et périt corps et âme.

Et ce matin, j’ai rencontré l’un des messagers du Roi, et ce messager m’a dit que beaucoup d’or serait offert à celui qui lui amènerait la dépouille du forban. Alors, je me suis demandé si vous aviez gardé l’habitude d’aller marauder dans les marécages pendant des heures comme quand vous étiez enfants et que vous disparaissiez sans qu l’on ne puisse vous retrouver ? Vous auriez pu trouver quelque chose.
Non ! Nous n’avons rien trouvé, répondit soudain Forond, furieux que son père se comporta encore comme du temps qu’ils étaient jeunes. Quoi donc ? Tu penses encore que nos sorties se sont rien plus que des amusements alors qu’il s’agit de recherches biologiques de la plus haute importance, et notre pêche a été excellente dit-il en exhibant une solide truite d’au mois quatre centimètres.

Cela va pour les chats ! Répondit le père, mais ce n’est pas cela qui remplira un ventre de hobbit, assura-t-il par la suite. Mais, Baronda, lui, semblait plus inquiet. Il craignait le père. Il le craignait plus activement que quiconque à cause de son autorité et de son caractère et de sa propre faiblesse. Mais, son frère ne se laissait pas faire. Il repensa à l’homme qu’ils avait recueilli dans les marais et il se dit que peut-être cet homme était un dangereux criminel, qui avait tué beaucoup de gens et il commença à avoir peur pour sa famille.

De plus il commença à se faire du soucis à cause du pendentif qu’il avait dérobé au cou de l’homme. Mais cependant, par respect pour son frère et parce qu’il désirait ne pas en parle à son père, il ne dit rien, et lorsque son père lui reposa la question dans les yeux, il détourna son regard, et confirma la version de son frère.

Mais le Papé était malin, t il comprit que ses fils lui avait menti. Ils avaient bel et bien accueilli quelqu’un, un rescapé de l’attaque. Mais, qui étais-ce. Il se rappela alors ce que lui avait dit le messager du Roi, un certain Mînril : « L’assassin porte autour du cou un pendentif qu’il a dérobé dans le trésor du Gondor, une couronne en argent, surmontée de sept étoiles. » A cela, vous reconnaîtrez sa dépouille.

Ainsi, le Papé se méfiant de l’histoire de ses jumeaux décida de partir après le souper. Mais Forond commença à se faire du souci pour son blessé, et il prétexta d’aller ranger la charrette, pour la pousser dans la petite grange au bout de la ferme, loin, de la cour et du puit, où ils la garait traditionnellement. Le Papé, fint de vouloir sortir demander quelque-chose à Forond et sortit de table, et il l’aperçu sortant de la grange.

Baronda ne voulant pas éveiller les soupçons de son épouse, ni ceux de sa belle-sœur, raconta leur journée de pèche tranquillement. De retour à table, le Papé déclara ne pas avoir aperçu son fils, et lorsque Forond revint à table, out se passa normalement. Par la suite, le Papé reprit sa charrette et partit de la maison, et dés qu’il fut un peu éloigné, il lança son poney au galop pour rejoindre la route la plus proche. Par la suite, Baronda prit son frère à part une fois leurs femmes couchées, et il lui parla de la sortie de table du Papé.

Forond reprocha alors à son frère de ne pas avoir soutenu le regard du père, et ils s’engueulèrent presque, oubliant le touché. Puis, se souvenant de lui, ils allèrent le voir, et lui pansèrent sa plaie. Puis, ils lui donnèrent à manger et partirent se coucher, espérant que le Père ne reviendrais pas.
Mais le coq ne se mit pas à chanter que déjà, une troupe complète d’hommes en armes avaient rejoints les abords de la ferme.

Le Père dans son élan avait malheureusement oublié, lui aussi, d’aller vérifier qu’il s’agissait bien de la dépouille du criminel. Mais gageant à la crainte de ses fils un comportement suspect, il s’était dit qu’il devait bien pouvoir s’agir de lui. C’est alors que Baronda et Forond étaient à peines levés, que Mînril frappa à leur porte et fit siège dans leur cour. Puis, guidé par le Papé, il gagna la grange et la fouilla de fond en comble sans trouver trace de la charrette. Mînril en colère demanda au vieil homme s’il s’était payé sa tête, et il lui dit qu’il brûlerait sa ferme pour avoir déranger les soldats du Roi pour une broutille, et il lança son coursier au galop.

C’est alors que le père sombra en sanglots. Il confessa sa faute d’avoir soupçonné ses fils de quelque trafic et d’avoir voulu en profiter. Il pleura si bien, et ses pleurs étaient véritables, qu’il finit par émouvoir Baronda et Forond légèrement, qui s’en voulu un instant. C’est alors que Baronda dit à son père qu’il pouvait rester, et c’est ainsi qu’il fut accueilli chez eux. L’Homme, lui avait été déplacé à la cave durant la nuit, Boronda ayant eu peur d’une descente des soldats au petit jour.

Mais le secret des deux frères sembla vite au fil des jours de plus en plus difficile à garder. De la nourriture disparaissait, et il sortaient souvent dans les marais pour voir si ils ne trouveraient pas autre chose. Et il arrivait qu’ils aperçoivent de temps à autres d’étranges soldats, portant des armures couvertes de fleurs et d’arabesques, fouiller avec une canne, sondant le fond des marais. Et, il leur sembla que ces hommes devaient avoir un certain lien de parenté avec leur survivant.

L’homme quant à lui, reprenait des forces jours après jours, mais il n’avait pas encore repris connaissance. Il dormait d’un sommeil paisible, et souvent les deux frères se demandèrent si il était mort, et s’ils ne devaient pas le rendre aux marais. Mais, ils le gardèrent encore. Leur père était de plus en plus déprimé, toujours effondré de ce qu’il avait fait subir à ces enfants, et il était devenu si gentil, que même Forond lui souriait avec joie et avait pris plaisir à rire et à s’amuser à ses côtés. Mais le Père se demandait toujours quelles drôles d’histoires, ils pouvaient mener à la cave si souvent. Mais ce qui le chagrinait le plus, c’était d’avoir perdu sa ferme, ses vint neufs poules pondeuse, ses cinq cochons, ses quatorze clapiers de lapins, et son jardin potager qui faisait presque un hectare.

Un jour, arriva-t-il que lassé de voir son père si malheureux d’être éloigné de chez lui, Baronda le prit à part, et il lui montra le pendentif qu’ils avaient trouvé sur l’homme. En voyant la couronne et les étoiles, toute la mémoire revint alors à l’aïeul et il comprit alors de quelle sournoise manière il s’était fait berné par ses propres garçons.

Comprenant alors l’astuce de leur manège à la cave, et certain cette fois-ci, il remercia son enfant, et prenant le pendentif, il sortit déclarant qu’il se rendait en ville visiter la vieille Alette de Cair Andros.
Mais, le soir même, Forond rentra des marais, et lorsqu’il fut rentré, il demanda où était passé le Papé. Alors, Boaronda expliqua à son frère ce qu’il s’était passé, et finit par lui avouer pour le pendentif. Mais, lorsque, Forond entendit ses mots, il fut très étonné de ce que son frère lui avait caché, mais il fut même plus : horrifié.

Ce qui l’avait frappé le plus finalement était la description du pendentif. Il connaissait ce symbole, et soudain, il se rua dans sa chambre et sortit un vieux bouquin de son armoire datant de l’époque, où il avait rencontré un jeune garçon rentrant chez lui, pour voir son père. Le garçon était jeune, et il se rendait à Minas Anor pour le couronnement d’Eldacar.

C’était le jeune Aman Thinruil, et il lui confia un vieux manuscrit sur les Rois du Gondor, et leurs descendants avec des gravures. Et sur l’une d’elle, il reconnut le pendentif, porté par le Roi du Gondor autour du cou, une chaîne en argent, avec une couronne ailée, et sept étoiles. C’est ensuite qu’il virent la gravure de Valacar, le Roi, et finalement, un tout léger feuillet avec la gravure d’un jeune homme à cheval, chassant dans de grandes plaines soufflées par le vent.

La légende précisant : Vinitharya dans les Vastes Plaines, Eldacar, fils de Valacar, Roi du Gondor

Comprenant alors l’astuce de leur père et que celui n’avait finalement évacué qu’un instant sa fourberie, ils expliquèrent tout à leurs femmes, et récupérèrent la carriole. Descendant le petit sentier des marais, leurs femmes sur une deuxième carriole, et quelques affaires avec eux, ils rejoignirent les abords du Nindalf, et s’embarquèrent dans des barques. Ils s’étaient déjà éloigné d’une bonne longueur de la rive lorsqu’ils entendirent de solides cors sonner l’attaque.

Au loin, ils aperçurent des flammes, leur ferme brûlait. Ils continuèrent alors à ramer et dans les hautes herbes, les joncs et les roseaux des mares de l’Entwash, ils gagnèrent à la tombée de la nuit, les chutes de Rauros. Devant eux se trouvait un étrange plongeoir, et de l’autre côté de la rive, les marais se poursuivaient. Tout près se tenait une sorte de poteaux d’amarrage sur la rive ouest, et au dessus un chemin semblait disparaître dans un fourré d’arbres.

Mais, la nuit tomba plus vite que ce qu’ils n’avaient prévu. Ils installèrent leur campement dans les arbres et se préparèrent pour la nuit. Cela faisait maintenant six jours qu’ils avaient quitté leur ferme, et depuis, aucun son de trompe n’avait été entendu. De plus, le Roi, ne s’était toujours pas réveillé, leur faisant craindre le pire. Mais ce n’était pas le plus grave finalement pour eux.

Le plus préoccupant concernait les provisions. Combien de jours dureraient-ils encore à ce rythme là ! Ils finiraient bien par se changer en spectres, s’il le fallait. Et l’humeur de leurs épouses , suite à ce régime forcé s’en était fortement ressentie. Rosine, et Fleurette étaient d’inséparables amis, et toutes deux affamées avaient dés lors décidés de mener la vie dure à leur garnements de maris. Mais, dans la nuit, sous une lune nouvelle, éveillé par le bruit des chutes aux portes de Nen Hithoel bâties par son grand père, le Roi Minalcar, l’Argonath, Eldacar ouvrit les yeux, et il se souvint.

Le Gondor, et sa prime venue en ce pays, qui lorsqu’il le découvrit le prit de toute sa force, de ses collines vertes et boisés entourées de pins, d’amandiers, de cyprès, de lavande et de Thym. Il se souvenait encore de sa déouverte de la blanche cité de Minas Anor sou le Mindolluin, et de la beauté de Minas Ithil et de sa tour de la lune. Il se commémora son passage sur les chemins de crêtes gardant la passe du Mordor vers Girith Duath. Il se souvint encore de sa découverte dOsgiliath, la splendide Osgiliath, la plus belle citée qu’il n’eut jamais vu. Immense ville bâtie sur le fleuve avec un immense pont et une île habitant de splendides monuments dont l’antique temple de Varda gardant le Palantir.

Il se souvint de sa descente vers le sud, passant les gués de l’Erui, jusqu’aux falaises de Belfalas, tombant abruptes dans la colérique Belegaer. Il se souvint de ses chevauchées en Lebennin, dans le Lamedon, aux collines boisées et douces, et au delà du col de Tarlang dans le Morthond.

Mais il n’existait pas pour lui plus beau Royaume, mais les capitaines de l’Ethir, et la Haute Aristocratie de Pelargir ne l’entendit pas ainsi. Malgré son sacre à Minas Anor, il avait toujours été considéré comme un dûnadan de deuxième rang de par son ascendance Nortmen, et il fut ridiculisé, bafoué, et l’opposition se fit de plus en plus forte contre lui. Un groupement rebelle gagna le jour, et l’opposition de nombreux seigneurs à son égard devint si forte qu’une confédération se ligua contre lui.

Menés par des descendants des anciens Rois, craignant de perte leur stature et leur prestige de longévité, et leur titres de Rois des Hommes, leur conférant haute autorité, ils s’allièrent à Castamir, un capitaine cruel, petit fils de Calimethar, frère cadet de Minalcar. Celui-ci avait beaucoup de navires personnels, dus à la richesse de sa famille et il avait beaucoup de partisans dans la rébellion. Son frère se nommait Melron et était un soldat vif et aussi brutal que lui.

Mais Eldacar ne se laissa pas prendre la couronne sans combattre. Aidé de nombreux serviteurs fidèles, il fit tout son possible, pour démasquer le complot essayant de l’assassiner, et il mena ses hommes loyaux vaillamment dans la guerre qui se mit à ravager tout le Pays. A l’époque, le père d’Aman Thinruil, Lindorn gagna la rébellion et se joignit à Castamir, mais, Amian, lui, décida de rester fidèle à son Roi. Ainsi en fut-il dans beaucoup de familles du Gondor, et beucoup de jeunes capitaines de gardes restèrent au Roi.

Les combats se firent acharnés dans tout l’Ethir, et les partisans d’Eldacar furent chassés de Morthond, de Lamedon, de Lebennin, d’Anfalas, sombrant sous les attaques ennemies, qui toujours reprenaient de la force. Et les prairies du Gondor se souviennent encore de l’odeur âpre du sang et de la chair des intestins broyés et des cervelles en lambeaux. D’inhumains bûchers furent élevés par les capitaines de Castamir sur toutes les places des villes où les fidèles étaient arr^éts et tous les prisonniers étaient brûlés vifs, sous la torture.

Les vallées d’Ithilien, et même l’Anorien ne furent épargnées par les massacres purs et simples qu’orchestrèrent les généraux du Marin, et les femmes comme tous les enfants subissaient supplices, fouet, éventration et bûchers. Cette guerre, opposant des soldats du Gondor contre des soldats du Gondor : des dûnedain contre des dûnedain fut si terrible qu’elle fut nommée guerre fratricide. Des hommes arborant le blason de l’arbre et de la couronne affrontaient des hommes portant les mêmes armes, et la lutte devint si âpres que certains renoncèrent à poursuivre la lutte et abandonnèrent le Roi.

Mais Eldacar se battit jusqu’au bout. Jeune, beau, et vaillant, il se battit jusqu’au bout de ses forces jusqu’à ce qu’ils se réfugièrent à Osgiliath. Là, ils tinrent un siège de deux mois, mais suite à cela, Melron mena des engins de guerre et un terrible trébuchet nommé « Cracheur » qui détruisit les Forts de la Chaussée. Du Rammas vinrent d’effroyables traits enflammés qui enflammèrent alors le Port, et les armées de Melron s’infiltrèrent dans la cité. Mais Eldacar et Ornendil, son fils résistèrent et ils gardèrent la défense du pont.

La journée qui suivit, Ornendil, le fils d’Eldacar mena son armée vers l’ouest, et là, il fut surpris par d’immenses tours de sièges, ainsi que par des archers des collines vertes de Pinnath Gelin, ralliés à Castamir finalement et menés par Finsil, et face à une telle opposition, Ornendil dut battre en retraite, mais soudain, surgissant de l’ombre des soldats se précipitèrent sur lui pour le capturer. Eldacar, lui avait mené ses soldats de l’autre côté du pont, mais trouvant moins de réistance que prévu, il avait soudain été alerté par le cor de Fornendil. C’est alors qu’il comprit. C’était son fils qu’ils voulaient. Il traversa alors le pont en furie et sa rage fut telle que les étoiles de son bouclier brillèrent de feu.

Mais, il arriva trop tard, car son fils avait déjà été capturé et les flèches de l’ouest fondirent sur la targe du Roi, ricochant pour certaines sur son heaubert de Mithril. L’attaque fut telle qu’elle en surpris beaucoup. Mais, les rebelles s’enfuirent prestement. Par la suite, Eldacar négocia longtemps la libération de son fils, mais il ne réussit pas à l’obtenir. Le siège durait alors depuis six longs mois, et la famine se fit sentir. C’est alors au beau milieu de la journée que Melron menant le prisonnier devant son père depuis l’entrée du Pont dit au Roi :

« Jettes moi ta couronne et baises moi les pieds comme à ton souverain, et je relâcherais ton fils. » « Et encore ! Tu seras mon esclave à vie ! »

« Soit ! Répondit Eldacar ! Mais combats moi en combat singulier. Si tu me bats, j’accèdes à ta requête, mais si je te bats, tu me rends mon fils ! »

Melron se mit alors soudainement à rire, un rire aussi effroyable que la colère de la mer, aussi noir que les profondeurs des ténèbres, et il regarda alors soudainement le roi, et d’un coup large de sa grande épée, il décapita Ornendil et dit : « Requête rejetée ».

Criant et hurlant de rage, Eldacar criera sa haine à Melron, jurant qu’il le tuerait un jour. Mais la guerre et le siège soudain repris de plus belle. Les cordes sifflaient et les balistes se déployèrent de nouveau frappant la splendide cité fluviale. En trois mois, les ports de la cité furent en déroute et presque tout le pont fut cédé, et les armées d’Eldacar se réfugièrent au niveau de l’île du temple où était maintenu en garde le précieux Palantir.

On dit dans la légende, que Pelronsîr et Fornarndil, tous deux gardes d’Hérion avaient eu la charge de la garde du Palantir et qu’un soir suite à une terrible journée de combats menés contre les forces de Melron, le second de Castamir, ils se querellèrent une nouvelle fois sur la meilleure manière de réussir la guerre. Pelronsîr désirait combattre jusqu’au dernier souffle et pourquoi pas aller rejoindre les Nortmen. Fornarndil, lui désirait utiliser une manœuvre plus politique. Il désirait rallier les rebelles au roi légitime : Eldacar et régler les choses en versant le moins de sang possible. Fornarndil paraissait plus inquiet sur l’issue de la guere. Sa famille, ses cousins, son père, avaient rejoints la rébellion, et il pensait qu’ils avaient tort.

Mais la dispute se fit soudainement plus violente. Pelronsîr injuria Fornarndil, prétextant que s’il reculait, éprouvait des remords ou d’autres sentiments identiques, il serait Parjure à son serment. Il y aurait certainement du sang, sûrement, mais ce sang là n’était ni pur, ni vrai, car il s’était rebellé contre sa famille. Lui, il avait renié la sienne, et pour toujours.

C’est alors au beau milieu de la dispute que Melron mena son attaque. Osgiliath se réfugia derrière les barricades, et soudain, ils aperçurent les immenses Trebuchet, et le non moins lugubre surnommé Cracheur, à cause de sa grande force de lancée, et soudain, les balistes claquèrent. De nombreuses flèches percèrent les flancs des bâtiments, et soudain, Eldacar sonna l’alerte. C’est alors dans cette nuit sombre, qu’ils rejoignirent le dôme du Palantir. Là ils tinrent leurs positions et essuyèrent l’assaut des archers et des soldats à pied du rebelle. Eldacar ordonné le tir, et les armes de guerre du Roi lancèrent leurs boules de feu. La garde du dôme avait été confiée à un jeune soldat du nom de Nîmsûl Bethdil, accompagné d’Aman Thinruil.

Lors du siège et de la Bataille du Cracheur, telle qu’elle fut connue par la suite, Eldacar, observant un recul des armées rebelles sur la rive ouest pensa essayer de regagner le pont pour rejoindre par la suite la caserne principale. Cependant, il n’eut pas assez de temps. Des forces s’étaient massées dans l’est utilisant des embarcations et ils avaient investi l’est de la cité, encerclant les forces d’Eldacar. C’est alors que le gros de la bataille tonna. Une cohorte de soldats du Gondor portant l’arbre blanc portèrent un assaut massif sur l’avant garde d’Eldacar. De plus, des embarcations rapides investirent les abords de l’île submergeant les soldats fidèles au Roi. C’est alors qu’Eldacar, regroupant ses hommes sonna la retraite. Fornarndil sonna du cor, et toute l’armée du Roi, rejoignit le bastion de l’île.

Mais la bataille s’était déjà bien engagée, et les hommes de Melron avait déjà attaqué les abords du quai de la Lune. C’est là précisément qu’ils portèrent leur assaut principal, et ils jetèrent les embarcations à l’eau. Puis, ils attaquèrent les ruelles et se rendirent vers le temple. Là étaient en garde Aman et Thînsûl. Malgré un combat acharné des deux soldats, ils s’avouèrent vaincus, Thînsûl périt sous les coups de Melron tandis qu’Aman fut étourdi et laissé pour mort. Puis les rebelles brisèrent la porte et soudain, dans le fracas, Fornarndil et Pelronsîr s’allièrent et repoussèrent leurs assaillants. Et dans la rage des lames réunies, on crût croire au retour d’Isildûr et d’Anarion à la guerre.

Mais soudain, un choc frappa en partie le dôme, le brisant sous le choc. Un gros bloc de pierre s’effondra et assomma Pelronsîr, et soudain, face au danger menant une nouvelle vague, Fornarndil se retrouva seul. Seul face au danger. Mais il ne tint pas et cette fois-ci lorsque Melron investi le grand escalier de la tour, Fornarndil, rangea son épée, et la présenta devant le Lieutenant de Castamir, trahissant ses alliés. Car Fornarndil avait eu la mauvaise idée d’utiliser la pierre de vision, et n’en connaissant pas les effets et le danger pervers, il avait aperçu au loin l’arrivée imminente de la flotte de Castamir qui serait sur eux au matin. Et lorsqu’il montra son arme, il se croyait fini, de même qu’Eldacar. C’est alors qu’une autre pierre tomba Le Cracheur avait commencé ses lancers, et il brisa la haute partie du dôme du temple, emportant le Palantir dans les flots.

Et dans la nuit immense qui se trouvait devant eux, il passa près du vaisseau de l’Usurpateur qui ne le vit même pas. La prise de l’île était alors quasiment complète lorsqu’ Eldacar, voyant la déroute du temple sonna la retraite, et demanda à ses soldats de rejoindre le Quai du Soleil. Mais lui, laissant ses hommes partit seul chercher ses soldats laissés au temple, et là, il surprit dans un angle de mur, Melron faisant Fornarndil captif. Puis, les laissant partir par l’allée parallèle, il se rua sur Aman, et voyant qu’il était toujours en vie, il le prît sur son épaule. Et faisant de même avec Pelronsîr, il se rua de nouveau vers les quais ouest. Mais là, il trouva Melron sur sa route. S’ensuivit alors un combat entre le roi et son opposant, parsemé d’injures, de cris, d’insultes et de voltes-faces. Mais Eldacar, brisant le bouclier de son ennemi, l’envoya, dans le fleuve. Et soudain, un archer rebelle voyant le corps en immersion et le prenant pour un fidèle, lui décocha une flèche droit dans le crâne.

Sous la vision d’horreur, Eldacar, récupéra les corps de ses amis, et soudain, dans la clarté du jour naissant, il entendit les longues cornes de brumes des ports d’Umbar, résonnant comme une musique céleste, la musique des vagues sans fin et de la mer, du souffle du vent, de la brise, de la brume et du soleil, et il s’enfuit retrouvant la dernière embarcation et faisant route vers le nord et Cair Andros.

C’est ainsi qu’arrivèrent les immenses armées de Castamir réunies depuis le Harad, et qui, poussant sur l’Anduin, envahirent les quais de la Lune et du Soleil. Et sous les flammes de rage des soldats du Gondor infâme, Eldacar depuis une petite barge regarda l’immense splendeur de la cité des Rêves s’effondrer. Et là, debout sur son navire, le capitaine à la barbe noire regarda au loin son ennemi, qui avait perdu sa couronne. Au loin avait disparu le Palantir, et sous les décombres du dôme, près de la pierre brisée lancée par le « Cracheur » se trouvait abandonnée la couronne ailé des souverains du Gondor.

Et l’incendie embrasa la cité, et Eldacar poussa ses hommes vers le Nord. Par la suite, Castamir ayant appris la fuite du Roi, se rendit au temple et trouvant la couronne abandonné, il s’en serti, et partit tout droit, vers son navire d’où il ordonna de poursuivre les nouveaux rebelles menés par le traître Eldacar. Et la poursuite s’effectua toute la journée. Eldacar n’eut que peu de temps de repos. De plus, de nombreux autres ennemis l’attendait déjà au nord d’Osgiliath au niveau de Cair Andros, et des lanceurs de pierres brisèrent nombres d’embarcation. Mais Eldacar, soucieux de paraître le plus discret possible avait abaissé son pavillon et se fit passer pour un marchand Nortmen de Car Andros, car une petite communauté d’entre eux y résidait.

Puis, il gagna le nord de l’île, et tenta de faire passer sa barge sur les rives nord. Mais Castamir ayant eu le rapport de ce qu’il s’était passé ordonna une interdiction formelle pour toute barge de quitter le port nord de Cair Andros de nuit. Les Navires de flotte accostèrent le long de la grande île, et surveillèrent les alentours. Mais, dans la nuit, une petite barque quitta Cair Andros discrètement, tellement discrète qu’elle semblait disparaître dans la nuit.

Mais soudain, comme Mîndil surveillait l’horizon sous la lumière de la pleine lune, depuis la forteresse de Barad Celebgorn, il vit quelque chose de curieux étinceler au dessus de la surface des eaux. Barad Celebgorn était une de ces forteresses bâties par Minalcar suite à sa victoire sur les Orientaux, et Mîndil avait servi durant la guerre empêchant les ravitaillements à Eldacar, provenant du Calenhardon. Et lorsqu’il vit cette lueur briller sous la lumière de la lune, il pensa directement à la chaîne royale portée par Eldacar, et qu’il n’avait jamais enlevé depuis son sacre.

Et soudain, il ordonna le tir des balistes, et des archers, et la barque fut écrasée sous un pieu énorme, ainsi que par un bloc de pierre et l’éclat continua de scintiller à l’endroit, où la barque semblait avoir sombré. Ainsi, Mîndil ne fut pas sûr d’en avoir fini avec Eldacar, et c’est pourquoi, il mena son enquête.
Trouver tous les messages de cet utilisateur
Citer ce message dans une réponse
24.04.2004, 12:32
Message : #2
 
J'ai repris le début en une partie un peu plus dialoguée. Je pensais au départ l'insérer dans un autre genre de texte, mais c'est mieux ainsi. Deuxièmement, il y a une suite...

Un jour, alors qu’il pêchait dans les marais, Baronda, frère de Forond, trouva le corps d’un homme ensanglanté près des prés de l’Entwash, perdu dans le Delta.

Cet homme portait un pendentif en argent, qui était resté accroché autour de son cou. Baronda, curieux et désireux de récupérer un tel objet, l’ôta du cou du rescapé, et le cachant dans sa poche, il regarda comment était l’homme, et il sentit sa respiration sur sa joue. Sentant que l’homme était encore en vie, mais en grave danger, il appela son frère qui devait se trouver non loin de là. C’est alors que surgissant d’un fourré, la chevelure châtain, bouclée, portant une solide canne à pêche et une paille dans la bouche, l’autre lui répondit

« Qu’est-ce qu’il te prend ? Tu me déranges, je faisais ma sieste tranquillement, ma ligne posée à peine à côté de moi, quand soudain, j’ouvris un œil. Un brochet de vingt centimètres se trouvait devant moi ! Il avait mordu ! »

« Mais, c’est alors que, je ne sais pas pour quelle ânerie, mon cher frère se décida à hurler ! »

Baronda expliqua alors qu’il s’agissait d’un problème plus important et plus grave. Le Semi-homme monta alors dans sa barque, et passant le cours des marais, il rejoint son aîné, de deux minutes.

« Qui est-ce ? » Demanda Forond qui se demandait comment une grande-gens de la sorte avait pu atterrir ici. Il y avait évidemment beaucoup de fermes aux alentours, et de nombreux hommes vivant de récoltes et d’élevage s’étaient installées en ces lieux. Mais, celui-ci paraissait différent. Il avait un air plus elfique, quoiqu’il ressembla en partie aux hommes du Nord, ceux qui vivaient de l’autre côté du grand fleuve, plus à l’est.

C’est alors que Forond demanda à son frère. « Il est en vie ? »

Boronda répondit d’un signe de la tête.

« Ah bon ! Alors, nous devons le mener à la maison. Nous trouverons bien quelque chose à en faire. »

Forond et Baronda qui étaient tous deux des forts, vivaient sur un petit village en pilotis à l’orée des marais regroupant une vingtaine de cabanes. Durant le voyage, Forond ne dit mot, mais, inquiet du fait que l’on puisse découvrir son larcin, Baronda demanda :

« Tu sais qui cela peut bien être ? »

« Non, répondit son frère, mais vaudrait mieux pour nous qu’il ne s’agisse pas de quelqu’un d’important ! Cela nous causerait encore des problèmes. On le guérit, on le nourrit, et dés qu’il est valide, on le renvoie. »

C’est alors en rentrant que Baronda et Forond eurent une étrange surprise. Une petite charrette, de taille hobbite avait été garée près de chez eux. La charrette du Papé. Que pouvait-il bien faire là ? C’est alors que les hobbit laissèrent leur carriole sur le bord du petit sentier menant aux marais, là où ils allaient pêcher tandis que leurs épouses brodaient le patron.

Mais il ne leur fallu pas beaucoup de temps pour savoir ce qui avait amené leur vieux père dans les environs. A peine entrèrent dans leur cabane qu’ils aperçurent leurs moitiés assises confortablement dans un fauteuil à discuter avec leur père, un gâteau au cerises, une tarte au citron, un cake à la mente, et des crêpes posées sur une table basse, une bouilloire fumant encore à côté de ses somptueux plats.

Comme d’habitude, à peine les deux vagabonds eurent-ils franchi le palier que leurs épouses les accueillirent, et les accueillant, elles les embrassèrent et leurs demandèrent si ils avaient passé du bon temps. Mais soudain, l’appétit se fit un peu plus fort que la passion, et le ventre des compères se mit à gargouiller.

« Bonsoir ! Mes Fils ! Acclama l’ancien. Que je suis heureux de vous voir. Je passes chez vous car voyez vous, j’ai une incroyable histoire à vous raconter. C’est alors qu’il leur dit avoir vu durant la nuit de l’avant veille le spectacle le plus surprenant et le plus stupéfiant qu’il n’ait jamais vu.

Une flotte immense, plus puissante, que tous les autres qui n’aient jamais été vu sur les berges de l’Anduin, poursuivant dans la nuit une petite embarcation, un Cnearr poussé par une dizaine d’hommes en rames et avec un capitaine vaillant à son bord. Il est dit dans les vallées que c’est le roi, l’héritier de Valacar, des Nortmen, qui se trouvait sur ce navire, mais il apprit plus tard, qu’il ne s’agissait que d’un âpre rebelle, un criminel, ayant tenté d’assassiné le roi qui avait ainsi pris la fuite, poursuivi par la flotte du Gondor, fuyant Osgiliath. »

« Car le lendemain, une cohorte de soldats armés, ayant déjà franchi la veille au soir la Porte Nord se lançait déjà à la poursuite du fugitif. Une grande bataille a eu lieu près de Cair Andros, mais il semble que l’on est perdu toute trace du fuyard il y a deux nuits de cela, car l’assassin avait des complices plus au nord, mais j’ai appris que, plus tard, il aurait repris une barque sur le fleuve, et que son embarcation a brûlée et périt corps et âme.

Et ce matin, j’ai rencontré l’un des messagers du Roi, et ce messager m’a dit que beaucoup d’or serait offert à celui qui lui amènerait la dépouille du forban. Alors, je me suis demandé si vous aviez gardé l’habitude d’aller marauder dans les marécages pendant des heures comme quand vous étiez enfants et que vous disparaissiez sans qu l’on ne puisse vous retrouver ? Vous auriez pu trouver quelque chose. »

« Non ! Nous n’avons rien trouvé, » répondit soudain Forond, furieux que son père se comporta encore comme du temps qu’ils étaient jeunes.

« Quoi donc ? Tu penses encore que nos sorties se sont rien plus que des amusements alors qu’il s’agit de recherches biologiques de la plus haute importance, et notre pêche a été excellente » dit-il en exhibant une solide truite d’au mois trois centimètres.

« Cela va pour les chats ! Répondit le père, mais ce n’est pas cela qui remplira un ventre de hobbit », assura-t-il par la suite.

Mais, Baronda, lui, semblait plus inquiet. Il craignait le père. Il le craignait plus activement que quiconque à cause de son autorité et de son caractère et de sa faiblesse.

Mais, son frère ne se laissait pas faire. Il repensa à l’homme qu’ils avait recueilli dans les marais et il se dit que peut-être cet homme était un dangereux criminel, qui avait tué beaucoup de gens et il commença à avoir peur pour sa famille De plus il commença à se faire du soucis à cause du pendentif qu’il avait dérobé au cou de l’homme. Mais cependant, par respect pour son frère et parce qu’il désirait ne pas en parle à son père, il ne dit rien, et lorsque son père lui reposa la question dans les yeux, il détourna son regard, et confirma la version de son frère.

Mais le Papé était malin, t il comprit que ses fils lui avait menti. Ils avaient bel et bien accueilli quelqu’un, un rescapé de l’attaque. Mais, qui étais-ce. Il se rappela alors ce que lui avait dit le messager du Roi, un certain Mînril : « L’assassin porte autour du cou un pendentif qu’il a dérobé dans le trésor du Gondor, une couronne en argent, surmontée de sept étoiles. »

A cela, vous reconnaîtrez sa dépouille. Ainsi, le Papé se méfiant de l’histoire de ses jumeaux décida de partir après le souper. Mais Forond commença à se faire du souci pour son blessé, et il prétexta d’aller ranger la charrette, pour la pousser dans la petite grange au bout de la ferme, loin, de la cour et du puit, où ils la garait traditionnellement. Le Papé, fint de vouloir sortir demander quelque-chose à Forond et sortit de table, et il l’aperçu sortant de la grange.

Baronda ne voulant pas éveiller les soupçons de son épouse, ni ceux de sa belle-sœur, raconta leur journée de pèche tranquillement. De retour à table, le Papé déclara ne pas avoir aperçu son fils, et lorsque Forond revint à table, out se passa normalement.

Par la suite, le Papé reprit sa charrette et partit de la maison, et dés qu’il fut un peu éloigné, il lança son poney au galop pour rejoindre la route la plus proche. Par la suite, Baronda prit son frère à part une fois leurs femmes couchées, et il lui parla de la sortie de table du Papé. Forond reprocha alors à son frère de ne pas avoir soutenu le regard du père, et ils s’engueulèrent presque, oubliant le touché. Puis, se souvenant de lui, ils allèrent le voir, et lui pansèrent sa plaie. Puis, ils lui donnèrent à manger et partirent se coucher, espérant que le Père ne reviendrais pas.

Mais le coq ne se mit pas à chanter que déjà, une troupe complète d’hommes en armes avaient rejoints les abords de la ferme. Le Père dans son élan avait malheureusement oublié, lui aussi, d’aller vérifier qu’il s’agissait bien de la dépouille du criminel. Mais gageant à la crainte de ses fils un comportement suspect, il s’était dit qu’il devait bien pouvoir s’agir de lui.

C’est alors que Baronda et Forond étaient à peines levés, que Mînril frappa à leur porte et fit siège dans leur cour. Puis, guidé par le Papé, il gagna la grange et la fouilla de fond en comble sans trouver trace de la charrette. Mînril en colère demanda au vieil homme s’il s’était payé sa tête, et il lui dit qu’il brûlerait sa ferme pour avoir déranger les soldats du Roi pour une broutille, et il lança son coursier au galop.
C’est alors que le père sombra en sanglots. Il confessa sa faute d’avoir soupçonné ses fils de quelque trafic et d’avoir voulu en profiter. Il pleura si bien, et ses pleurs étaient véritables, qu’il finit par émouvoir Baronda et Forond légèrement, qui s’en voulu un instant.

C’est alors que Baronda dit à son père qu’il pouvait rester, et c’est ainsi qu’il fut accueilli chez eux. L’Homme, lui avait été déplacé à la cave durant la nuit, Boronda ayant eu peur d’une descente des soldats au petit jour. Mais le secret des deux frères sembla vite au fil des jours de plus en plus difficile à garder. De la nourriture disparaissait, et il sortaient souvent dans les marais pour voir si ils ne trouveraient pas autre chose. Et il arrivait qu’ils aperçoivent de temps à autres d’étranges soldats, portant des armures couvertes de fleurs et d’arabesques, fouiller avec une canne, sondant le fond des marais. Et, il leur sembla que ces hommes devaient avoir un certain lien de parenté avec leur survivant.

L’homme quant à lui, reprenait des forces jours après jours, mais il n’avait pas encore repris conscience. Il dormait d’un sommeil paisible, et souvent les deux frères se demandèrent si il était mort, et s’ils ne devaient pas le rendre aux marais. Mais, ils le gardèrent encore. Leur père était de plus en plus déprimé, toujours effondré de ce qu’il avait fait subir à ces enfants, et il était devenu si gentil, que même Forond lui souriait avec joie et avait pris plaisir à rire et à s’amuser à ses côtés. Mais le Père se demandait toujours quelles drôles d’histoires, ils pouvaient mener à la cave si souvent. Mais ce qui le chagrinait le plus, c’était d’avoir perdu sa ferme, ses vint neufs poules pondeuse, ses cinq cochons, ses quatorze clapiers de lapins, et son jardin potager qui faisait presque un hectare.

Un jour, arriva-t-il que lassé de voir son père si malheureux d’être éloigné de chez lui, Baronda le prit à part, et il lui montra le pendentif qu’ils avaient trouvé sur l’homme. En voyant la couronne et les étoiles, toute la mémoire revint alors à l’aïeul et il comprit alors de quelle sournoise manière il s’était fait berné par ses propres garçons. Comprenant alors l’astuce de leur manège à la cave, et certain cette fois-ci, il remercia son enfant, et prenant le pendentif, il sortit déclarant qu’il se rendait en ville visiter la vieille Alette de Cair Andros.

Mais, le soir même, Forond rentra des marais, et lorsqu’il fut rentré, il demanda où était passé le Papé. Alors, Boaronda expliqua à son frère ce qu’il s’était passé, et finit par lui avouer pour le pendentif.

Mais, lorsque, Forond entendit ses mots, il fut très étonné de ce que son frère lui avait caché, mais il fut même plus : horrifié. Ce qui l’avait frappé le plus finalement était la description du pendentif. Il connaissait ce symbole, et soudain, il se rua dans sa chambre et sortit un vieux bouquin de son armoire datant de l’époque, où il avait rencontré un jeune garçon rentrant chez lui, pour voir son père. Le garçon était jeune, et il se rendait à Minas Anor pour le couronnement d’Eldacar. C’était le jeune Aman Thinruil, et il lui confia un vieux manuscrit sur les Rois du Gondor, et leurs descendants avec des gravures.

Et sur l’une d’elle, il reconnut le pendentif, porté par le Roi du Gondor autour du cou, une chaîne en argent, avec une couronne ailée, et sept étoiles. C’est ensuite qu’il virent la gravure de Valacar, le Roi, et finalement, un tout léger feuillet avec la gravure d’un jeune homme à cheval, chassant dans de grandes plaines soufflées par le vent. La légende précisant : Vinitharya dans les Vastes Plaines, Eldacar, fils de Valacar, Roi du Gondor

Comprenant alors l’astuce de leur père et que celui n’avait finalement évacué qu’un instant sa fourberie, ils expliquèrent tout à leurs femmes, et récupérèrent la carriole.

Descendant le petit sentier des marais, leurs femmes sur une deuxième carriole, et quelques affaires avec eux, ils rejoignirent les abords du Nindalf, et s’embarquèrent dans des barques. Ils s’étaient déjà éloigné d’une bonne longueur de la rive lorsqu’ils entendirent de solides cors sonner l’attaque. Au loin, ils aperçurent des flammes, leur ferme brûlait. Ils continuèrent alors à ramer et dans les hautes herbes, les joncs et les roseaux des mares de l’Entwash, ils gagnèrent à la tombée de la nuit, les chutes de Rauros. Devant eux se trouvait un étrange plongeoir, et de l’autre côté de la rive, les marais se poursuivaient. Tout près se tenait une sorte de poteaux d’amarrage sur la rive ouest, et au dessus un chemin semblait disparaître dans un fourré d’arbres.

Mais, la nuit tomba plus vite que ce qu’ils n’avaient prévu. Ils installèrent leur campement dans les arbres et se préparèrent pour la nuit. Cela faisait maintenant six jours qu’ils avaient quitté leur ferme, et depuis, aucun son de trompe n’avait été entendu. De plus, le Roi, ne s’était toujours pas réveillé, leur faisant craindre le pire. Mais ce n’était pas le plus grave finalement pour eux. Le plus préoccupant concernait les provisions.

Combien de jours dureraient-ils encore à ce rythme là ! Ils finiraient bien par se changer en spectres, s’il le fallait. Et l’humeur de leurs épouses , suite à ce régime forcé s’en était fortement ressentie. Rosine, et Fleurette étaient d’inséparables amis, et toutes deux affamées avaient dés lors décidés de mener la vie dure à leur garnements de maris. Mais, dans la nuit, sous une lune nouvelle, éveillé par le bruit des chutes aux portes de Nen Hithoel bâties par son grand père, le Roi Minalcar, l’Argonath, Eldacar ouvrit les yeux, et il se souvint.

Le Gondor, et sa prime venue en ce pays, qui lorsqu’il le découvrit le prit de toute sa force, de ses collines vertes et boisés entourées de pins, d’amandiers, de cyprès, de lavande et de Thym. Il se souvenait encore de sa déouverte de la blanche cité de Minas Anor sou le Mindolluin, et de la beauté de Minas Ithil et de sa tour de la lune. Il se commémora son passage sur les chemins de crêtes gardant la passe du Mordor vers Girith Duath.

Il se souvint encore de sa découverte dOsgiliath, la splendide Osgiliath, la plus belle citée qu’il n’eut jamais vu. Immense ville bâtie sur le fleuve avec un immense pont et une île habitant de splendides monuments dont l’antique temple de Varda gardant le Palantir. Il se souvint de sa descente vers le sud, passant les gués de l’Erui, jusqu’aux falaises de Belfalas, tombant abruptes dans la colérique Belegaer. Il se souvint de ses chevauchées en Lebennin, dans le Lamedon, aux collines boisées et douces, et au delà du col de Tarlang dans le Morthond.

Mais il n’existait pas pour lui plus beau Royaume, mais les capitaines de l’Ethir, et la Haute Aristocratie de Pelargir ne l’entendit pas ainsi. Malgré son sacre à Minas Anor, il avait toujours été considéré comme un dûnadan de deuxième rang de par son ascendance Nortmen, et il fut ridiculisé, bafoué, et l’opposition se fit de plus en plus forte contre lui.

Un groupement rebelle gagna le jour, et l’opposition de nombreux seigneurs à son égard devint si forte qu’une confédération se ligua contre lui. Menés par des descendants des anciens Rois, craignant de perte leur stature et leur prestige de longévité, et leur titres de Rois des Hommes, leur conférant haute autorité, ils s’allièrent à Castamir, un capitaine cruel, petit fils de Calimethar, frère cadet de Minalcar. Celui-ci avait beaucoup de navires personnels, dus à la richesse de sa famille et il avait beaucoup de partisans dans la rébellion. Son frère se nommait Melron et était un soldat vif et aussi brutal que lui.

Mais Eldacar ne se laissa pas prendre la couronne sans combattre. Aidé de nombreux serviteurs fidèles, il fit tout son possible, pour démasquer le complot essayant de l’assassiner, et il mena ses hommes loyaux vaillamment dans la guerre qui se mit à ravager tout le Pays. A l’époque, le père d’Aman Thinruil, Lindorn gagna la rébellion et se joignit à Castamir, mais, Amian, lui, décida de rester fidèle à son Roi. Ainsi en fut-il dans beaucoup de familles du Gondor, et beucoup de jeunes capitaines de gardes restèrent au Roi. Les combats se firent acharnés dans tout l’Ethir, et les partisans d’Eldacar furent chassés de Morthond, de Lamedon, de Lebennin, d’Anfalas, sombrant sous les attaques ennemies, qui toujours reprenaient de la force.

Et les prairies du Gondor se souviennent encore de l’odeur âpre du sang et de la chair des intestins broyés et des cervelles en lambeaux. D’inhumains bûchers furent élevés par les capitaines de Castamir sur toutes les places des villes où les fidèles étaient arrêtés et tous les prisonniers étaient brûlés vifs, sous la torture.

Les vallées d’Ithilien, et même l’Anorien ne furent épargnées par les massacres purs et simples qu’orchestrèrent les généraux du Marin, et les femmes comme tous les enfants subissaient supplices, fouet, éventration et bûchers. Cette guerre, opposant des soldats du Gondor contre des soldats du Gondor : des dûnedain contre des dûnedain fut si terrible qu’elle fut nommée guerre fratricide. Des hommes arborant le blason de l’arbre et de la couronne affrontaient des hommes portant les mêmes armes, et la lutte devint si âpres que certains renoncèrent à poursuivre la lutte et abandonnèrent le Roi.

Mais Eldacar se battit jusqu’au bout. Jeune, beau, et vaillant, il se battit jusqu’au bout de ses forces jusqu’à ce qu’ils se réfugièrent à Osgiliath. Là, ils tinrent un siège de deux mois, mais suite à cela, Melron mena des engins de guerre et un terrible trébuchet nommé « Cracheur » qui détruisit les Forts de la Chaussée. Du Rammas vinrent d’effroyables traits enflammés qui enflammèrent alors le Port, et les armées de Melron s’infiltrèrent dans la cité. Mais Eldacar et Ornendil, son fils résistèrent et ils gardèrent la défense du pont.

La journée qui suivit, Ornendil, le fils d’Eldacar mena son armée vers l’ouest, et là, il fut surpris par d’immenses tours de sièges, ainsi que par des archers des collines vertes de Pinnath Gelin, ralliés à Castamir finalement et menés par Finsil, et face à une telle opposition, Ornendil dut battre en retraite, mais soudain, surgissant de l’ombre des soldats se précipitèrent sur lui pour le capturer. Eldacar, lui avait mené ses soldats de l’autre côté du pont, mais trouvant moins de réistance que prévu, il avait soudain été alerté par le cor de Fornendil. C’est alors qu’il comprit. C’était son fils qu’ils voulaient. Il traversa alors le pont en furie et sa rage fut telle que les étoiles de son bouclier brillèrent de feu.

Mais, il arriva trop tard, car son fils avait déjà été capturé et les flèches de l’ouest fondirent sur la targe du Roi, ricochant pour certaines sur son heaubert de Mithril. L’attaque fut telle qu’elle en surpris beaucoup. Mais, les rebelles s’enfuirent prestement.

Par la suite, Eldacar négocia longtemps la libération de son fils, mais il ne réussit pas à l’obtenir. Le siège durait alors depuis six longs mois, et la famine se fit sentir. C’est alors au beau milieu de la journée que Melron menant le prisonnier devant son père depuis l’entrée du Pont dit au Roi :

« Jettes moi ta couronnes et baises moi les pieds comme à ton souverain, et je relâcherais ton fils. » « Et encore ! Tu seras mon esclave à vie ! »

« Soit ! Répondit Eldacar ! Mais combats moi en combat singulier. Si tu me bats, j’accèdes à ta requête, mais si je te bats, tu me rends mon fils ! »

Melron se mit alors soudainement à rire, un rire aussi effroyable que la colère de la mer, aussi noir que les profondeurs des ténèbres, et il regarda alors soudainement le roi, et d’un coup large de sa grande épée, il décapita Ornendil et dit : « Requête rejetée ».

Criant et hurlant de rage, Eldacar criera sa haine à Melron, jurant qu’il le tuerait un jour. Mais la guerre et le siège soudain repris de plus belle. Les cordes sifflaient et les balistes se déployèrent de nouveau frappant la splendide cité fluviale. En trois mois, les ports de la cité furent en déroute et presque tout le pont fut cédé, et les armées d’Eldacar se réfugièrent au niveau de l’île du temple où était maintenu en garde le précieux Palantir.

On dit dans la légende, que Pelronsîr et Fornarndil, tous deux gardes d’Hérion avaient eu la charge de la garde du Palantir et qu’un soir suite à une terrible journée de combats menés contre les forces de Melron, le second de Castamir, ils se querellèrent une nouvelle fois sur la meilleure manière de réussir la guerre. Pelronsîr désirait combattre jusqu’au dernier souffle et pourquoi pas aller rejoindre les Nortmen. Fornarndil, lui désirait utiliser une manœuvre plus politique. Il désirait rallier les rebelles au roi légitime : Eldacar et régler les choses en versant le moins de sang possible. Fornarndil paraissait plus inquiet sur l’issue de la guere. Sa famille, ses cousins, son père, avaient rejoints la rébellion, et il pensait qu’ils avaient tort.

Mais la dispute se fit soudainement plus violente. Pelronsîr injuria Fornarndil, prétextant que s’il reculait, éprouvait des remords ou d’autres sentiments identiques, il serait Parjure à son serment. Il y aurait certainement du sang, sûrement, mais ce sang là n’était ni pur, ni vrai, car il s’était rebellé contre sa famille. Lui, il avait renié la sienne, et pour toujours.

C’est alors au beau milieu de la dispute que Melron mena son attaque. Osgiliath se réfugia derrière les barricades, et soudain, ils aperçurent les immenses Trébuchet, et le non moins lugubre surnommé Cracheur, à cause de sa grande force de lancée, et soudain, les balistes claquèrent. De nombreuses flèches percèrent les flancs des bâtiments, et soudain, Eldacar sonna l’alerte. C’est alors dans cette nuit sombre, qu’ils rejoignirent le dôme du Palantir. Là ils tinrent leurs positions et essuyèrent l’assaut des archers et des soldats à pied du rebelle. Eldacar ordonné le tir, et les armes de guerre du Roi lancèrent leurs boules de feu. La garde du dôme avait été confiée à un jeune soldat du nom de Nîmsûl Bethdil, accompagné d’Aman Thinruil.

Lors du siège et de la Bataille du Cracheur, telle qu’elle fut connue par la suite, Eldacar, observant un recul des armées rebelles sur la rive ouest pensa essayer de regagner le pont pour rejoindre par la suite la caserne principale. Cependant, il n’eut pas assez de temps.

Des forces s’étaient massées dans l’est utilisant des embarcations et ils avaient investi l’est de la cité, encerclant les forces d’Eldacar. C’est alors que le gros de la bataille tonna. Une cohorte de soldats du Gondor portant l’arbre blanc portèrent un assaut massif sur l’avant garde d’Eldacar. De plus, des embarcations rapides investirent les abords de l’île submergeant les soldats fidèles au Roi. C’est alors qu’Eldacar, regroupant ses hommes sonna la retraite. Fornarndil sonna du cor, et toute l’armée du Roi, rejoignit le bastion de l’île.

Mais la bataille s’était déjà bien engagée, et les hommes de Melron avait déjà attaqué les abords du quai de la Lune.

C’est là précisément qu’ils portèrent leur assaut principal, et ils jetèrent les embarcations à l’eau. Puis, ils attaquèrent les ruelles et se rendirent vers le temple. Là étaient en garde Aman et Thînsûl. Malgré un combat acharné des deux soldats, ils s’avouèrent vaincus, Thînsûl périt sous les coups de Melron tandis qu’Aman fut étourdi et laissé pour mort. Puis les rebelles brisèrent la porte et soudain, dans le fracas, Fornarndil et Pelronsîr s’allièrent et repoussèrent leurs assaillants. Et dans la rage des lames réunies, on crût croire au retour d’Isildûr et d’Anarion à la guerre.

Mais soudain, un choc frappa en partie le dôme, le brisant sous le choc. Un gros bloc de pierre s’effondra et assomma Pelronsîr, et soudain, face au danger menant une nouvelle vague, Fornarndil se retrouva seul. Seul face au danger. Mais il ne tint pas et cette fois-ci lorsque Melron investi le grand escalier de la tour, Fornarndil, rangea son épée, et la présenta devant le Lieutenant de Castamir, trahissant ses alliés. Car Fornarndil avait eu la mauvaise idée d’utiliser la pierre de vision, et n’en connaissant pas les effets et le danger pervers, il avait aperçu au loin l’arrivée imminente de la flotte de Castamir qui serait sur eux au matin. Et lorsqu’il montra son arme, il se croyait fini, de même qu’Eldacar.

C’est alors qu’une autre pierre tomba Le Cracheur avait commencé ses lancers, et il brisa la haute partie du dôme du temple, emportant le Palantir dans les flots.
Et dans la nuit immense qui se trouvait devant eux, il passa près du vaisseau de l’Usurpateur qui ne le vit même pas. La prise de l’île était alors quasiment complète lorsqu’ Eldacar, voyant la déroute du temple sonna la retraite, et demanda à ses soldats de rejoindre le Quai du Soleil. Mais lui, laissant ses hommes partit seul chercher ses soldats laissés au temple, et là, il surprit dans un angle de mur, Melron faisant Fornarndil captif.

Puis, les laissant partir par l’allée parallèle, il se rua sur Aman, et voyant qu’il était toujours en vie, il le prît sur son épaule. Et faisant de même avec Pelronsîr, il se rua de nouveau vers les quais ouest. Mais là, il trouva Melron sur sa route. S’ensuivit alors un combat entre le roi et son opposant, parsemé d’injures, de cris, d’insultes et de voltes-faces. Mais Eldacar, brisant le bouclier de son ennemi, l’envoya, dans le fleuve. Et soudain, un archer rebelle voyant le corps en immersion et le prenant pour un fidèle, lui décocha une flèche droit dans le crâne.

Sous la vision d’horreur, Eldacar, récupéra les corps de ses amis, et soudain, dans la clarté du jour naissant, il entendit les longues cornes de brumes des ports d’Umbar, résonnant comme une musique céleste, la musique des vagues sans fin et de la mer, du souffle du vent, de la brise, de la brume et du soleil, et il s’enfuit retrouvant la dernière embarcation et faisant route vers le nord et Cair Andros.
C’est ainsi qu’arrivèrent les immenses armées de Castamir réunies depuis le Harad, et qui, poussant sur l’Anduin, envahirent les quais de la Lune et du Soleil. Et sous les flammes de rage des soldats du Gondor infâme, Eldacar depuis une petite barge regarda l’immense splendeur de la cité des Rêves s’effondrer.

Et là, debout sur son navire, le capitaine à la barbe noire regarda au loin son ennemi, qui avait perdu sa couronne. Au loin avait disparu le Palantir, et sous les décombres du dôme, près de la pierre brisée lancée par le « Cracheur » se trouvait abandonnée la couronne ailé des souverains du Gondor. Et l’incendie embrasa la cité, et Eldacar poussa ses hommes vers le Nord. Par la suite, Castamir ayant appris la fuite du Roi, se rendit au temple et trouvant la couronne abandonné, il s’en serti, et partit tout droit, vers son navire d’où il ordonna de poursuivre les nouveaux rebelles menés par le traître Eldacar.

Et la poursuite s’effectua toute la journée. Eldacar n’eut que peu de temps de repos. De plus, de nombreux autres ennemis l’attendait déjà au nord d’Osgiliath au niveau de Cair Andros, et des lanceurs de pierres brisèrent nombres d’embarcation. Mais Eldacar, soucieux de paraître le plus discret possible avait abaissé son pavillon et se fit passer pour un marchand Nortmen de Car Andros, car une petite communauté d’entre eux y résidait.

Puis, il gagna le nord de l’île, et tenta de faire passer sa barge sur les rives nord. Mais Castamir ayant eu le rapport de ce qu’il s’était passé ordonna une interdiction formelle pour toute barge de quitter le port nord de Cair Andros de nuit. Les Navires de flotte accostèrent le long de la grande île, et surveillèrent les alentours.

Mais, dans la nuit, une petite barque quitta Cair Andros discrètement, tellement discrète qu’elle semblait disparaître dans la nuit. Mais soudain, comme Mîndil surveillait l’horizon sous la lumière de la pleine lune, depuis la forteresse de Barad Celebgorn, il vit quelque chose de curieux étinceler au dessus de la surface des eaux. Barad Celebgorn était une de ces forteresses bâties par Minalcar suite à sa victoire sur les Orientaux, et Mîndil avait servi durant la guerre empêchant les ravitaillements à Eldacar, provenant du Calenhardon. Et lorsqu’il vit cette lueur briller sous la lumière de la lune, il pensa directement à la chaîne royale portée par Eldacar, et qu’il n’avait jamais enlevé depuis son sacre.

Et soudain, il ordonna le tir des balistes, et des archers, et la barque fut écrasée sous un pieu énorme, ainsi que par un bloc de pierre et l’éclat continua de scintiller à l’endroit, où la barque semblait avoir sombré. Ainsi, Mîndil ne fut pas sûr d’en avoir fini avec Eldacar, et c’est pourquoi, il mena son enquête.

Par la suite, Eldacar, resta sous les étoiles à contempler les chutes de Rauros. Là à côté de lui étaient endormis de curieux personnages. Les cheveux bouclés, petite taille, et aux pieds longs et poilus, se tenaient quatre individus, deux mâles et deux femelles, habillés de vêtements vert, beiges brun, et or. Le Roi se demanda alors qui pouvaient être ces étranges créatures, car il n’en avait jamais vu de semblables dans les Vastes Plaines. Un foyer avait été allumé à proximité, et ils portaient avec eux des besaces aussi petites et ridicules que leur propre taille. Puis, c’est alors qu’il se rendit compte. Quelque chose manquait.

Sa chaîne avait disparue. Mais, il était en vie. Il s’était crû définitivement mort un instant, mais non, il vivait et c’était sûrement grâce à ces étranges personnes. Il regarda la rive est au loin. Les falaises tombantes de l’Emyn Muil empêchaient tout passage. De ce côté, il fallait descendre beaucoup plus au sud pour trouver un point d’amarrage, mais bon, ils s’en sortirait. Il comprit à cet instant à quel point il était redevable à ces semi-hommes, et il jura de tout faire pour les protéger.

Au matin, les pies se mirent à chanter, réveillant le pauvre Baronda de son beau rêve. Il avait rêvé qu’il se trouvait tout seul devant une immense table et un merveilleux festins régalant pâtés et confits, tartes et marmelades, choux et rôtis, patates et carottes, cakes salés et sucrés, crêpes fourrés, ragoûts et profusion de fruits, pommes, pêches, cerises, poires.

Mais l’odieux gargouillis continuel de son ventre ne lui laissa aucun doute sur la triste réalité. C’est alors que ne fut pas sa surprise lorsqu’il aperçu assis auprès du foyer, une grande-gens portant les restes d’une ancienne armure en lambeaux, et chantant dans la clarté du jour.

Oh mon vert Pays, Mes Plaines du Rhovanion
Terres de mes ancêtres, J’entends vos chansons
Oh toi ! Mon héritage, qui du Sud me banni
Qui fais tort au courage, j’aime ta Poésie.

Oh toi ! Ma belle contrée, toi qui m’as connu
Enfant espiègle et vrai, éclair dans son chahut
Oh toi qui m’as charmé Oh toi qui m’as conquis
Dans les collines boisées, d’un coup je fus épris

Oh toi ! Le beau pays où courrait l’adolescent
Dans les vertes prairies, il était ton amant
Maintenant d’une autre terre, il est amoureux
A jamais des rivières, du val de ces aïeuls

Oh ! toi, ma bien aimée, toi que j’ai épousé
A qui j’ai fait offrande de ma vie donnée
D’un sacre pour l’Eternel, je te serais fidèle
Car tu fis mon bonheur, pour l’amour et l’Estel

« C’est très beau ! » Dit soudainement Forond qui lui aussi s’était réveillé. « Qui est cet homme dont vous parlé, et ces pays ? »

« C’est de moi qu’il s‘agit. J’ai grandi dans l’est dans le pays de mon grand père, dans le Royaume des Vastes plaines de l’est. Il se nommait Vidugavia, et je fus appelé Vinitharya dans ce pays. L’autre terre, est le pays de mon père, dont je tombais amoureux à cause ses chênaies splendides, des verts bois et bosquets d’Ithilien, des près d’Anorien, jusqu’au delta de l’Ethir et au vertes collines de Pinnath Gelin, dans l’ouest. A cause de la splendeur du Calennardhon, du val de Morthond et de Lamedon, de la plaine de Lebennin.

Tout ces terres m’ont charmé et conquis, et lors de mon sacre je leurs offrit ma vie. Mais aujourd’hui, elles mon banni. Aussi ne laisserais-je pas mon héritage tomber en désuétude. Je reviendrais un jour, et mes enfants règneront sur ce pays, comme les enfants de mes enfants, et ma descendance après eux. Pour l’instant, il me faut partir et essayer de regagner les terres de mes parents. M’y aiderez-vous ? »

« Nous avons commencé ! Nous continuerons ! » Dit simplement Forond. Mais Baronda rajouta : « Nous n’avons plus aucun lieu où nous rendre. Notre ferme a été brûlée par les soldats du nouveau Roi. »

« Castamir ! » Hurla soudainement Eldacar. « Je reviendrais, et ce jour là, je te ferais payer le prix de tes infamies. Tu payeras pour mon fils, tu payera pour ces gens ainsi que pour toutes les familles que tu as détruite. »

Puis, il se tourna vers les hobbits et dit : « Mais pour l’hors, soyons discret. Je sais chasser, et je connais ces régions ». « Il devrait y avoir un sentier par là », dit-il en s’engouffrant dans les bois. Mais soudain, un horrible gargouillement rutila dans les ventres des semis-hommes. Mais les regardant avec force et courage, et les enjoignant de prendre le pas, Eldacar leur dira :

« Ayez courage ! Je chasserais ce soir, si nous arrivons à avancer suffisamment. Et vous aurez de quoi manger ! »

« Mais c’est que nous ne mangeons pas les ingrédients et les viandes comme cela. Nous les cuisinons et les préparons avec des herbes, de l’eau, des tomates, des haricots, du choux, et aussi des pommes de terres lorsque nous en avons. » Répondit Forond.

« Désolé, mais durant plusieurs jours, vous n’aurez rien de cela. Je pourrais pourtant trouver quelques herbes, si cela peut vous arranger. »

« Cela ira. » Reprit un peu déçu Baronda. Puis, reprenant leurs bagages, ils disparurent dans les arbres, et s’engagèrent dans un sentier plus difficile dans l’après-midi, qui gagna des gorges énormes, par des collines hautes et montagneuses. Mais, ils aperçurent quelques lièvres, et Eldacar s’étant fabriqué un arc de fortune et de même des flèches, comme dans sa jeunesse, en tua deux beaux.

Et ils dînèrent un petit ragoût aux herbes. Le lendemain, la route se fit plus dure. Les gorges montaient de plus en plus sur le sentier prenant la route du nord. Le jour suivant se fit encore plus sévère, mais ils gagnèrent un petit bois de genets et de hêtres et ils gravirent les marches arrivant aux abords d’une étrange cité.

Postée au dessus de la garde de Nen Hithoel se trouvait une Citadelle de garde : la citadelle d’Amon Hen. On entendait des cris de gardes par endroits et à d’autres, des cris de soldats. Ils attendaient à ce qu’il semblait l’arrivée du messager du Roi. Il était semble-t-il encore à la recherche du fuyard, qui avait disparu de Cair Andros. Et celui-ci devait se cacher dans les marais.

Mais Eldacar connaissait cette citadelle, pour s’y être déjà rendu. Elle abritait bon nombre de passages et d’hommes tenant la garde sur l’entrée du Gondor. La citadelle était répartie de part et d’autre du lac, aux abords des terribles Emyn Muil, et avait été bâtie par son grand père après la guerre contre les orientaux.

D’ici jusqu’au nord, au niveau de la rivière Limeclaire, il avait construit de nombreuses tours de gardes, aux abords des falaises de Sarn Gebir, et il serait extrêmement difficile pour quelqu’un ne connaissant pas ces dangers de pouvoir sortir de ces pièges.

Mais Eldacar n’en avait que faire. Il ne pensait qu’à une seule chose : passer de l’autre côté du lac, et de là, il atteindrait les montagnes d’Emyn Muil, et en sortant au nord, il rejoindrait le Royaume de sa mère. Mais, avant cela, il devait passer de l’autre côté, et ses nouveaux amis, l’aiderait à occuper les soldats.
Trouver tous les messages de cet utilisateur
Citer ce message dans une réponse
08.09.2004, 13:49
Message : #3
 
Je vais essayer de reprendre en partie ce sujet et de lui redonner vie... sans commentaires, critiques, ou avis sur le thème abordé, ce sera difficile ! Cependant...

Chapitre 1 : Une Curieuse Pêche.

Le matin était clair dans les marais de l’Entwash. La brise de ce petit matin d’hiver venait à peine de se lever et déjà la lueur de la Soleil avait fait se lever la brume tout autour des joncs et des roseaux garnissant les alentours des Bouvières, comme on appelait le petit hameau jouxtant les tourbières. Les martins-pêcheurs qui habitaient dans les parages commençaient leur chasse matinale, à la recherche de quelques insectes pour leur alimentation et celle de leur progéniture.
Boronda, lui, affalé sur son lit après avoir passé la soirée de la veille à boire et à rire avec son frère, de passage chez lui, avec la joue droite écrasée sur le bout de traversin qui dépassait des couvertures dont il s’était servi pour recouvrir sa chevelure ébène et touffue. Sa femme, Rosila était debout, déjà préoccupé par la cuisine et tenait dans sa main un plateau de choux à la crème, dont trois de ses pâtisserie avaient d’hors et déjà disparues dans son estomac ne laissant plus sur sa bouche qu’une énorme auréole blanche de sucre glace et de crème.

Forond, quant à lui se retournait une nouvelle fois sur le sofa que Rosila et Boronda avaient installés en lit pour lui et sa femme. Un bruit sourd se fit alors entendre et résonna par delà les différentes cloisons de la cabane dont la majeure partie des murs de soutènement étaient en bois, et donc très peu isolant. Forond grimaça de douleur et se retourna une nouvelle fois. Il n’avait pas fermé l’œil de la nuit et avait souvent craint que la bâtisse ne supportasse pas les élans monstrueux des insuffisances respiratoires de son épouse.

Un nouveau ronflement surgit alors, et le jeune hobbit, l’aîné de sa famille de 7, dont Boronda était le cadet se retourna pauvrement de nouveau, n’ayant jamais réussi une seul fois à trouver un remède à cette horrible fléau qui lui prenait à chaque fois que son épouse et lui venaient visiter leur famille dans les marais.
Trouver tous les messages de cet utilisateur
Citer ce message dans une réponse
Poster une réponse 



Aller à :